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claire sagnieres
Cet Igor est un drôle d'oieau, assez bien roulé dans sa propre farine par Judith. Son propos principal et répétitif est qu'il veut faire de la fiction, qui est ce qui donne envi de vivre, tout en faisant pousser un priûrit largement tenant de ce qui est insupportable dans la vie. A le voir, je comprends judith, car ila l'air d'un petit mec, macho et menteur.
Au début des année 70, quand l'écologie est apparu, en tant que gauchiste, j'ai tout de suite pensé que ce qui détruisait la planète ce n'était pas nous, les êtres humains lambda qui étaient coupables, voire responsable, mais le tout industriel, la bourse et ses scandales, et qu'une centaine de personnages qui tiennent les rènes de notre civilaisation s'enrichissaient en polluant la plante et que faute de détruire cette oligarchie, nos petits gestes ne servaient à rien. mais notre petit Igor,lui, ne va pas jusque là.
Claire Sagnières -
Olivier RAOULT
Entre autres confusions, flous et imprécisions, Iegor Gran mélange allègrement science (celle qui étudie les perturbateurs endocriniens) et techno-science (celle qui étudie la fracturation hydraulique). Pour un littéraire, il fait un usage immodéré de mots valises.
Je lui conseillerai bien une longue liste d'ouvrages sur l'histoire des sciences et les problèmes de méthodes, idem pour les écologies, décroissances et autres objections à la pensée unique.
Pour Judith : parler de doxa écologiste, c'est un peu fort de café ! Autant que je sache, la planète n'est pas dominée par une pensée proche ou lointaine de l'écologie mais par le culte de la croissance et l'idolâtrie de l'argent. Les écologismes sont autant d'alternatives qui n'émergent que pour être aussitôt récupérées, assimilées et dissoutes. Et pendant ce temps, le mur s'approche ... -
groumpf
Ah la la, comme c'est difficile de se remettre en question, même pour un écrivain, surtout ne rien changer à sa vie même si le monde s'écroule.
Evidemment que "Home" a été critiqué de partout, sous tous ses aspects, il est juste mal informé ce type. Comment considérer que Home est représentatif de l'écologie, c'est n'importe quoi et plein de gens le disent.
Et puis flute je sens que si je continue je vais m'énerver...
Il n'y a pas de gens POSITIFS à inviter ? Qui ont des choses à dire pour faire avancer les choses ? non ? -
Jean-Marc Rigade
Si une émission littéraire est faite pour, aussi, donner envie de lire un ouvrage, alors c'est réussi !
Petite remarque en passant à Judith Bernard, qui reçoit tous mes suffrages pour de multiples bonnes raisons et peut-être quelques autres qui le sont moins, tous les internautes ne s’abritent pas derrière un pseudonyme. Donc, même dans le cas de mes rares interventions dans les forums, moins lisses que celle-ci, rien d’anonyme. -
yann
En fait il s'en fou tout simplement, mais pas tant que ça quand mêmes!
un peu tordue et je n'arrive pas savoir si c'est de la saucisse ou du boudin ?
mêmes si Home et le syndrome du titanic sont des sales produit l'écologie bling-bling, il s'assoit un peu vite sur les constats et non les prévisions, des dégâts qu'a pu faire l'humain sur la nature. -
Remi
J'espere pour lui qu'il ecrit mieux qu'il ne parle. -
Emilie
Je le trouve intéressant Iegor Gran. Et le pire, c'est que fondamentalement, il est peut-être bien plus mature vis-à-vis des questions écologistes qu'un certain nombre de nos concitoyens.
Après, effectivement, il n'a pas du trop creuser/rencontrer les pensées décroissantes :). Et puis, autre point de détail, c'est sans doute vrai que c'est infantilisant (je ne doute pas du côté foutage et com') les sacs carrefour et l'agir responsable. On peut quoi en temps que citoyen, entre les ampoules bridées à 1000 heures ou celles qui contiennent du mercure ? Ca ce n'est pas anodin. Les questions de fond ne sont pas où les capitalistes les laissent pointer.
