Les "lois faits divers" empilées depuis 2005 (Libé)
La rédaction - - 0 commentairesUn fait divers, une loi. La règle est connue, Libérationa fait le décompte au lendemain des annonces du gouvernement après le meurtre et le viol d'Agnès. Depuis 2005, à quatre reprises, Nicolas Sarkozy a rebondi sur des faits-divers et l'émotion médiatique qu'ils sucitaient, pour faire voter des lois.
"Depuis des années, les textes se sont empilés au fil des faits divers", constate Libération. Il y a d'abord eu l'assassinat de Nelly Crémel en 2005. La joggeuse a été tuée en Seine-et-Marne par un récidiviste qui avait été condamné pour des faits similaires en 1984. Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, a fait alors voter "la loi sur la récidive prévoyant le suivi des détenus en fin de peine, notamment via le bracelet électronique", indique le quotidien. |
En 2008, rebelote : Sarkozy propose une réforme de l'hospitalisation psychiatrique après le meurtre d'un étudiant poignardé à Grenoble par un schizophrène.
Avec la mort d'Agnès, c'est donc la quatrième fois depuis 2005 qu'une série de mesures sont décidées en réaction à un fait divers. Le service-après-vente de ces annonces a été assuré aux JT par les ministres de l'Intérieur et de la Justice (Guéant sur TF1, Mercier sur France 2). Caractéristiques de ces annonces ? Elles sont "contradictoires", remarque Libération. "La justice devra informer «de façon complète» l’établissement scolaire, en cas de contrôle judiciaire d’un mineur, tout en respectant «les règles sur le secret des enquêtes». De même, les délinquants mineurs auteurs «des crimes les plus graves» devront être «systématiquement placés en centres fermés dans l’attente de leur jugement». Même si le placement en centre éducatif fermé (CEF) ne peut durer plus d’un an".
Un nouvel élément pour notre dossier : "Délinquance : l'inépuisable filon".