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Nastasia
super emission encore une fois,
ça fait un bien fou de sentir sa parole exister pour une fois, de voir des jeunes gens à la télé qui sont entendu et respectés
bon par contre j'ai tourvé le ton un peu pompeux comme si vous aviez besoin de prouver que vous pouviez avoir l'air aussi pompeux que dans une émission litteraire classique, c'est fort dommage, parler de litterature n'engendre pas de se prendre au sérieux, c vraiment l'inverse... -
baldijanou
Très contente d'avoir pu voter trois fois de suite sans qu'on me réponde "déjà voté aujourd'hui"...J'ai adoré cette émission, retrouvant dans les phrases de ce jeune auteur, l'esprit de ma fille du même âge qui fait partie aussi de ce clan des jeunes "cools de gauche"...C'est vrai que leur engagement se double d'une lucidité que nous n'avions pas mais cela ne les empêche pas d'avancer... -
Dominique
Bonne idée d'avoir invité cette jeune auteure. J'ai trouvé que l'émission démarrait bien, mais qu'elle s'essoufflait un peu dans le dernier tiers avant de repartir sur une idée intéressante, malheureusement arrêtée par l'heure : l'impossibilité de se sentir totalement investi, ou honnêtement investi, dans une action, une démarche politique, parce qu'on évolue désormais sans cesse dans une galerie des glaces nombriliste. Mes ces images renvoyées sont forcément déformées/mal informées/incomplètes et multiples. Si on est habité par un vrai désir d'engagement ou un vrai souffle créateur, on apprend tôt ou tard à ne pas se laisser piéger/enfermer. On brise les miroirs pour créer d'autres images. Notre époque nous force à voir ce que nous n'avons pas su voir pendant des millénaires : tout n'est qu'images - mouvantes ou figées, créatrices ou destructrices, vivantes ou mortes. Au vivant à ne pas se laisser piéger dans les labyrinthes ! -
Galago
Emission très intéressante, je cours chercher le livre ! -
Ellis
Hey, je viens d'entendre dire Taddeï que le "Ce soir ou jamais" de demain opposera Badiou à Finkielkraut... au sujet de quoi, je sais plus vraiment, j'ai dû me remettre du choc de cette annonce aussi réjouissante qu'horripilante. -
JREM
J'ai lu, que dis-je? J'ai dévoré le roman d'Alice Zeniter!
Un vrai talent, rare. Une écriture intelligente. Du bon et beau travail. -
Fanch
Avant même de commencer l'émission (je m'apprête à la lancer), je salue le nouveau lien pour télécharger le fichier vidéo et le lire depuis un lecteur externe. Flash est trop lourd et bloque les utilisateurs qui ne peuvent/veulent pas l'utiliser. Ce serait vraiment bien si le principe était généralisé à toutes les vidéos suivantes... -
Dzonkha
Rien de très original par rapport à ce qui a déjà été écrit dans ce forum, mais bon :
- DS, merci pour votre texte introduisant l'émission, cela fait du bien à lire, on se sent un peu moins seule
- Merci pour l'émission -
folivier
Alors là... vous avez fait très fort ! Mais d'où elle sort cette petite jeunette de 23 ans !
Incroyable d'intelligence et de naturelle.
Merci beaucoup pour cette émission. Encore une fois géniale.
Et je me précipite pour acheter le livre et faire de la pub autour de moi pour que le maximum de personne écoute et entende Alice Zeniter.
Bravo encore
François Olivier
PS : Au fait à quand un prochain "d@ns le film", la première sur Avatar m'a enthousiasmée. -
jeanno
Impressionné par cette invitée dont je n'ai rien lu. Si son écriture est du niveau de son phrasé, ça promet.
Limpidité, richesse du vocabulaire,rigueur de la pensée,sincérité,choix des mots, tout y est ....
Chapeau bas et belle leçon aux déçus de le jeunesse !
