Hollande "chancelant" face à Merkel ?
La rédaction - - 0 commentairesFrançois Hollande un peu "chancelant" devant Merkel ? C'est ainsi que Lemonde.fr
a titré une vidéo de l'AFP, où l'on voit le nouveau président poussé par Angela Merkel sur le tapis rouge lors de sa première visite officielle à Berlin mardi 15 mai. Un signe de ses débuts hésitants d'après le site du quotidien. Pourtant, après avoir revisionné les images de la course du tapis rouge, c'est plutôt Merkel qui est fautive.
Pour Lemonde.fr, la cause est entendue : Hollande a été "chancelant". Dans la légende de la vidéo AFP, le site souligne que "François Hollande s'est montré quelque peu hésitant sur le tapis rouge. Angela Merkel l'a d'abord légèrement bousculé pour lui montrer le chemin. Puis l'a quasiment tiré par la manche alors que le président français s'attardait devant des militaires".
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Dans un article sur la rencontre Hollande-Merkel, Lemonde.fr reprend une deuxième fois la version chancelante de cette scène : "Une prise de contact franche et directe. A l'image de ce coup d'épaule décoché par la chancelière au nouveau président de la République qui, recevant les honneurs de la Bundeswehr dans la cour de la chancellerie, avait une fâcheuse tendance à ne pas marcher droit sur le tapis rouge", peut-on lire en accroche de l'article.
Hésitant, chancelant, ne marchant pas droit : Hollande n'est pas vraiment décrit à son avantage. Pourtant, à y regarder de plus près, le premier accroc entre les deux dirigeants n'est pas du fait de François Hollande. Muni d'un outil très sophistiqué (un simple logiciel de dessin), nous avons retracé le "parcours normal" de François Hollande en vert. Alors qu'il se tenait sur la droite du tapis rouge avant le virage, il était logique qu'il reste sur la droite. Sauf qu'au virage, c'est Angela Merkel qui est sortie de sa trajectoire. En formule 1, on appelle ça "prendre l'intérieur du virage" pour dépasser son adversaire. Et vu qu’il y a eu accrochage, Merkel aurait écopé d’une pénalité.
(Commissaire de course, François Rose)
L'occasion de lire la chronique de Daniel Schneidermann sur cette rencontre : "Du bon usage des feux rouges".