Bettencourt : et bientôt, le film ? (Mediapart)
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L'affaire Bettencourt, tellement étonnante qu'elle ferait un bon scénario de film ? La plupart des spectateurs des développements sans fin du dossier ont dû se le dire. Et ça tombe bien, le réalisateur d'OSS 117 "Michel Hazanavicius, réalisateur à succès des deux volets d'OSS 117, avec Jean Dujardin, a confié à Mediapart qu'il travaillait à une adaptation des aventures de l'héritière de L'Oréal (… ) Le projet est développé avec le producteur Thomas Langmann, le fils de Claude Berri, habitué des très grosses productions hexagonales (Astérix et Obélix, la saga Mesrine)."
Outre cette annonce, Mediapart a interrogé trois autres cinéastes pour savoir comment ils adapteraient le film. Bonne idée, les réponses sont drôles et intéressantes.
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"C'est un sujet tentant. Il suffit de prendre l'état des choses, c'est-à-dire le fait divers tel qu'il est, et l'on a déjà l'impression que c'est trop fort, que les spectateurs n'y croiront pas. Le fait, par exemple, que les deux juges de Nanterre ne peuvent pas s'encadrer, est un élément dramatique épatant, assure Claude Chabrol en connaisseur... Au passage, j'adore le nom du juge Courroye, dont j'ai déjà la transposition au cinéma: le juge Rêne." Chabrol a déjà fait tourner Huppert dans le rôle d'Eva Joly, notre invitée de cette semaine |
Et si Xavier Beauvois raconterait "exactement ce qui est en train de se passer aujourd'hui, mais en transposant l'action au XVIIIe siècle" car "l'Histoire se reproduit tout le temps", Lucas Belvaux, lui, juge que pour traiter ce dossier qui "a quelque chose de daté, presque hors du temps", "il faudrait plutôt se concentrer sur la spécificité de l'affaire, ce qu'elle révèle de notre époque, et de notre président surtout: l'implication du pouvoir politique dans toutes ces histoires".
Côté comédiens, Chabrol trouve sage de ne pas trop s'avancer : "Tout dépendra du résultat des courses. Si l'on découvre que Liliane est une vieille trafiquante, ce ne sera pas la même chose, pour le casting, que si elle termine en vieille innocente." Beauvois prendrait "Nathalie Baye, après quatre heures de maquillage", et Hazanavicius choisirait Jeanne Moreau. Pour les hommes, le cinéaste verrait bien Denis Podalydès, dans le rôle de François-Marie Banier. Le même Podalydès, ou Mathieu Amalric, joueraient un journaliste d'investigation chez Beauvois. Ce dernier, cruel, choisirait Pascal Greggory pour incarner Banier. L'acteur n'est autre que l'ex-compagnon du photographe, avec qui il partage toujours un vaste complexe d'appartements, appartenant à Banier dans le centre de Paris.
