Les médias tunisiens, après Ben Ali (Le Figaro)

Gilles Klein - - 0 commentaires

Les médias audiovisuels tunisiens tentent de s'adapter à la nouvelle situation de leur pays, sur les ruines d'un système qui était totalement contrôlé par Ben Ali et sa famille, dans le privé comme dans le public. Reportage du Figaro.

"Raoudha Tahar a longtemps été la Claire Chazal de la première chaîne de télévision publique tunisienne. (...) Chaque jour, raconte Raoudha, «nous devions consacrer la moitié environ du JT de 20 heures aux activités officielles du président et de son épouse Leila. À vrai dire, ces trois dernières années, ce timing avait un peu changé : Monsieur n’avait droit qu’à dix minutes contre quinze minutes pour Madame.»

Clientélisme et népotisme obligent, la plupart des médias privés appartiennent à des proches de l’ancien régime, dont deux des locomotives de l’audiovisuel : Hannibal TV et Nesma TV.

Les deux chaînes de la télévision publique peinent à leur faire de l’ombre. «Spoliée» , selon Rouidha, par les Trabelsi - la famille de Leila Ben Ali -, elle accuse un trou budgétaire de 26 millions de dinars. «Près de 80 % des émissions que nous diffusions étaient produits par la société Cactus, qui appartenait à Belhassen Trabelsi, le frère aîné de Leila. Nous n’avons plus rien pour les remplacer. Nous meublons avec de vieux documentaires.»

Le Figaro mardi 26 avril 2011picto

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