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mutenpiste
Arrêt sur images ne déroge pas à la règle des médias "classiques" mais peut-il en être autrement ?...
Il ne suffit pas à des journalistes professionnels "spécialisés" ou "généralistes" de convier à leurs entretiens des universitaires eux-aussi "spécialisés", des journalistes, des célébrités, des "intellectuels", des politiques, de tous bords pour imaginer un instant et par le seul déroulé de mots pouvoir modestement " toucher du doigt" une réalité aussi diverse et complexe que l'économie d'une société humaine.
La tentative est toujours plus agréable évidemment quand elle oppose, lors de ces affrontements "médiatiques" organisés, des sensibilités, des tempéraments, des opinions, des arguments contraires mais parce que les invités et les organisateurs appartiennent à un ou à quelques univers économiques très restreints où ils exercent leurs profession, tv, université, maison d'édition, journaux, cinéma, leurs analyses et leurs commentaires, quand les sujets traités débordent de ces cadres de l'activité humaine, manquent de "ressenti", de "vécu" et sont trop souvent l'étalage de professions de foi ou l'étalage de leurs propres travaux d'étude dont ils ont à assurer la promotion dans leur secteur d'activité économique.
Les immersions dans des milieux sociaux choisis parmi la multitude de ceux en oeuvre au sein d'une communauté nationale, dans quelques entreprises aussi diverses qu'elles développent chacune une activité industrielle particulière, au coeur d'exploitations agricoles aussi diverses que modelées par des sols, des reliefs et des climats, si elles ne permettent pas de traduire l'étendue de la diversité et de la complexité de l'economie d'une société humaine, offriraient peut-être aux experts et aux penseurs éclairés de cette science, ô combien humaine, l'occasion d'expériences personnelles puissantes et profondes qui modifieraient peut-être leurs propensions , toutes humaines elles aussi, des vanités à bâtir des théories dont les plaisantes ingéniosités spirituelles masquent les rusticités les plus dangereuses quand elles s'imposent.
Je ne reconnais qu'aux mathématiques la puissance d'une science exacte, celle de l'ouverture à une pensée pure débarrassée de la réalité et de nos sens, je reconnais aux sciences expérimentales la puissance utile mais aussi la relativité de leurs théories, j'apprécie spirituellement mais je guette et cherche systématiquement la contradiction de ceux qui traitent des sciences dites humaines et théorisent qui useront et abuseront parfois des sciences exacte et expériementales dans le gouvernement des sociétés humaines.
Les délocalisations ne sont pas un phénomène nouveau. Depuis plus de trente années, j'ai assisté professionnellement au départ sur des sols étrangers de pans entiers de l'industrie, la disqualification des qualités ouvrières au coeur des médias, OS, OP, OPQ, OHQ pour un mot ouvrier bien commode où la main et l'intelligence n'étaient plus célébrées multiplication de "polyvalents", d'employés, sous payés, sans avenir à la merci de cohortes diplômées nourries à "faire de l'innovation" et à en trouver aux prix de perversions parmi les plus odieuses ( la tv et son évolution "réalité" en est un exemple frappant par son proxénétisme encouragé des pauvres gens);
Quand la France domine des secteurs d'activité humaine concurrentiels et qu'elle en exporte les produits, c'est qu'elle dispose de plusieurs facteurs qui la placent "en bonne position". La qualité reconnue de ses produits et le prix de ses produits.
La qualité regroupe tout à la fois, la fonctionnalité, l'apparence ( effet de mode, historique, à priori), la fiabilité du produit et du producteur.
Le prix regroupe à la fois maîtrise des coûts de fabrication, l'ingéniosité de la production et des bureaux d'étude, la valeur relative de la monnaie du lieu de production et du pays acheteur, le coût des composants et le coût des transports.
Si je prends l'exemple de la construction automobile française au cours des trente dernières années et la succession des crises qui l'ont traversée:
- Crise pétrolière :
diesel, amélioration des rendements moteurs, réorganisation des sites
- concurrence japonaise:
électronique embarquée, fiabilité techniques accrues, peintures plastiques composites, automatisation et robotique, reorganisation des sites de production et offensives aux USA pour la contrer
- effondrement bloc communiste
fournisseurs europe orientale et est par délocalisations ou acquisitions, acquisitions constructeurs est,
- nouveaux marchés asie, pacifique principalement
developpements sites, partenariats constructeurs,
Au cours de cette période, les constructeurs français ont également pris part ou organisé de façon remarquable par les résultats obtenus à toutes les compétions mettant en avant la qualité de leurs services de recherche, F1, rallyes raids, rallyes WRC, endurance.