Merci pour ce bon moment... -
Sophie
J'ai fini Jusque dans nos bras hier. (Je n'avais pas repéré la citation de la marseillaise : j'espère qu'Hortefeux ne traîne pas par là!) )
Ce n'est pas ce que je lis d'habitude. J'ai été enchantée. L'usage du "tu" que souligne Judith est en effet habile. Un peu déconcertant au début, mais il représente bien cette lucidité acide et parfois cruelle qui se dissocie du "je" insouciant, pris dans les événements, un "je" qui aimerait vivre avec spontanéité et simplicité un monde dont "tu" devine puis connaît les hostilités embusquées que "je" voudrais continuer d'ignorer.
Je me suis sentie dans un élément complètement familier, à une ou deux tirades près, en suivant ce je, qui restitue avec justesse l'univers de l'enfance, de l'adolescence, empêché et parfois protégé par ce tu, spectateur critique et sévère. Familière de ces glissements pronominaux, mais aussi de ces superpositions des mondes d'enfance et d'adolescence qui déguisent un réel ingrat, dépourvu d'imagination. Evocations qui ne sont pas les miennes, qui ne sont pas pour autant étrangères, c'est réconfortant (pour l'universel et pour mes 40 ans, ;-) ). Si j'ai décroché sur des tirades de Mad, c'est seulement avec le sentiment qu'il était vain de reprendre le passage, parce que Mad, à ces moments, aligne les mots pour diluer sa colère, et aussi parce qu'il y a dans ce livre des frontières d'intimité imperceptibles. On est en terrain connu, on avance et à une ligne près quelque chose nous échappe qui appartient à ces amis d'enfance, et qu'il n'est pas du tout nécessaire d'éclairer davantage. En terme d'écriture, cette approche de l'intimité de l'entre deux personnes m'a parue délicate, au coeur d'un roman d'introspection sans fausses pudeurs ni fausse modestie.
Contente de l'avoir découverte grâce à cette émission. -
Antoine S.
C'est sympa cette émission, effectivement Alice Zeniter est brillante. Elle a fait des plateaux télés?
Mon impression personnelle: ça m'a rappelé certains de mes rendez-vous avec mes directeurs de thèse. Ils sont deux (un homme, une femme), ils donnent leur avis sur mon travail, et parfois échangent entre eux. Et moi j'ai la place de l'étudiant, moins expérimenté (et moins brillant que A. Zeniter qui plus est), justifiant certains choix. Je sais pas si on peut tirer de cet avis quelque chose sur la forme de l'émission.
Mais il est tard, peut-être aurais-je creusé la reflexion demain... -
Zebu 1°
NB : Désolé pour ces considérations techniques brutes dans ce forum plein de douces choses.
Bref,
Les vidéos à télécharger, d'ASI et D@ns le Texte, fonctionnent toutes deux parfaitement sur mon ordi avec VLC 1.0.2. Samedi le serveur dl.free.fr avait du mal à suivre mais avec tout de même près de 100Ko/s, presque de quoi regarder en live ... avec une URL qui convienne. Ce dimanche c'était du 800Ko/s.
Je vous confirme avoir eu des problèmes pour regarder samedi 8 mai l'émission (ASI je crois) du fait d'un manque de bande passante de DailyMotion (saccadé : genre 2 secondes regardées pour au moins autant d'attente). Les autres vidéos de DailyMotion avaient aussi ce genre de problème, c'est rentré dans l'ordre en fin de journée.
En outre, systématiquement, je n'arrive plus à regarder correctement vos émissions en plein écran, même en SD où cela donne quelque chose comme 5 images/seconde. C'est idem directement sur le site de DailyMotion avec leurs propres vidéos. Sur YouTube je continue à voir les vidéos de manière fluide comme encore il y a peu sur ASI et DailyMotion.
