Guerre inter-journaux en Italie (suite)

Gilles Klein - - 0 commentaires

La violente campagne lancée par Il Giornale, le quotidien du frère de Berlusconi, contre ceux qui critiquent le Premier ministre italien continue de plus belle, en s'attaquant à leur vie privée. Toute la presse italienne s'enflamme et consacre ses Unes et plusieurs pages à l'offensive contre le quotidien catholique Avvenire et contre le quotidien de gauche La Repubblica (signalée hier matin par @si).

Il Corriere della Sera (à gauche) explique que le directeur du quotidien catholique Avvenire, Dino Boffo, quotidiennement mis en cause à la Une par Il Giornale depuis vendredi dernier, pour une vieille affaire, a présenté sa démission au président de la conférence des évêques qui édite Avvenire. Mais la démission a été refusée. Il Corrierre ajoute que le pape vient d'apporter son soutien au président de cette conférence épiscopale. Une manière de désavouer la campagne menée par il Giornale avec l'évident accord de Berlusconi bien qu'il s'en défende officiellement.

"Le directeur d'Avvenire a menti" titre il Giornale, qui évoque d'autres documents extraits de la procédure en justice ayant abouti à la condamnation de Boffo pour harcèlement téléphonique, et en reproduit un à la Une.

Il Messagero (à gauche) et Il Mattino (à droite) soulignent, à la Une, que le pape a apporté son soutien aux évêques et à leur journal attaqué par la famille Berlusconi.






Dans ses deux premières pages, Il Mattino parle des attaques d'Il Giornale contre Avvenire, et revient sur la "colère de Berlusconi contre la Repubblica" qui explique pourquoi Il Giornale attaque le directeur de ce quotidien de gauche en l'accusant d'avoir payé au noir une partie de sa maison.





"Les call-girls de la gauche" titre Libero qui participe à l'offensive en évoquant un réseau de prostitution découvert au cours d'une enquête qui met en cause le président (de gauche) de la région des Pouilles, Nichi Vendola.

Une réponse aux accusations portées contre Berlusconi par des call-girls depuis quelques mois, et reprises par la presse.


Libero consacre sept pages à la polémique actuelle et s'en prend aux accusateurs de Berlusconi, des "moralistes sans pudeur" comme l'indique le bandeau rouge avec des lettres blanches qui apparaît en haut de chaque page.


Libero rappelle que c'est Il Messagero et La Repubblica qui ont commencé cette polémique sur la vie privée, en publiant les témoignages de call-girls qui disent avoir été dîner et dormir chez Berlusconi, à Rome.



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