Marine le Pen, les fonds publics et l'immunité sondagière

Maurice Midena - - Médias traditionnels - Quoi qu'il en coûte - 8 commentaires

Marine Le Pen a bien été condamnée pour détournement de fonds publics. Pourtant, le récit dominant n'a porté ni sur les faits ni sur la fraude, mais sur la préservation de son destin présidentiel. Entre clémence judiciaire et indulgence médiatique, l'affaire révèle le traitement d'exception réservé à la figure de proue du Rassemblement national. Et au deux poids, deux mesures, de la doxa médiatique quand il est question de finances publiques.

Il faut accepter de discuter les décisions judiciaires, même si de prime abord, on a l'impression qu'elles vont dans le bon sens, alors que tout de même, à regarder de plus près, ça nous paraît un peu étrange, ces faits graves punis d'une peine légère. S'indigner de décisions de justice, la presse de droite ne s'en est jamais empêchée, tapant sans retenue sur les condamnations qui n'intègrent pas son logiciel. Surtout dans les affaires politico-financières, où soudain, la justice - d'ordinaire laxiste - devient une horde zélée. Nouveau cas d'école cette semaine, alors que Marine le Pen, figure tutélaire du Rassemblement national (RN), a été condamnée le 7 juillet par la cour d'appel dans l'affaire des assistants parlementaires du Front nati...

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