OpinionWay : les concurrents répliquent (Le Monde)
La rédaction - - 0 commentairesVos accusations "ne vous aideront pas à gagner la respectabilité et la "Cour des grands"", "C'est la première fois qu'il nous est donné d'assister à un spectacle aussi déprimant que celui offert par OpinionWay"... L' "affaire" des dépenses sondagières de l'Elysée vire au pugilat entre sondeurs.
La semaine dernière, Hugues Cazenave et Denis Pinguaud (Président et Vice-Président d'OpinionWay) avaient mis en cause leurs concurrents estimant que sa réussite dans le domaine des sondages d'opinion les avait incités à monter une campagne contre eux, avec l'aide de certains médias.
Réponse indignée de deux "grands" instituts de sondages (Yannick Carriou de TNS Sofres et Jean-Marc Lech de IPSOS) dans deux tribunes du Monde daté aujourd'hui. Les offensés ont pris leur plus belle plume, et ramènent OpinionWay à sa condition de "petit", de "jeune confrère" sur le marché des études d'opinion. Pour Carriou, c'est "un secteur dans lequel vous pesez moins que le pourcent", "OpinionWay annonce un volume de 9 millions" pour un marché de "2 milliards d'euros" (soit 0,45%).
Sur le fond, ils reprochent à OpinionWay de vouloir faire glisser le débat sur l'expertise technique et l'utilisation d'Internet. "Vous n'aurez rien à gagner dans une publicité comparative" assure Carriou, arguant qu'OpinionWay n'a pas été très bon sur les exemples qu'ils mettaient pourtant en avant dans sa tribune.
Pour Lech, OpinionWay tente d'allumer des contre-feux avec les questions techniques sur la place d'Internet et la publication des redressements. "L'attention de la Cour [des comptes] a été attirée par des factures et non des points de méthode" rappelle-t-il.
Les deux sondeurs se gardent bien d'entrer dans le fond des principales accusations qui pèsent sur OpinionWay : l'éventuelle co-production de sondages par l'Elysée.
Pourquoi OpinionWay est sur le banc des accusés ? La réponse dans notre dossier.