Bergoglio / polémique : Pagina 12, contre toute la presse argentine

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Toute la presse argentine revient sur les critiques qui accusent le nouveau pape d'être resté silencieux sur les exactions commises pendant la dictature du général Videla. La plus grande partie de la presse privilégie le démenti du Vatican.

Hier vendredi le père Lombardi, directeur de la salle de presse du Saint-Siège, a dénoncé une «campagne diffamatoire» qui «jette une ombre sur la figure du nouveau pape» écrit La Croix : "Refusant d'«entrer dans les détails» de cette période, le P.Lombardi a lu une déclaration récusant les accusations de connivence présumée avec la junte militaire au pouvoir en Argentine (1976-1983) lorsque Mgr Bergoglio y était, non pas encore évêque, mais provincial des jésuites du pays. (...) «De très nombreux témoignages ont démontré comment le P.Bergoglio a protégé de nombreuses personnes sous la dictature militaire, a-t-il conclu.Et celui-ci, une fois évêque, a promu la demande de pardon de l’Église argentine pour ne l’avoir pas fait suffisamment sous la dictature.»"

Ce samedi, c'est ce démenti du Vatican qui fait la Une de (presque) toute la presse argentine.

"Le Vatican dénonce une campagne anti Bergoglio" titre La Voz. "Le Vatican dénonce une campagne de calomnies contre le pape" pour la Nacion.

"Le Vatican dissocie le Pape de la dictature" pour Clarin. "Le Vatidémensonge"" titre dans un jeu de mots Pagina 12, seul journal à prendre, dans sa manchette, des distances avec le démenti du Vatican.

La veille, Pagina12 avait rappelé des accusations portées contre Bergoglio, qui aurait été indifférent à des vols de bébés à des familles d'opposants, commis sous la dictature.

  

Jorge Mario Bergoglio a affirmé n’avoir appris qu'après la fin de la dictature l’existence de vols de bébés d'opposants politiques kidnappés, écrivait, hier, dans le quotidien argentin Pagina 12, Horacio Verbitsky, auteur du livre "El Silencio : de Paulo VI a Bergoglio : las relaciones secretas de la Iglesia con la ESMA"(Le Silence : de Paul VI à Bergoglio : les relations secrètes de l'Eglise avec l'ESMA), cité par Courrier International.

"Pourtant, le tribunal oral fédéral n°6 a reçu des documents qui révèlent que dès 1979, Jorge Mario Bergoglio était au courant et qu’il est intervenu dans au moins un cas." ajoute Verbitsky.


Sur cette question du vol de bébés des opposants sous la dictature argentine, et de l'attitude de Jorge Bergoglio, écoutez ce qu'en dit sur notre plateau Nicolas Senèze, journaliste à La Croix.

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