Ghesquière et Taponier libérés
La rédaction - - 0 commentairesC'est Reporters Sans Frontières qui l'a annoncé
. L'Elysée confirme. Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, les deux journalistes de France 3 retenus en otage depuis le 30 décembre 2009 en Afghanistan, sont libres. Ils sont attendus à Paris dès demain matin.Leur interprète, Reza Din, a également été libéré.
Raphaëlle Bacqué, journaliste au Monde, était présente au côté des familles lorsqu'elles ont appris la nouvelle, raconte-t-elle sur le site du quotidien :"Nous étions à côté de Beaubourg, pour un énième rassemblement de soutien, puisque ça fait un an et demi qu'ils sont détenus. Il y avait les parents de Stéphane Taponier, et Béatrice Coulon, compagne d'Hervé Ghesquière, plusieurs élus, et Reporters sans frontières. Le rassemblement s'achevait, quand elles reçoivent un coup de fil de Nicolas Sarkozy, qui leur annonce la libération. Béatrice a crié «ils sont libres !» Arlette Taponier, la mère de Stéphane, a failli s'évanouir."
Le hasard a en effet voulu que l'heureuse nouvelle tombe le jour où de nombreux rassemblements avaient lieu en France pour marquer leurs 18 mois de captivité. "Le chef de l’État s’associe à la joie des familles. Il remercie le président Karzaï pour la gestion de cette crise ainsi que tous ceux qui ont participé à la libération des otages",déclare le communiqué de l'Elysée. Sur les réseaux sociaux, les réactions, notamment de politiques, ne se sont pas fait attendre. Cécile Duflot a réagi très vite sur Twitter |
Mais, au milieu de la liesse générale, certains se souviennent avec ironie des propos de Sarkozy (rapportés par Europe 1 en janvier 2010) fustigeant l'"inconscience" des journalistes et invitant le ministre de la Défense Hervé Morin à communiquer le coût des opérations menées pour obtenir leur libération.
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Quelques jours après le Président, c'est Claude Guéant, alors secrétaire général de l'Elysée, qui avait soutenu que les otages "font courir des risques aussi à beaucoup de nos forces armées qui, du reste, sont détournées de leurs missions principales". Il avait assuré que les "scoops ne devaient pas être recherchés à tout prix", et que ce type d'enlèvement avait un coût "tout à fait considérable". Les deux interventions avaient suscité un scandale.
Quant aux circonstances de la libération des otages, elles restent floues. Une rançon a-t-elle été versée ? A cette question, le ministre de la Défense Gérard Longuet s'est contenté d'un laconique "Je ne pense pas.", comme le rapporte un autre journaliste du Monde, Arnaud Leparmentier. Longuet précise toutefois que la libération a été traitée par des acteurs locaux.
Pourquoi a-t-on si peu entendu parler des otages pendant leur captivité ? C'était une des questions de notre Ligne j@une consacrée à Ghesquière et Taponier.
(par Camille Hamet)

