"We are Trayvon" : la polémique continue aux USA
Gilles Klein - - 0 commentairesLa polémique continue d'enflammer l'Amérique après la mort de Trayvon Martin, un jeune noir abattu en Floride le 26 février par le responsable d'une milice de quartier, qui trouvait son comportement suspect.
Après les déclarations d'Obama disant que s'il avait un fils, il aurait ressemblé à Trayvon, des manifestations ont eu lieu ce week-end à Sanford (en présence du pasteur Jesse Jackson), où s'est produit le drame, et dans plusieurs grandes villes des Etats-Unis. L'affaire est présente à la Une de journaux nationaux et régionaux, même si le New York Times et le Washington Post la traitent en pages intérieures.
Hier, les parents du jeune homme ont été entendus à Washington, au Congrès, lors d'une audition organisée par les élus démocrates de la commission judiciaire de la Chambre des représentants. Selon le quotidien Orlando Sentinel (Floride), l'auteur du coup de feu mortel, George Zimmerman, a déclaré à la police que Trayvon Martin (qui sortait non armé d'un magasin avec des bonbons) l'avait jeté au sol et lui avait cogné le visage sur le trottoir. Il aurait donc tiré en état de légitime défense. La police confirmé que Zimmerman avait en effet témoigné en ce sens.
Le tabloid New York Post montre des élus de l'Etat de New York qui siègent avec des capuches, en signe de soldarité avec Trayvon qui en portait une lorsqu'il a été tué. Le journal signale que la présence de Jesse Jackson dans la manifestation de Floride divise la communauté noire, l'association NAACP (National Association for the Advancement of Colored People) l'accusant de vouloir récupérer et diviser le mouvement sur des bases raciales.
Plusieurs médias ont indiqué que le jeune défunt avait été suspendu une fois car son école avait trouvé un sac ayant contenu du cannabis dans ses affaires : "Ils ont tué mon fils, maintenant ils essaient de détruire sa réputation", titre le tabloïd Daily News, en citant la mère de Trayvon.