Concert interrompu de Barbara Butch : la parole aux personnes présentes (3/3)
Élodie Safaris - - Médias traditionnels - 17 commentaires"Vraiment, ce n'était pas le chaos que décrivent la plupart des médias"
C'est un emballement médiatique qui cristallise quelques-uns des sujets les plus inflammables : Gaza, Israël, LFI, l'antisémitisme et la liberté d'expression. Dès lors, pas si étonnant que le concert de la DJ Barbara Butch qui s'est déroulé à Grenoble samedi 18 juillet et sa perturbation par une foule de militants et citoyens engagés contre sa venue, aient largement occupé le champ médiatique toute la semaine suivante (et davantage). ASI s'est penché en détail sur le traitement médiatique de cette "affaire", et s'est entretenu avec trente personnes qui étaient présentes ce soir-là. Parmi elles, des militants, des journalistes, ou des spectateurs. Dans une première partie nous avons analysé l'emballement médiatique hors norme autour de cette soirée. Puis dans une deuxième, les biais et angles morts de ce récit médiatique. Dans cette troisième et dernière partie, ASI donne la parole à des militants et citoyens qui ont pris part à la manifestation, ainsi qu'à des journalistes présents.
À quelques exceptions près - "Parole d'Honneur" a reçu Salomé de l'organisation AG féministe, et le Médiaa interviewé Lola, une militante insoumise - leur parole a été absente des médias. Arrêt sur images s'est entretenu avec 30 personnes présentes au Cabaret frappé ce samedi 18 juillet. Parmi elles : quatre journalistes (dont une qui était là à titre personnel) ; six militants d'organisations ayant appelé à l'action, dont trois élus LFI (Allan Brunon, Abdelnour Djebbouri et Angélique Wabene) et une militante insoumise ; six militant·es d'autres organisations, douze spectateur·ices qui ont pris part à l'action ou l'ont approuvée. Ainsi que l'adjoint à la vie culturelle et aux arts à la mairie de Grenoble, Alexis Monge, qui était ...