Extinction Rebellion : "Il faut avoir un mental de guerrier pour être non-violent"

La rédaction - - 213 commentaires


Voici encore quelques mois le mouvement de Extinction Rebellion faisait l'unanimité aussi bien parmi les militants contre le changement climatique que chez de nombreux responsables politiques, rassurés par ses méthodes de non violence. Mais depuis quelques jours, ce sont ces méthodes non violentes, justement, qui sont contestées par d'autres franges du mouvement social. La non-violence est-elle paradoxalement une violence? Une question que nous allons poser à nos trois invités : Lola, membre d'Extinction Rebellion, Taha Bouhafs, journaliste à Là-bas si j'y suis et Manuel Cervera-Marzal, sociologue qui a publié en 2016 « Les Nouveaux Désobéissants : citoyens ou hors-la-loi ? » (Le bord de l'eau).

Pas de répression : un échec ?

Pendant toute la semaine du 7 octobre les militants écologistes d’ Extinction Rebellion (XR) ont lancé des actions de désobéissance civile dans une soixantaine de villes du monde entier pour dénoncer l’inaction des gouvernants face au changement climatique. En France, le blocage de la place du Châtelet n'a pas été réprimé, ce qui a paradoxalement porté préjudice à la cause. De fait, les médias avaient bien davantage évoqué le mouvement en juin dernier, lorsque les militants occupant le Pont de Sully avaient été aspergés de gaz par des CRS.  

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