Ma config. : Ordi : Portable HP (sur secteur), SE : XP Pro SP3, Nav. FireFox 3.6.3, Mem : 756Mo, Proc. : 1400Mhz (1 cœur), Ecran : 1024x768 (x32)
PS : La plupart du temps j'utilise FireBug pour "piquer" l'adresse du flux vidéo et la coller dans VLC. Pas cool, mais c'est le prix du confort !!! -
Ellis
Emission surprenante, du fait du choix de l'invitée, mais aussi parce que le sujet de l'engagement, qui revient régulièrement dans les forums voire dans les chroniques pro domo de DS, est abordé frontalement. Enfin...
J'ai, à un an près, l'âge d'Alice Zeniter, mais je n'ai jamais compris, ressenti, vécu, cette idée d'appartenance à une génération donnée. Je butte contre une représentation du collectif à laquelle je ne m'identifie absolument pas, même si, pris un à un, les éléments d'une identification virtuelle sont présents. En revanche, j'ai trouvé très intéressante la singularité qui surgit dans cette émission, celle d'Alice Zeniter, qui, en parlant (de façon peut-être trop véhémente) de génération, donne à entendre (et sans doute bientôt à lire) une individualité passionnante. J'aime son aspiration à la hauteur, qui est refus de la médiocrité et croyance en la perfectibilité de l'être humain. J'aime ses contradictions, parce qu'elles sont miennes en partie, et parce qu'elles sont très simplement avouées, très intelligemment sondées. J'ai croisé là quelqu'un qui, je l'espère, ne sera jamais cynique. Ses mots non dénués d'élégance (réenchanter le monde ?) refusent cependant la facilité qui ferait d'elle une stylisticienne avertie, intouchable et invulnérable sans doute, mais morte au monde et à l'étonnement. La distinction est évidemment un peu forte, mais je lui fais gré d'avoir clairement énoncé de quel côté elle se souhaitait.
Alors, si Alice Zeniter se veut porte-voix (avec sourdine littéraire, dit-elle...) d'une génération, tant mieux : je l'écouterai, elle, parce que sa voix se détache d'un brouhaha qui m'assomme, et que pourtant elle l'élève à peine. -
Lorie
Emission très intéressante comme la précédente.Le militantisme comme la charité est à double tranchant on le fait par altruisme et par égoisme et ça sera toujours ainsi quelque soit l'age et l'époque.Cette jeune fille est réaliste tout simplement;mais il y a là égoisme positif!(au contaire des traders ou banquiers cf l'autre émission).
J'ai lu sur les posts que beaucoup d'entre les @sinautes n'arrivaient à suivre les émissions.Que nenni pour moi!C'est une des rares fois où j'ai pu suivre sans problèmes! -
Many Airs
Encore un délice d'émission... Comment il peut en être autrement avec Alice, Judith et Hubert !?
Pas une once de médiocrité, on creuse, on réfléchit, on doute. On se pose toujours les bonnes questions :
Et si à force de se regarder agir on n'agissait pas vraiment ?
Non, vraiment, j'adore !
Depuis ce matin, je me promène dans l'appartement en méditant sur la question : " Tu vois finalement, tes envies de faire des choses, d'écrire que tu veux faire des choses, ou même écrire que tu fais des choses, n'est-il pas en train de masquer ton inaction constante ? "
Facebook est une image de cette réflexion, on change de statut le plus souvent possible pour exister sur le "mur", et si l'on disparaît au pied de celui-ci, hop, on en remet une couche ! Aussitôt publié, aussitôt oublié...
Décidément, je n'ai pas fini de méditer sur cette fin d'émission...
PS : Je ne commencerai pas la lecture du livre aujourd'hui, mon libraire ne l'avait plus en stock ! Je suis reparti bredouille, avec dans la poche le petit bon de commande du livre... disponible mardi après-midi dans le meilleur des cas. -
Vale
La génération 68 fut certes très active, mais 68 fut également le résultat d'une effusion collective à laquelle il est toujours agréable (et plus facile) de participer...