Enfin, son bouquin soulève sans doute des choses intéressantes, un peu comme le documentaire "Opération lune" de William Karel, qui a défaut de nous en apprendre plus sur le sujet traité, voire en respectant au final nos "savoirs", nous en apprend sur nous-même. -
etcetera
J’ai suivi cette nouvelle émission de DLT avec grand plaisir. Rendu sensible au comportement écologiste dans la vie quotidienne, au fil des évènements et rencontres, j’avais quelque a priori sur le contenu du livre. Mais je dois dire que suivre cette conversation animé, m’a au bout du compte donné envie de le lire.
Le rapprochement avec Leni Riesfhenstal, pour excessif qu’il puisse être, m’amène à me demander, à nouveau, si la fin justifie les moyens. La construction d’une communication d’aujourd’hui, avec inévitablement sa face de propagande, est elle le seul moyen pour convaincre les masses.
De ce point de vue la candidature de Nicolas Hulot, figure médiatique par excellence, laisse à penser.
D’ailleurs je me souviens n’avoir pas vu Home de YAB, pour des raisons d’allergie à cette pression médiatique qui intimait la vision de ce film. Le personnage de YAB, certainement sincère (à ASI en tout cas), mais voulant trop convaincre par tous les moyens.
Le fil du dialogue entre Judith et Iegor m’a (presque comme d’habitude dans cette émission, et ce qui en fait à mes yeux une émission précieuse) fait entrer dans le cheminement d’un écrivain, avec en face une lectrice et sa réception, sa lecture, du texte.
L’auteur est là sur le plateau, avec ses limites dans l’expression orale, sa timidité certainement. Confronté à une lecture particulière de son texte, il cherche à donner ce qu’il considère être son point de vue. Et pour ça, entre autre, on lui donne du temps, outil tellement précieux pour sortir de ce qui est souvent programmé et du fait, de peu d’intérêt. Petit a petit fini par apparaître, pour l’auditeur, le propos du texte et certainement ses contradictions.
Le coté littéraire et autofiction est revendiqué avec force. Mais l’auteur constatant peut être un affaiblissement de la forme autofictionnelle cherche, peut être, à lui insuffler une nouvelle force par l’adjonction d’un coté pamphlétaire. Joindre deux formes pour renforcer la puissance de l’écrit. J’y vois un parallèle avec la manière dont le cinéma à partir des années 90 a intégré une part de documentaire dans la fiction, pour y insuffler, lui la force réel, face au ramollissement du récit.
J’ai été également sensible à son propos sur la liberté. Son exemple tiré de Boulkagov est très éclairant. Il est primordial, pour chacun, de pouvoir suivre son cheminement du moment. Cela n’indique pas un manque d’intérêt pour l’autre (que ce soit les enfants allemands, ou le sort de la planète), mais ce n’est peut être pas le moment pour moi, parce que je suis en train de faire autre chose, je suis ailleurs. Et qui peut savoir ou cette ailleurs me mènera ? Peut être me mènera t’il plus proche du partage avec l’autre que l’obéissance au commandement médiatique. Seul l’individu peut le savoir pour lui même. Il faut lui laisser cette liberté et cet espace intime, et c’est je pense le sens du propos de l’auteur ici.
Aussi et plus anecdotiquement, je partage son avis sur les petits gestes de sauvegarde de la planète qui nous permettent ensuite de polluer avec bonne conscience. Il faut, certainement les avoir, ces gestes, Mais ne pas leur attribuer plus d’importances qu’ils n’ont dans la problématique écologique mondiale. Et se méfier toujours de la bonne conscience qui rapidement nous habite.
Voilà quelques considérations qu’a produit ma vision de cette passionnante émission.
Merci Judith, merci ASI pour rendre possible l’existence de ce genre de débat audiovisuel autour d’un texte. -
hx34
Bravo pour cette émission qui fait réfléchir, c'est l'essentiel.
