Un autre sondeur utilise des loteries (Libération)
Gilles Klein - - 0 commentairesAprès la découverte de la loterie à 7 000 euros organisée par Harris Interactive pour ses sondages sur internet (tous les 2 mois seulement et pour l'ensemble des sondés selon la société), un autre sondeur, Viavoice, partenaire de Libération, confirme utiliser ce type de "facteur motivant".
"«Les sondés reçoivent en contrepartie des chances de rétribution», précise à Libération.fr François Miquet-Marty, directeur de Viavoice - institut avec lequel travaille Libération. «Au téléphone ou pour une étude en face-à-face, les sollicitations sont directes, quelqu'un vous appelle ou frappe à votre porte.» Sur Internet, l’objectif de cette contrepartie est donc, confirme-t-il, d’«avoir un facteur motivant autre que l’intérêt pour les questions posées». Est-ce grave, sondeur? «La méthode est légale, classique et pas plus blâmable qu’une autre en termes de pertinence professionnelle», répond-il." A notre connaissance, c'est la première fois que des sondeurs reconnaissent publiquement, sans ambiguïté, avoir recours à ce genre de pratiques pour les sondages politiques en ligne. |
Jusqu'à présent, tout au plus admettaient-ils une rémunération symbolique ("50 à 80 centimes d'euros" par sondage, indiquait OpinionWay à @si en décembre 2007) ou une rétribution sous forme de bons d'achats (dans notre première émission sur la question)
"Joint par Libé.fr, le sénateur (UMP) Hugues Portelli, co-rédacteur avec Jean-Pierre Sueur (PS), d’une proposition de loi pour davantage de transparence dans les sondages, est, lui, plus critique sur le sondage en ligne. «Interroger des gens en les rétribuant, alors que l’élection est un acte citoyen, me pose d’abord un problème éthique: il s’agit là de leur comportement électoral, pas d’une marque de lessive»
L'occasion de retrouver les deux initiateurs du projet de loi sur le plateau de notre émission Ligne j@une.