Tous ces efforts qui ont mobilisé plusieurs centaines de milliers de personnes en France et dans le monde ont permis de conserver aux 2 constructeurs français,( les constructeurs italiens ont tous été "mangés" par Fiat dont les difficultés, malgré une présence internationale plus ancienne, n'ont cessé de s'aggraver), une production nationale significative mais ils ont été profondément contrariés par les effets sur-puissants et conjugués mis en oeuvre aux cours de cette décennie par les effets des 35 heures et de l'Euro.
L'assise historique sur laquelle s'était construite le " modèle automobile" allemand était profondément éprouvée par les progrès considérables mis en oeuvre en France pour offrir des véhicules grands publics à des prix inférieurs. La délocalisation quasi systématique des fournisseurs et le choix de sites de montage dans les pays du "mitteleuropa - zone traditionnelle de l'empire germanique s'il en est un" par les constructeurs allemands a eu lieu immédiatement et massivement, les fournisseurs et constructeurs français s'y sont engagé avec plus de difficultés poussées par les politiques européistes des gouvernants y perdant des positions acquises autrefois telle Skoda et Renault en renforçant une autre avec du retard telle Dacia Renault mais se heurtant régulièrement à l'"exotisme" des cultures de ces pays d'Europe centrale et orientale au détriment d'usines et de localisations massives en Tunisie, en Algérie ou au Maroc. A ces efforts inégaux mais réels engagés mais contraints dans cette course à l'est favorable aux constructeurs allemands, nos gouvernants ont encore choisi d'alourdir la charge en relevant de 10% le coût horaire de la main d'oeuvre française, 35 heures payées 39 heures. Comme cela ne suffisait encore pas et que les malades avaient prouvé qu'ils étaient des résistants, l'abandon du franc au profit de l'euro fort, c'est à dire du DM, devait être la saignée fatale...
Une analyse aussi sommaire que celle-ci ne suffit évidemment pas à décrire tous les phénomènes à l'oeuvre dans ce détricotage de l'appareil industriel français, les intervenants financiers de toutes sortes ayant participé ou favorisé ces choix stratégiques mais je suis convaincu que l'expérience personnelle de nos gouvernants, des économistes et des professionnels des médias consistant à quelques années en immersion dans une entreprise de ce secteur pour y gagner son pain quotidien, aux côtés de M. Poutou par exemple, serait susceptible d'apporter quelques éclairages nouveaux à leurs théories ou à leurs jugements radicaux. -
KungFuPanda / GauthierR / don juan act 5 sc 2
Je suis économiste, et la je dois dire que contrairement aux précédentes émissions économique (Lordon en particulier), on est au niveau zéro de l’économie.
Pour faire court :
- Il n'y a pas d'économiste orthodoxe ou non orthodoxe, il y a la manière dont les media choisisse ce qui est orthodoxe ou non. L’économie est une science. Il y a bien sur comme dans toute science des débats, mais ces débats sont sur des points très précis.
A propos du sujet lui même : tout ca n'a aucun sens. Tout comme parler de dette de l'état comme si c'était des dettes privées.
Petit court express:
Un pays Import et export des biens. Le but à long termes est d'importer autant que l'on export (balance des échanges=0).
Si l'on import plus que l'on export, cela veut dire que l'on emprunte aux autre pays. En effet car dans ce cas ci on consomme plus que ce que l'on produit au total ( Production National = Consomation + Investissement+ Depense public + exportation - Importation).
Si les prix sont beaucoup plus bas à l'étranger que dans son pays, on va importer de plus en plus de bien, et consommer de moins en moins de bien produit sur son sol.
Si les autre pays nous achètent peu de bien, il est logique que la production de la France par exemple va baisser, et baisser, et baisser. Donc la France se retrouve en excédent de capital (d’usine) et de travail (d’ouvrier) par rapport a la demande (L'offre excede la demande). Le chômage augmente, la production deviens "sub-optimal" (c'est à dire une production national en dessous de la production maximal du pays : la production maximal si tout le monde travail et que toute les usines fonctionnent a plein régime)
Il faut aussi comprendre que si l'on import plus que l'on export (balance des échange de bien négative), cela veux dire que l'on nous prête ce montant sur le marche des Capitaux (balance des bien +balance des capitaux est toujours égale a zéro).