Pour la première fois, je regarde ma génération d'un œil nouveau. Certains l'ont mentionné, quel plaisir et quel soulagement de ne pas s'apercevoir encore comme l'objet d'une satire ou d'une caricature (génération loft story, geek jusqu'aux oreilles, apolitique et mauvaise en orthographe = c'est affreux y'a plus de jeunesse...).
Au risque de déplaire aux éternels nostalgiques qui voient dans les travers de notre génération le déclin de la société toute entière, ce militantisme "autocritique" que nous conte Alice peut-être une bonne nouvelle, voire à long terme une forme de militantisme plus constructive que la précédente (laissez-moi y croire). En effet Judith, pourquoi l'engagement devrait-il nécessairement « supposé une part de mauvaise fois, d'implication absolutiste dans une cause, en mettant de côté toute cette honnêteté, cette exigence critique sur la vérité de son parcours ». Être radical aujourd'hui, n'est-ce pas aussi remettre en question la violence de notre conditionnement et l'absurde existence d'une quelconque Vérité? Et pour ce faire, ne doit-on pas en permanence remettre en cause ses propres perceptions?
Un des problèmes du militantisme des années 60 a peut-être été d'affirmer qu'il détenait une vérité immuable. On trouve éventuellement ici une des raisons pour laquelle tant de soixante-huitards ont retourné leur veste si facilement...
Nos doutes ne rendent pas notre combat moins juste et n'enlève pas de crédit à notre colère, même s'il est vrai qu'il semble pourtant nous paralyser, lui et la violence du sentiment d'impuissance qui nous accable face à l'institutionnalisation de la haine à laquelle nous assistons avec terreur... Une chose n'a pas changé, nos convictions sont toujours plus fortes que leurs intérêts. Croyons en nous, relançons les cartes et inventons la suite...
Et je lirai Alice. -
jean-bernard
non et non
anti sarkozysme primaire
vous connaissez des gens de gauche dites vous moi aussi et des tres hauts
et croyez moi, ils sont aussi tueurs, menteurs, et j'en passe que sarko
la droite et surtout sarko , je/on n'en attend rien, ceux qui attendaient sont des c..........
comme ceux ou et celles qui en 2002 ont fait voter chirac....... merci DS,, plenel, libe etc.......
la gauche elle, nous attendions peut etre trop?!, quoique qu'il en soit, elle n'est pas pret de revenir au chateau,
et enfin, le peu que j'ai vu , vous légitimez quelque part les mariages blanc.
ça c'est bien pas pour l'amour , -
JOMS
A 26 ans, je me retrouve tant dans la rage d'Alice Zeniter que dans le recul critique de cette rage. Cela me touche d'autant que cette colère, légitime ou non, est un ensemble de regards complexes sur un monde auquel nous (cette génération) sommes forcés de nous raccrocher au risque de perdre le fil.
Je vais lire ce livre, aimant autant la colère que la tendresse enfantine qui semble s'en écouler.
Merci pour cette émission, pour cette invitée, et pour la curiosité qui perce des chroniqueurs. -
Juléjim
Ou bien encore : Alice au pays du roman...
J'adore ce prénom féminin "Alice" ; d'ailleurs si j'avais eu une 3e fille ... ;-) Et moi aussi j'ai aimé la prestation de cette tout jeune fille. Ça refile un coup de jeune, justement, (et surtout d'espoir) à un vieux schnoque comme moi, de voir une jeunesse aussi intelligente, sincère, clairvoyante et courageusement engagée dans et face au monde. Quoi qu'elle en dise elle-même.
Même si c'est convenu, j'ose le compliment : il y a un agréable vent frais qui souffle sur ce numéro de D@ns le texte. Et ça donne envie de faire le détour par le livre.
+ Il y a un autre détour que je me permets de conseiller à ceux que le sujet des clandestins intéresse. C'est le livre de Fabrizio Gatti, "Bilal sur la route des clandestins" titre français pour l'édition traduite de 2008.
++ sur le thème de la jeunesse, on peut aussi faire un détour par le travail de Bégaudeau/Sorman dont télérama rend compte cette semaine.