François Cusset, et l'insurrection qui ne vient pas, d@ns le texte

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L’insurrection, c’est maintenant: à Paris, aujourd’hui – ou un jour qui lui ressemble à s’y méprendre. Comment ne pas goûter un livre,À l'abri du déclin du monde (éd. P.O.L), qui nous offre ce fantasme? Vivre enfin, page après page, dans un immense élan lyrique, ces heures de mobilisation générale, toute division enfin résolue, les forces de la colère, du désespoir et de la résistance enfin réconciliées, enfin rassemblées, innombrables, aux portes de l’Elysée...

Et puis non, finalement, rien. Au bout de 60 pages, le mouvement s’interrompt, à quelques mètres du but, et la Révolution n’a pas lieu: une certitude bizarre étreint les mobilisés que ça ne peut pas avoir lieu, que ça ne sert à rien, qu’il n’y a là que le "néant du commun" contre le "néant du pouvoir". Comment continuer après ça? La question se pose autant pour le récit que pour les insurgés, à qui il faudra bâtir une vie sur cet évidement premier, ce deuil inconsolable qui les laissera au monde comme des zombies amputés de l’essentiel.

Il fallait interroger François Cusset ...

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