Donc en gros la mondialisation de la manière dont elle est faite depuis 30 ans, créer le chômage, la dette extérieur, et la dette publique (car beaucoup de chômage veux dire moins de revenue fiscal et plus de dépense sociale).
Donc votre débat était nul, inutile, un peu triste vu l'estime que je porte a votre émission. -
Luc 007
Avez vous le temps de faire un casting "symbolique" de vos invités? Cela aurait évité que cette femme se ridiculise. En tout cas je ne suis pas resté jusqu'au bout car je préfère consacré mon temps à m'enrichir. Je vais faire un tour sur le doc de Lordon, je pense en revenir plus "intelligent".
A la prochaine -
evemarie
La femme est nulle en forme et fond . en faite elle a menti dans l'article et là elle ne sait pas du tout argumenter. Heureusement que ses collègues sont gentils avec elle, sinon ce serait un carnage .
mauvaise pioche pour Asi . Et dommage y a pas souvent de spécialiste femme invitée et elle est mauvaise et langue de bois, ou elle voulait se faire mousser et inviter sur les plateaux -
ahlam
ce que j'aime dans @si, c'est le fait de ne rien savoir sur le sujet et de comprendre pas mal de choses après l'émission. hors, là, malgré vos diverses tentatives pour recadrer le débat, c'était pas claire! surtout la prof en économie!! elle est sûre de ce qu'elle a écrit?? parce qu'elle a pas l'air!!! -
Cultive ton jardin
Chaque fois qu'il est question de rendre l'impôt un peu moins injuste, "ils" nous menacent de partir, et moi, à chaque fois, je me disais dans ma tête: "Mais qu'ils s'en aillent donc!". Comme ça, instinctivement, parce que j'aime pas les menaces et le chantage. Mais pas sérieusement. Or il semble que ma réaction instinctive n'était pas si idiote. Que les plus grosses fortunes n'apportent rien, ou si peu, à l'économie. Que leur départ ne serait en rien une catastrophe.
C'est Lordon qui l'écrit sur son blog.
Délocalisons les riches! -
bastounet
Il me semble qu'asi et ses representants etaient un peu "larguer" sur le debat qui n'as jamais pu s'installer.En effet la these de la dame au tricot rouge aurait meriter d'être debattut plus a fond et elle même en a été frustrée , car ce n'est pas rien de demontrer la recuperation a charge ou a decharge du phenomene de delocalisation selon qu'on es de droite ou de gauche.Elle etait la sur une realité qui se verifie et se verifieras de + en + a l'avenir avec la perte de competence dont a elle a fait une excellente demonstration.J'ai trouver D.S. et sa collêgue assez impreparer ( ce n'est qu'un avis ) sur ce debat.
ASI reste toujours mon site favoris.Continuer et bravo. -
delphine b.
il y a quelques mois j'ai vu un documentaire (dont je ne me rappelle plus le nom) sur les delocalisations aux usa et qui expliquait que le probleme etait aussi que les machines industrielles ne cessent de se perfectionner et que les ouvriers americains etaient donc de moins en moins competents... la chine a pour ambition de recuperer les marches bas de gamme et les hauts de gamme, il ne faut pas se leurrer!! ldans le film poste dans un commentaire un peu plus haut, que je viens de visionner le chantage que font les chinois aux industriels francais de devoir delocaliser en chine toutes leur production d'ici 4 ans est tout simplement insuportable si c'est vrai!! comment les chinois ont-ils reussi a pourrir completement le systeme qui deja etait assez malade. comment la communaute mondiale les autorise a garder un yuen si faible??il me semble que les chinois jouent les uns contre les autres sans aucun etat d'ame pour l'equilibre planetaire.
je ne suis pas contre,bien sur ,que le citoyen chinois accede enfin a une vie plus decente mais je ne crois pas que ce soit le but du gouvernement chinois toujours aussi avide de pouvoir et d'autorite et qui semble tout pret a manipuler son peuple a cout de reve/propagande consumerisme .
l'idee d'un contre pouvoir au trop puissant uncle sam est bien sur tres allechant mais pas si c'est pour faire pire!! la chine est en guerre economique sans merci avec l'occident et des qu'elle pourra elle prendra le pouvoir pour imposer ses regles!! elle est en train de recuperer tous les savoir faire et les techniques de productions. je crois qu'on a vraiment tord de mettre sur le meme plan la chine,le bresil, l'inde ou la russie, differents pays, differentes motivations !! -
J-net
J'aime pas bien dire du mal, mais c'est vai que comme déjà dit ci-dessus, je reste sur ma faim dans ce fouilli-fouilla. J'ai cru comprendre Mme Coris, qui, il faut quand même bien le reconnaître, a été beaucoup beaucoup interrompue (elle fait des phrases longues, certes, mais si on la laissait aller au bout, on saurait peut-être où elle veut en venir).
