"La République islamique a construit l'opacité de l'opinion publique iranienne"

La rédaction - - Médias traditionnels - 25 commentaires


Le 28 décembre 2025, des manifestations éclatent en Iran, à Téhéran et dans quelques autres villes du pays dans un contexte de crise économique et sociale majeure et de contestation à l'égard du régime. Depuis, le bilan de la répression féroce des autorités iraniennes oscille entre quelques milliers de morts jusqu'à plus de 12 000 selon les recensements de plusieurs ONG de droits humains. 

Ces mobilisations politiques et sociales ne sont pas nouvelles en Iran. Elles surviennent régulièrement dans le pays, mises à l'écran dans les JT français sous la forme d'une couverture médiatique en silos, sans que les liens soient faits entre les événements : manifestations de femmes revendiquant la liberté, mobilisations contre la vie chère, contestations étudiantes, protestations anti-régime.

Qui pour raconter ce qui s'y passe quand le gouvernement censure toutes les voix d'opposition, coupe l'accès à internet et censure l'information ? Sur les plateaux des télés françaises, des “experts” défilent sans que réellement le public ne sache d'où ils parlent. Qui sont-ils ? Quelles positions politiques défendent-ils ? Pour y répondre, je reçois deux invités : Chowra Makaremi, anthropologue, chercheuse au CNRS et Armin Arefi, journaliste au Point, ancien correspondant en Iran. 

ALLER PLUS LOIN

Chowra Makaremi, "Femme, vie, liberté", La Découverte, 2023

James Newton, "Iran, rage contre le régime", documentaire Arte, 2024

Site du Gamaan (Group for Analyzing and Measuring Attitudes in Iran), fondation d'études sur les comportements sociaux et politiques en Iran

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