En revanche, je ne comprends pas pourquoi il semble admis de penser que l'écologie est "politiquement correct" ou mainstream. Ce qui est mainstream, c'est la voiture, les voyages et les supermarchés. Faites un peu les choses en appliquant quelques principes d'écologie, et vous verrez qu'au mieux vous serez considéré comme un fou, ou comme un chieur, ou quelqu'un à éradiquer. Un simple exemple, laissez votre voiture et faites du vélo. Faites-vous frôler, insulter et vous penserez comme moi que l'écologie n'est pas la pensée dominante, c'est la consommation libérée et assumée.
Ce que l'auteur dénonce n'est rien qu'une suite de consignes données au consommateur pour qu'il se sente libre de consommer en toute bonne conscience. Ce n'est pas ça l'écologie. L'écologie, c'est un ensemble de personnes réfléchissant sur leur mode de vie, sur des solutions collectives à des problèmes collectifs, des gens qui modifient leur mode de vie. Le but étant de préserver un espace de liberté pour les citoyens. Dans un monde de tension autour de la nourriture, l'eau et l'énergie, la liberté sera fortement compromise... -
c hadba
Bravo judith pour votre émission. Vous êtes toujours égale à vous même, vous ne restez jamais "à la surface des choses".
Bravo aussi à Iegor Gran d'accepter cette analyse/débat sur son ouvrage. Ce n'est pas évidemment...la preuve... 3 autres auteurs se sont désistés pour ce même exercice.
Une bonne occasion de faire le point sur ma perception de l'écologie.
Ben oui, je sens bien confusément qu'il n'est pas normal que notre société de consommation occidentale (pour faire court) se gave pendant que d'autres (la majorité) n'a même pas accès à l'eau potable par exemple.
Ben oui, comme le personnage du livre j'ai du mal à supporter le matraquage de "la croyance écologique" politiquement correcte et qui sert à repeindre tout en vert (c'est très tendance et très calculateur) Dans ce bazar écologique d'ailleurs on y trouve pèle-mêle : des idées politiques , des produits de consommation, la défense animale, des documentaires à grands spectacle, la décroissance, le réchauffement climatique,...etc.Dans ces deux dernières catégories j'ai remarqué de beaux spécimens de personnages à la limite de la "gourouitude" (des scientifiques comme des représentants politiques ou associatifs). J'en ai pour preuve quelques émissions de DS.
Ben non, je n'ai pas envie d'aller laver mon linge à la rivière et aller chercher l'eau au puits par exemple.
Ben oui, je suis complètement schizo et je n'en ai pas fini de nourrir et de cheminer dans ma réflexion.
Ben oui, j'ai horreur du gaspillage et je laisse les lieux dans l'état où je les ai trouvés, je trie les déchets, je mange des légumes de saison produits localement de préférence,...ça ne mange pas de pain et c'est le fruit de mon éducation. Alors, je le fais. -
Julot Iglésias
Je voudrais faire part de mon expérience aux personnes qui hésitent encore à se lancer dans le visionnage de cette émission.
Je viens de terminer la lecture, qui m'a pris quatre jours, et je suis encore en bonne santé.
J'ai utilisé le découpage en actes, en prenant soin de bien dormir entre chacun.
Il est important de conserver un bon moral, en se répétant de façon récurrente : "Patick Modiano est un grand écrivain et pourtant il est moyen à l'oral".
L'alimentation est aussi essentielle que le préparation mentale. Ne pas négliger le petit déjeuner. Prévoir une bonne provision d'eau.
J'avais pris soin de vérifier mes équipements spéciaux et de les tenir à ma portée (harnais, cordages, pitons, etc...), mais je n'ai pas eu à m'en servir.
J'ai consommé une barre de céréales au milieu des troisième et quatrième actes. Rien d'autre, parole !
Bon courage.
