Loterie sondage : Harris Interactive nuance

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Harris Interactive, dont le sondage donnant Marine Le Pen en tête a été mis en cause ce week-end dernier, conteste une partie des informations de Mediapart, qui écrivait hier que l'une des 1 600 personnes sondées sur le premier tour de l'élection présidentielle avait remporté une loterie, et gagné 7 000 euros. La somme a bien été proposée, mais dans une loterie destinée à plusieurs centaines de milliers de personnes, affirme l'entreprise.


Dans un communiqué diffusé sur leur site, les co-directeurs de Harris Interactive France demandent un rectificatif à Médiapart précisant que la participation à un jeu concours est bien proposée en fin d'enquête, mais qu'elle concerne l'ensemble des personnes répondant à l'un des multiples sondages organisés par l'entreprise :

"Tous les deux mois un tirage au sort est effectué parmi les interviewés du panel sur l'ensemble de nos enquêtes, sur cette période et ce, au niveau international, soit plusieurs millions de répondants. Ainsi en aucun cas, la somme de 7000 euros n'a été offerte à l'un des quelques 1600 membres du panel comme mentionné par Médiapart."

Du côté du site d'info, on prend acte de la réponse. Un premier communiqué a été publié sur le site hier, dès 14h30, pour donner la version de Harris. Petite incohérence, le sondeur parlait cette fois d'une loterie organisée tous les deux mois, et non tous les trois mois :

"Les propos de Jean-Daniel Lévy ont été détournés par le site Médiapart, créant une désinformation et relançant la polémique. (...) Les sondages d'opinion élaborés par Harris Interactive en France n'offrent pas de rémunération (que ce soit sous forme de points ou d'argent) directement associée à la réponse à des enquêtes. Pour toutes nos enquêtes on line, la participation à un jeu concours est proposée en fin d'enquête. Tous les 3 mois, un tirage au sort est effectué parmi les interviewés du panel sur l'ensemble de nos enquêtes, sur cette période et ce, au niveau international soit plusieurs millions de répondants."

Mediapart avait écrit que "pour attirer le chaland et le motiver à répondre à son enquête, réalisée sur Internet auprès d'environ 1600 personnes, l'institut a organisé un jeu-concours et fait miroiter une récompense de 7000 euros". Le sondeur confirme donc, mais affirme que la récompense n'était pas réservée à ces 1 600 sondés en particulier.

Interrogés par @si, les auteurs de l'article, Michaël Hajdenberg et Mathilde Mathieu soulignent qu'à aucun moment "Jean-Daniel Lévy, lorsque il a été appelé, et qu'il a confirmé notre information avant que nous écrivions l'article, n'a indiqué que la loterie était destinée à l'ensemble des personnes répondant à toutes les enquêtes de l'entreprise".

Signalons par ailleurs que ce principe de loterie était peu connu : aucune entreprise effectuant des sondages politiques ne l'avait ouvertement évoqué jusqu'à présent.

La riposte médiatique semblait donc nécessaire picto


Mise à jour - 17 heures : La citation des journalistes de Médiapart a été modifiée, le terme "incompréhension" utilisé dans une première version pour décrire leur échange téléphonique avec Jean-Daniel Lévy leur semblant pencher en faveur du sondeur. Ils soulignent que Lévy leur avait bien confirmé l'info, sans émettre de réserve. Le chapô a aussi été modifié, seule une partie des informations de Médiapart étant contestée par Harris Interactive.

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