Hees : "Guillon ne dit pas souvent du mal de Canal+"
La rédaction - - 0 commentairesLa réponse du patron de radio France à la chronique matinale acide de l'humoriste Stéphane Guillon ce matin sur Inter n'a pas attendu. Interrogé par Lepoint.fr, Jean-Luc Hees tempère, tout en taclant son chroniqueur : "je ne l'entends pas souvent dire du mal de Canal+", s'étonne-t-il, rappelant que Guillon y est payé 40 000 euros par mois.
Ça s'agite ce matin dans la maison Radio France. Dans sa chronique de 7h55 sur France inter, Stéphane Guillon s'en est pris au patron de France Inter Philippe val, qui selon Le Monde a déclaré la semaine dernière à sa rédaction que "France Inter est une radio qui coûte cher à l'actionnaire, qui n'est pourtant pas très bien traité par la station" (l'actionnaire en question étant l'Etat, et par extension Nicolas Sarkozy). Jean-Luc Hees de son côté, se voit reprocher d'avoir accepté d'être élevé au grade d'officier de la Légion d'honneur par Nicolas Sarkozy.
"L'humour, c'est l'humour ! Il y a peut-être des limites, mais en l'occurrence, elles ne sont pas franchies", tempère Hees. "Simplement, c'est la troisième fois que j'entends la même chronique sur ma Légion d'honneur : la semaine dernière, c'était Didier Porte sur Inter et Guy Carlier sur Europe 1. Bon, ça va... Je vais dire à Stéphane Guillon de se renouveler un peu. (...) Quant à ma Légion d'honneur qu'il m'invite à refuser, il devrait savoir que je l'avais déjà. La Légion d'honneur, ça ne se demande pas, ça ne se refuse pas, ça ne se porte pas", se défend-il.
Le coup de griffe arrive ensuite : "J'aimerais aussi rappeler à Guillon que je ne l'entends pas souvent dire du mal des patrons de Canal + (chroniqueur dans Salut les Terriens ! , NDLR), ses autres employeurs. Et pour cause : s'il se le permettait, eux ne réagiraient pas comme nous. Et il perdrait ses 40.000 euros par mois !"
Hees est serein quant à l'ambiance au sein de la rédaction de France inter, une "maison ultrasensible". "Je dis souvent aux salariés : "Il fait froid dehors." Regardez l'état de la presse...", ajoute-t-il.
Pour les épisodes précédents, voir le dossier : "Hees : l'Elysée s'offre Radio France".