P.S. : quand vous interviendrez sur ce forum, ayez à l'esprit les propos de Judith concernant l'internet (sur l'anonymat et les dérives qui en résultent) et restez modéré. Et n'oubliez pas qu'elle a eu à faire face à plusieurs désistements. -
Julie Le Mest
Je dois dire que, comme Galanga, je trouve que la plupart des commentaires sur le forum sont assez injustes avec Iegor Gran. C'est sûr qu'avec une estampille "anti-écolo", il s'attire plutôt, a priori, les foudres de tous, c'était donc là tout l'intérêt de lui consacrer une émission pour que l'on sache un peu ce qu'il en était, au-delà de l'impression initiale.
D'ailleurs je veux d'abord saluer la très grande qualité du débat (si si), vraiment bien mené par Judith qui a su faire mouche à chacune de ses remarques, à soulever les contradictions de l'auteur tout en restant tout à fait ouverte aux subtilités de ce qu'il disait, ce qui n'était pas évident.
La débat a d'ailleurs amené une pirouette assez intéressante dans l'optique de ce que devient "Dans le texte", puisqu'on partait d'un débat de société et en fait on se rend compte qu'il y a une légère erreur de casting et qu'on est en face d'un objet de littérature !
Je n'ai pour ma part aucun doute sur la volonté réelle de l'auteur de faire un objet littéraire sur la liberté avec son livre, plutôt que celui de devenir le porte-drapeau d'un mouvement anti-écolo (ce qui ne transparaît nulle part dans sa position ni dans ses propos), même si l'auto-fiction se base sur un agacement et une prise de position étant survenus dans sa vie réelle.
Je trouve en tout cas que l'analogie de l'écologie avec la religion, avec ses convertis, ses croyants et ses indifférents, est assez lumineuse. Cela me fait un peu reconsidérer l'idée de l'apocalypse écologique sous un nouvel angle : je me rappelle d'avoir fait un petit sondage parmi mes congénères nés dans les années 80, et nous avions tous le sentiment qu'une catastrophe planétaire arriverait de notre vivant. Mais en fait, ce sentiment d'une apocalypse imminente n'existait-il pas avant ? D'abord sous la forme de l'apocalypse chrétienne, puis sous celle de l'apocalypse nucléaire, puis écologique ? N'avons-nous pas, quelque part, une vision existentielle du monde qui nous interdit absolument de penser que l'Histoire pourra suivre son cours et ses aléas sans nous, dans le futur ? (à noter que sous le versant positif, existent les futurs utopiques de type "fin de l'Histoire")
Je me permets de poser cette question parce qu'en explorant mes croyances intimes concernant le futur et l'écologie, par exemple, j'ai plutôt le sentiment que le réchauffement climatique est une réalité (de même que la pollution des ressources comme l'eau et la crise énergétique à venir) mais que même si de grands troubles arrivent, les discours les plus apocalyptiques ne se réaliseront pas... Comme ne se sont pas réalisés, par exemple, les discours apocalyptiques sur la guerre froide, parce que nous sommes fondamentalement une espèce qui s'adapte et qui veille un minimum à sa survie.
Néanmoins, parlant encore de mes convictions, je trouve bon que ces problèmes soient à l'ordre du jour de façon drastique, car ils nous poussent à nous interroger sur notre mode de vie qui actuellement est déséquilibré (trop d'inégalités, de gaspillage, d'irrespect pour la vie, notamment animale). Mais en fait, l'impératif écologique se pose en fait plus pour moi comme une question morale de l'ordre de la conviction que comme une question de survie basée sur des arguments scientifiques. Un peu comme l'idée d'une faute (le mode de vie déséquilibré) qu'il faudrait arrêter en vivant une vie bonne (c'est à dire plus équilibrée), un point de vue existentiel qui se rapproche en fait d'un des buts donné à la religion, celui de guide de vie ! (l'autre objectif de l'écologie, celui du salut, se trouvant par ailleurs également dans la religion - salut de la planète ou salut de l'âme, en fait ça se rejoint...).