C'est un peu comme si tous les chapîtres de l'émission avaient été survolés: les raccourcis médiatiques concernant les délocalisations, la part des délocalisations dans les suppressions d'emplois, le lien entre délocalisation et désindustrialisation, les autres causes de désindustrialisation (on les évoque tout le temps, on ne les nomme jamais, ou alors mon attention avait décroché quand ça a été dit), les autres causes de suppression d'emploi, la possibilité de relocaliser... Je suis peut-être un peu lente du bulbe mais j'ai eu le sentiment que tout ça était joyeusement mélangé, le traitement médiatique des délocalisations étant finalement la partie la plus claire (quoi que le décryptage des raccourcis effectués par lémédias ne soit pas limpide). Pour le coup -et contrairement à ce que dit un commentaire plus haut- on était bien dans @si... -
Sybille Hirondelle
Et le coût des transports ? L'essence à 2€ aujourd'hui, à 10€ dans quelques années, ça ne va pas pousser à la relocalisation ? Vous avez centré cette émission sur l'industrie, mais l'agriculture aussi est délocalisée, puisqu'on importe nos tomates d'Espagne tandis qu'on fait pousser du maïs partout. Quel impact va avoir la raréfaction des matières premières, à commencer par le pétrole, sur la mondialisation ? Voilà le sujet de votre prochaine émission ! -
Romain Desbois contre les méthodes stalinofascistes!
Déjà si on instaurait un salaire maximum (10, 20 , 30 fois le SMIC), cela ferait pas mal de bien.
Exemple :
Prenons une entreprise dont le plus haut salaire correspond à 1 000 SMIC par mois.
Décidons de le ramener à 500 SMIC (je fais généreux pour éviter les polémiques).
L’entreprise peut donc embaucher 500 personnes au SMIC sans que cela lui coûte 1 centime de plus (la masse salariale reste la même).
Imaginons qu’il n’y ait que 3 000 de ces gros salaires.
C’est 1 million et demi de personnes que l’on peut embaucher sans un seul centime de coût supplémentaire.
Mieux ce million et demi de chômeurs en moins va consommer, pouvoir payer leurs factures etc , mais fera baisser les cotisations chômage. Ce gain peut être redistribué sur les salaires mais peut aussi être basculé sur les retraites ( en baissant le taux de cotisation chômage et en augmentant le taux de cotisation retraite), ce qui du coup enlève tout argument qui justifierait que l’on ne revienne pas sur les réformes FIllon. -
Cultive ton jardin
Enfin fini de regarder l'émission, j'ai eu du mal, tout ça m'apparaît bien confus. Je crois qu'il manquait une (longue) liste de définitions précises pour savoir de quoi on parlait quand on prononçait tel ou tel mot. Manifestement, tous ne parlaient pas de la même chose. Et la bonne femme du Monde, pff... à part allumeuse de mèche avec son "1 à 6%", on voyait pas très bien où elle voulait en venir. Peut-être le sujet était-il trop large?
Quelques trucs surnagent:
- On parle beaucoup des bas salaires ailleurs pour faire pression sur les salaires ici. Mais ça, les moins nigauds d'entre nous l'avaient bien compris et ça devient contre productif: notre idéal serait-il d'être aussi mal payé qu'un Chinois ou une Marocaine?
- Relocaliser devient bien difficile quand toutes les structures ont disparu et qu'il manque toujours un maillon dans la chaîne si l'on ne fabrique pas de A à Z. Et qui peut désormais fabriquer de A à Z?
Et aussi, des sujets potentiels pour plus tard:
- On a pas parlé de la commercialisation, mais apparemment ces petites boîtes qui se sont lancées dans une production hexagonales butent là dessus.
