Réforme audiovisuel public : Bruxelles enquête
La rédaction - - 0 commentairesLa nouvelle n'a pas fait encore de bruit, mais il semble bien que France Télévisions soit à nouveau dans l'incertitude quant à son avenir.
La nouvelle n'a pas fait encore de bruit, mais il semble
bien que France Télévisions soit à nouveau dans l'incertitude quant à
son avenir. Hier, LePoint.fr révélait qu'au début de l'été, "la
Commission de Bruxelles a décidé de déclencher une procédure d'enquête
approfondie sur la réforme de l'audiovisuel public voulu par Nicolas
Sarkozy". Depuis le 5 janvier, la pub a disparu des écrans du service
public après 20 heures. Or, d'après le site, "Bruxelles s'interroge - et
prendra le temps de tout décortiquer - sur la légalité des aides d'État, dont
devrait bénéficier France Télévisions afin de compenser l'arrêt de la
publicité".
L'État s'est en effet engagé à verser 450 millions d'euros
par an à France Télévisions. Bruxelles se réserverait le droit d'invalider
cette aide, au terme d'une enquête de quatre mois. La France devra démontrer
que ce financement n'implique pas de "distorsion de concurrence" vis-à-vis
du secteur privé. Ironique, si l'on se souvient qu'une très large
majorité de commentateurs dénonçaient il y a quelques mois les "cadeaux" octroyés à TF1 et
M6 lors du passage de la réforme : deuxième coupure pub dans les fictions, passage
de 6 à 9 minutes de pub par heure...
En clair, l'audiovisuel public ne sait pas à quelle sauce il
sera mangé. "Les risques que le dispositif de financement de France
Télévisions mis en place par Nicolas Sarkozy soit remis en cause ne sont donc
pas minces, indique Le Point. Ce serait un cataclysme ! Un peu
improvisée le 8 janvier 2008, lors d'une fameuse conférence de presse, la
réforme Sarkozy serait alors à repenser de fond en comble..."
Pour vous rafraîchir la mémoire sur cette réforme, plongez dans nos dossiers consacrés aux conséquences de l'annonce surprise de Nicolas Sarkozy, en janvier 2008, et à la mémorable, et vaine, bataille parlementaire qui a suivi.