En tout cas, ce qui me paraît sûr c'est que Iegor Gran est bien là pour dire quelque chose qui dépasse un peu le sujet de l'écologie, et pas pour se faire connaître en pourfendant "la bien-pensance" à la façon d'un Zemmour. En fait, le personnage (littéraire, peut-être aussi un peu réel) de Iegor Gran, on le devine à travers ce qu'il dit, c'est un personnage que l'on connaît un peu, l'urbain moderne un peu parano et névrosé, agressé par les multiples formes de violence, douces et brutales, du monde moderne, et qui se pose essentiellement la question de savoir ce qu'il fait là et pourquoi, sachant que Dieu est mort et que l'écologie n'est qu'une idole parmi d'autres, autour de laquelle s'agitent les contemporains en quête de sens... Question à laquelle la littérature peut répondre en partie. -
Isabelle Le Mest
J'ai lu le texte que j'ai trouvé par moment agaçant, disons urticant pour parler comme Judith, mais Iegor Gran a raison de dénoncer les modes, le politiquement correct (ou "doxa", si vous voulez parler grec), la tartufferie qui fera qu'un bobo écolo poussant son chariot dans une coop bio et achetant des produits équitables sur-emballés et venus de l'autre bout du monde (par avion) va consommer mille fois plus d'énergie et produire trente mille fois plus de déchets qu'un brave citoyen des années 50 au début des trente glorieuses, qui croyait que le salut viendrait de la croissance... Même le féminisme est un politiquement correct - et pourtant dans ce domaine, il y a encore plus de boulot à faire qu'avant 68, je crois - Donc arrêtons de suivre la mode, regardons-nous agir avec toutes nos contradictions, et surtout gardons le sens de l'humour... Il a raison cet écrivain de dire qu'on écrit... pour survivre... Rilke ne disait rien d'autre à son jeune poète. -
Mon Nombril
Moi, je le suis, plutôt écolo.
Du coup, j'ai pas vu Home, non plus. Qu'apprendre dans ce truc ? Puisque je suis déjà convaincu, ça ne m'intéresse pas.
Et, là, ce petit bonhomme qui accroche quelques mots, ben il m'a intéressé lui.
Surtout que Judith semblait s'acharner (entre 2 reniflements ou c'est moi ?) à essayer de démonter son livre mais devait concéder qu'il était habile, même qu'il y avait de superbes passages.
Les extraits lus donnent envie je trouve. -
Anthony
arrêtons de dire que l'écologie se soucie de la nature... l'écologie se soucie uniquement de l'Homme... -
galanga
Venant de visionner l'émission, je me doit malheureusement d'exprimer ma plus profonde déception concernant... la plupart des commentaires de ce forum.
Apparemment, je n'ai pas vu la même émission que ceux qui ont trouvé que l'auteur n'était "pas à la hauteur", que voilà "encore un qui n'a rien compris à l'écologie" ou encore "encore un qui parle d'un sujet sans rien y connaître", que "l'auteur ne dit rien d'intéressant de toute l'émission", qu'il fut "soporifique le monsieur", et que "[ce n'est] pas la peine d'en faire des caisses pour énoncer des idées simples", ou plus généralement que tous ceux qui ramènent l'émission à la discussion sur l'écologie, est-ce bien un totalitarisme, etc.
Bien sûr, cette émission, ou plutôt la discussion menée entre Judith Bernard et Iegor Gran, était, en proportion temporelle, largement peu intéressante car un peu bafouillante de la part de l'auteur, et donc bouclant longuement sur les mêmes points de la part de Judith.
Mais, la proportion restante, apparemment comme dans le livre la proportion dédiée à la relation d'amitié, était elle très instructive. En fait, l'émission est une succession de phases où l'auteur a passé parfois plus de 10 minutes à tourner autour de sa réponse, pour finir par dire une ou deux phrases soudainement lumineuses, fulgurantes (mais prononcées de manière étrangement très anodines) comme celle "ça sert à quoi la fiction" - "ça aide à survivre", mais pas seulement loin de là.
J'ai vu l'émission d'un auteur qui, me semble-t-il, est confronté, après 8 livres, à la torture de la page blanche, et qui a trouvé en voyant une affiche de sa voisine un sujet pour un nouveau livre : la liberté d'expression et de conscience, face à la religion.