- On a pas parlé non plus d'aide à l'investissement: ceux qui veulent créer ce type d'entreprises, apparemment à contre courant vu la force énorme de tous ceux qui vont contre ça pour des raisons diverses mais convergentes, comment trouveraient-ils une banque qui leur prête? Ici, un lien peut se faire avec des structures type Nef.
- Enfin, une vraie demande existe, de produits solides et RÉPARABLES. On en a marre de jeter des trucs volumineux et chers pour une panne de broutille. Fabriquer en France, pouvoir demander des comptes au fabricant, ferait peut être évoluer cette gabegie. Personnellement j'ai acheté des chaussures Bionat après avoir dû jeter des chaussures de moins d'un an qui s'étaient cisaillées, toutes deux au même endroit, à la jonction de la tige et de la semelle. Et pas du bas de gamme, hein. Si je garde mes Bionat trois ans, je suis financièrement gagnante. Si le ressemelage est réellement possible, alors je suis écologiquement gagnante. Ressemelage par retour à l'usine, bien sûr, les cordonniers ont disparu corps et biens. Et en attendant, je suis confortablement gagnante, des chaussures adaptées à un pied normal, ça court pas les rues.
Malheureusement, c'est un investissement qui n'est pas à la portée de tous, Karl Marx disait déjà que l'ouvrier, obligé faute de fric d'acheter de la pacotille, était "gaspilleur par nécessité". -
GIGI
Marie Coris n'est pas claire: manque de pédagogie;
en fait je n'arrive pas à faire un résumé, à tirer des conclusions;
monsieur Gibet n'est pas assez intervenu; pourtant il semble
qu'il avait des exemples réels ...
refaire une émission sur le sujet + fouillée (?) -
Kloé
Exemple de perles qui s'enfilent...
31.38 "C'est pour çà que je dis qu'il ne faut pas focaliser là-dessus, parce que si vraiment il y a une bataille des coûts, cette bataille-là elle est perdue, la compétitivité par les coûts elle est perdue."
Ce à quoi son contradicteur répond : attention les Allemand qui délocalisent par segments ne renoncent pas à la compétitivité par les coûts. Et Marie d'admettre oui oui...
34.17 "A focaliser sur les couts du marché du travail on oublie aussi que ce que vont chercher les Allemands en Europe de l'Est ce sont aussi des compétences et des compétences extrèmement pointues... L'Europe de l'Est ce sont quand même d'anciennes... d'anciennes.. puissances industrielles aussi... "
Les compétences made in Europe de l'Est existaient et existent (suffisamment....?) en ex-RDA réintégrée. La RDA était d'ailleurs connue dans le bloc de l'Est pour receler les meilleurs techniciens et les meilleurs cadres de tout le bloc de l'Est. La meilleure capacité industrielle de tout le bloc de l'Est si je ne m'abuse... Alors, ce que va chercher l'Allemagne en Europe de l'Est hors ex-RDA, (et ce dès la fin de l'URSS il y a vingt ans), c'est une influence voire une emprise politique sur son voisingage. Une suprématie politique autant qu'économique. Une suprématie politique par la dépendance économique et à terme, la pérénisation de la suprématie économique de l'Allemagne en Europe par la suprématie politique.
Cette approche et cette politique d'investissement tous azimut dans les autres pays du bloc de l'Est voisins ont correspondu et correspondent à une vision, une anticipation politiques exceptionnelles de l'Allemagne, quelque chose qui a été géré concommitament à la réunification, et peut-être même comme une des conditions du succès de la réunification.
En outre, la compétence de la main-d'oeuvre de l'Est a une réputation d'exception aussi surfaite que réelle. Enfin, il y a une compréhension mutuelle culturelle, historiques, sociale, toute naturelle entre les anciens de la RDA d'Allemagne et les anciens citoyens des autres pays de l'Est. Beaucoup de ceux-ci y compris ex-soviétiques ont migré ou se sont tournés prioritairement vers l'Allemagne réunifiée. Pour tout ce monde, c'est l'Allemagne la référence. Bref, on peut aussi dire que l'Allemagne "a su hériter" d'une partie de l'ancien empire des soviets.
Je note que la Chancellière est une ancienne de la RDA et à présent : le président (est-ce ainsi qu'on dit ?) aussi. 2 RDA à la tête de l'Allemagne, ça doit s'interpréter. Pas forcément négativement, car à n'est pas la question. La question est celle du sens des évènements. Aussi bien économiques que politiques.
