Kadhafi : troisième récit, mort toujours floue

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Parviendra-t-on à démêler les conditions de la mort de Khadafi ? Lemonde.fr rapporte le témoignage des rebelles qui ont arrêté Kadhafi, interrogés par El País. Après le récit de Mansour Daw, l'ancien bras droit du chef libyen, dans Paris Match, et les révélations du Canard enchaînéquant à l'intervention militaire de la France et des Etats-Unis, ce dernier article n'apporte guère de nouveaux éléments.

Suite d'un feuilleton dont on ne connaîtra sans doute jamais le fin mot ? Les circonstances de la mort de Kadhafi étant encore très floues, El País a interrogé les combattants du CNT qui se trouvaient dans la zone où le convoi de Kadhafi a été touché par des frappes aériennes de l'OTAN, à Syrte, le 20 octobre. El País a donc rencontré Omram Yuma Shaban et Ahmed Ghaza, dont on pouvait déjà lire les témoignages dans Paris Match, ainsi que Nabil Darwish et Salem Bakir.

"Nous avons reçu des informations nous signalant qu'un convoi de 50 véhicules était en train de se mettre en route dans la zone 2 de Syrte. Nous savions que Mouatassim, le fils de Kadhafi était dans la ville car plusieurs personnes nous avaient dit qu'elles l'avaient vu. Dans le même temps, nous supposions que l'OTAN était en train d'attaquer l'escorte", rapporte Omram Yuma Shaban.

Salem Bakir, quant à lui, a reconnu l'ex-chef libyen, alors caché dans un tuyau de ciment avec une dizaine de ses hommes. Ne s'attendant pas à découvrir Kadhafi, le jeune homme raconte : 'Kadhafi est ici ! Kadhafi est ici !' Je lui ai dit de jeter son arme à trois reprises, ce qu'il n'a pas fait. Il m'a dit : 'Que se passe-t-il ? Que se passe-t-il ? Que se passe-t-il ?'".

Mû par un courage qu'il ne s'explique pas, Omram Yuma Shaban parvient à désarmer Kadhafi, lequel se retrouve bientôt frappé et insulté par une dizaine de combattants.

Du côté des rebelles, c'est un sentiment de fascination étrange qui domine : "En le voyant, je me suis demandé comment le roi des rois pouvait être là, comme un rat ? Cette image m'accompagnera toute mes nuits. J'ai pris sa botte et sa casquette."

Rien de très nouveau dans ces derniers témoignages, qui avaient en partie été relayés par Match. L'article du monde.fr conclut d'ailleurs en avouant que "les circonstances de la mort du "Guide" n'ont toujours pas été démêlées".

(Noëmie Le Goff)

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