Un écrivain qui s'est pris alors au jeu du thème prétexte, au point d'en devenir mono-maniaque, et qui a argumenté à profusion (trop ?) contre la religion actuelle, peut-être dans le but de prouver qu'il a le droit de douter, de ne pas se plier aux injonctions de la nouvelle religion (et bien sûr il a conscience que ce droit de ne pas se soumettre ne veut pas dire qu'il a forcément raison dans ses arguments contre l'écologie, car sinon ce serait être soumis à une autre religion, de postulat inverse).
Un auteur qui ayant bien avancé dans l'écriture de ce livre, s'est néanmoins rendu compte qu'il en était frustré (ce qu'il dit se traduire par le pessimisme à la fin du livre).
Et manifestement, vu ce forum, un auteur qui n'a pas fini de souffrir de ne pas être compris dans sa démarche.
Bref, j'ai vu une émission construite comme le livre, et pour moi très intéressante (certes à condition de rester en éveil intellectuel à chaque instant) sur un type de travail littéraire particulier et sur cette société qui trouve toujours le moyen de nous aliéner à notre corps consentant.
P.S.: Merci à Judith pour ces émissions, à chaque fois différentes et toujours préparées de main de maître (aahh les fameuses fiches...). Si vous avez toujours des problèmes de santé, pensez à vous soignez le mieux possible, c'est le plus important (j'en sais quelque chose avec mes soucis neurologiques). -
carine
Merci pour ce bon moment. Les émissions de Judith sont décidément celles que je préfère et que j'attends avec impatience. Je ne connaissais pas l'invité du jour et ce débat m'a donné envie de le lire. Merci encore. -
Julot Iglésias
Cette histoire de tortues étouffées par les sacs plastiques m'a paru suspecte dès le début.
Elle était trop belle cette tortue, sur la table du labo, photographiée avec son sac plastique.
Je me suis demandé comment ils avaient pu la conserver en bon état sans la naturaliser (l'empailler, comme on dit couramment).
Et je me suis dit que s'il l'avaient naturalisée, ils avaient eu beaucoup de mérite à le faire sans lui ôter le sac plastique. C'est complexe, l'opération. On enlève tout l'intérieur, les os, la viande, et on referme.
Ou peut-être qu'ils l'avaient ôté, le sac plastique, et puis replacé.
D'ailleurs, quelle importance ? C'est même pas la peine qu'on remette le même sac plastique. N'importe quel sac plastique peut faire l'affaire.
Ce qui compte, c'est l'image. Il faut arriver à faire la photo.
D'ailleurs, après tout, on peut mettre n'importe quel sac plastique dans la gueule de n'importe quelle tortue, même si elle n'est pas morte comme ça.
Et puis, si on n'a pas de tortue, on peut en capturer une et la tuer (sans l'abimer, bien sûr, sinon on se retrouve avec le même problème qu'Obama avec Ben Laden)
Faut pas être puritain.
Nicolas Hulot, quand il est en promo à la télé, il passe à la cabine de maquillage comme tout le monde.
Yann Arthus Bertrand, pareil. Personne leur reprocherait de tricher.
N'empêche, cette histoire de tortues étouffées, j'y crois pas. Les hommes sur la lune, oui. Les tortues étouffées, non. -
François MERCAT
Pas convaincant ! Monsieur "je me cache derrière l'œuvre littéraire" pour ne pas répondre aux questions...
Faux-cul et décevant ! Ca aurait pu être un bon sujet, mais avec un auteur... à la hauteur... -
philippe d
Je regrette la tendance de Dans le Texte à évoquer des oeuvres qui relèvent de la littérature d'idées (Lordon, Hessel, Cespédes). Les débats deviennent plus sociaux que littéraires. Peut-être que cette tendance est-elle reliée au fait que l'émission appartient à un site d'information. En privilégiant les idées au dépens de la littérature fictionnelle, y aurait-il une volonté d'attirer davantage de spectateurs vers une émission dont on sait qu'elle est moins regardée que les autres ?