Enlèvement de Maduro : la télé du côté du plus fort

La rédaction - - Déontologie - 6 commentaires


Cette année démarre donc par un enlèvement, et pas n’importe lequel : Nicolas Maduro, président du Venezuela, et son épouse, Cilia Flores, ont été enlevés le 3 janvier par les forces spéciales américaines à Caracas. Tous les deux sont aujourd’hui en prison à New York, et poursuivis pour trafic de drogue.

Comment faut-il raconter cet enlèvement qui a sidéré la planète entière, jusqu’aux plus intimes spécialistes de l’histoire des États-Unis et du Venezuela ? Quels mots faut-il utiliser ? Quelles images montrer, sans participer, même parfois malgré soi, à la grande opération de propagande etatsunienne ? Où démarre vraiment cette histoire, et comment a-t-elle été racontée en France ? Sur quels plateaux faut-il aller pour tenter de mettre des mots sur ce qui est vraiment en train de se passer ?

Pour en discuter, deux spécialistes du Venezuela, qui ont eux-mêmes participé à la construction de ce récit sur les chaînes d’info mais aussi ailleurs : Serge Ollivier, docteur en droit à l'Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, et Thomas Posado, maître de conférences en civilisation latino-américaine à l'Université de Rouen. Initialement prévue pour participer à ce plateau, Yoletty Bracho, chercheuse franco-vénézulienne, elle aussi spécialiste du Venezuela, a eu un contre-temps de dernière minute. 

Aller plus loin : 

- "Maduro, du socialisme à la dictature", 52 minutes, Arte. 

- Venezuela, de la révolution à l'effondrement, Thomas Posado, Presses universitaires du midi. 

- "Venezuela, Groland : Trump et sa logique de prédation". A l'air libre, Mediapart

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