Et quoiqu'en pensent les experts, surtout de nos jours, les évènements s'interpénètrent. Les niveaux de lecture aussi. Sinon on passe à côté du sens tout court, aussi bien dans les domaines d'expertises considérés (économique, politiques etc...) qu'au niveau du sens consolidé / sens global. -
Olivier V.
Je dois reconaître également que je préférai le format DS animateur + journaliste ou chroniqueur d'appoint, meme si j'aime beaucoup Anne-Sophie et ses articles sur l'économie, il faut reconnaître qu'elle n'est pas aussi "à l'aise" que DS dans l'animation d'un plateau. D'ailleurs systématiquement DS reprend subrepticement les rennes ce qui donne parfois lieu à des tensions que nous percevons..Je ne pense pas que la faute en incombe à DS, il est un conducteur de débat "naturel" ce que visiblement Anne-Sophie n'est pas. Sa gêne est communicative c'en est même parfois irritant tant le dispositif parait "forcé" et joué. -
Davenne
Bon, il faut que je le dise. Il faut que ça sorte. J'ai vraiment beaucoup beaucoup de mal avec les co-animations d'Anne-Sophie Jacques. Je n'arrive pas trop à expliquer pourquoi. Je ressens d'abord un pincement au ventre tant je la sens mal à l'aise / voulant paraître tellement à l'aise et du coup, je suis tendue jusqu'à ce qu'elle termine ses présentations. Il y a quelque chose qui ne colle pas, qui ne prend pas avec ce ton. Je n'y arrive pas. Et puis, franchement, la surenchère sur Coppé m'a parue bien inutile.
La direction des débats par le seul DS (avec intervention explicative d'un journaliste d'asi) me semblait beaucoup plus efficace.
(et puis le "Anne-So" de DS... euh... On vous dérange ?!). -
EM
Bon ben, déçu. Le sujet était beau, mais son traitement pas structuré, et l'on ne voit pas trop où l'on va. J'ai l'impression, en ce moment, que les émissions tournent en rond.
Marie Corris était brouillon, pas très pédagogique. Son article du Monde m'avait déjà paru, à quelques rares passages, un peu flou. Mais il est en tout cas dommage qu'on l'ait coupé souvent, ce qui n'arrangeait rien. -
joelle lanteri
le problème c'est qu'on est devenu de véritable tomates hors sol une carte bancaire entre les dents.le travail est donc séparé de la terre.
il y a plus rien que nous sachions produire de nos mains.pourtant ce la ne donne pas assez d'activité pourquoi?
peut être qu'il faudra un jour que le temps du travail soit strictement encadré pas plus de 30h par semaine pour que chacun est un revenu en complément d'un revenu de solidarité.
le reste du temps sera consacré à la créativité l'innovation l'art en général et le soutien à des parcours de vie .notre société va inéluctablement vers un paradis j'en suis persuadé; -
Nicole BAUR
Je me suis installée pour suivre attentivement cette émission, ravie de pouvoirs capter quelques éléments de compréhension supplémentaires à mon approche de l'économie... mais j'avoue n'avoir rien compris! Et j'ai abandonné avant la fin.
Je n'ai pas les cométences pour entrer dans le débat, mais je suis souvent déçue et surprise de l'ethnocentrisme des médias français. Vous êtes un grand pays d'accord, mais vous semblez oublier que vous avez des voisins autres que l'Allemagne qui, en outre, parlent français et qui vous suivent...Saviez-vous que les perpsectives de croissance pour l'année en cours de votre petit voisin la Suisse ont été revues à la hausse cette semaine? Que notre parlement fédéral vient de débattre largement du Swiss made pour savoir s'il s'agit d'admettre 50 ou 60% de composants produits en Suisse pour accepter le label? Que notre industrie horlogère cartonne? Le haut de gamme bien sûr mais aussi les produits Swatch à bas prix. Sans parler de l'industrie de la machine-outil, des pharmaceutiques, etc. qui semblent se porter comme un charme...
Tout cela aurait peut-être apporté une dimension un peu moins dogmatique au débat entre protectionnisme et délocalisations.
Je souhaiterais que les médias français fassent preuve d'un peu plus d'ouverture et de curiosité. Le nombre de frontaliers français travaillant dans nos usines, nos hôpitaux et nos insitutions pourraient également vous y inciter... tout comme d'ailleurs le nombre d'abonnés francophones d'ASI.
A bon entendeur.... merci! -
loblat
+1
Ruffin est son excellent "La guerre des classes".