Chercheurs / boycott : Le Monde rattrape son retard

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Des critiques, de la colère, et même un boycott : depuis le début de leur mobilisation, les enseignants-chercheurs ont une dent contre leur journal de référence, Le Monde. Celui-ci publie aujourd'hui un supplément de huit pages consacrées au sujet, pour, semble-t-il, mettre fin aux tensions et, peut-être, se racheter une virginité auprès d'un de ses publics cibles.

"Le Monde a été violemment mis en cause dans sa mission d'information par une partie du mouvement universitaire", constate d'emblée l'article d'introduction au dossier, qui (en réponse ?) signale que : "quelque soixante-dix articles signés ont été rédigés sur le conflit depuis la mi-janvier, dont plus de quarante par des journalistes du quotidien et une vingtaine par des universitaires dans les pages "Débats"".

Il rappelle aussi que les relations entre Le Monde et les universitaires n'ont pas toujours été mauvaises. "L'association Sauvons l'université (SLU) est née d'une tribune publiée dans ces colonnes en novembre 2007." Enfin, conclut l'article : "Le Monde a tenté chaque jour, en toute indépendance, aussi bien vis-à-vis du pouvoir politique que des pouvoirs intellectuels, d'informer au mieux ses lecteurs sur ce mouvement complexe, multiforme et durable. Pour l'éclairer encore, il y consacre aujourd'hui ce nouveau supplément."

Un supplément dans lequel on peut trouver une double-page très complète sur les acteurs de la crise et les réformes expliquées point par point. Un long reportage est consacré à l'université de Dijon, tandis que les "indicateurs bibliométriques", utilisés pour évaluer l'activité des chercheurs, sont passés au crible. Suivent une (remarquable) interview de Marcel Gauchet, deux tribunes, un portrait : bref, peut-être ce que les enseignants-chercheurs attendaient depuis le début de la crise.


Que reprochent vraiment les enseignants-chercheurs au Monde ? Pour tout comprendre, rendez-vous dans notre dossier : "Y a de la lumière, c'est chauffé".







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