Abandon version papier de Libération : Renaud Revel rétropédale

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Sur son blog de décryptage, le journaliste Renaud Revel prédisait l’abandon par le groupe Altice de l’édition papier de Libération... avant de se raviser suite aux précisions d’Alain Weill, collaborateur du groupe.

Le titre du billet original est mis à jour sous forme interrogative suite à une précision d'Alain Weill patron de NextRadioTV

L’ancien rédacteur en chef média de L’Express rapportait mercredi sur son blog que le copropriétaire de Libération Patrick Drahi serait dans l'obligation de se séparer de l'édition papier du quotidien. Comme annoncé par la presse, l'homme d'affaires est sur le point de devenir actionnaire majoritaire de NextRadioTV (regroupant RMC et BFMTV) dont il détient 49% des parts depuis 2015, le reste étant détenu par Alain Weill. À partir de l'été prochain, la chaîne BFMTV, la radio RMC et Libération seraient regroupés au sein du groupe Altice. "Un triptyque en complète opposition avec la loi" selon Revel qui rappelle que le législateur interdit sous certaines conditions la concentration dans un même groupe d’une chaîne de télévision de grande écoute, d’une radio nationale et d’un quotidien au tirage important. Il s’agit de la loi Léotard du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication.

Revel rappelle qu'un patron de presse ne peut tout à la fois posséder une chaîne ayant plus de 4 millions de spectateurs potentiels, une desserte radiophonique de 30 millions d’auditeurs... et quand aux critères concernant les journaux ? Justement, Revel ne s'attarde pas sur la question.

Comme l’avait remarqué @SI en juillet 2015, l'article anti-concentration s’applique seulement si le tirage du quotidien d’information atteint au moins "20% de la diffusion totale, sur le territoire national, des publications quotidiennes imprimées de même nature, appréciée sur les douze derniers mois". Ce qui n'est pas le cas de Libération. Une règle rappelée par Alain Weill au blogueur qui a finalement mis à jour le billet, le titre gagnant au passage un joli point d'interrogation pour une question dont on connaît la réponse.

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