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zozefine
petite nouvelle de hongrie : ça maniffe contre orban. pour qui a regardé l'émission, cequi suit n'étonnera personne :
"Le parti Fidesz au pouvoir a minimisé le rassemblement et a fait valoir le fait qu'il avait commencé à rétablir la stabilité économique tout en préservant la stabilité politique du pays tout au long de ce processus. La cote de popularité d'Orban et de son parti s'est effondrée depuis leur arrivée au pouvoir en 2010. Dans les derniers sondages, le Fidesz est crédité de 25% d'opinions favorables. Les prochaines élections législatives doivent se tenir en 2014. "
c'est ici ça bouge en magyarorszag -
freudqo
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zozefine
depuis, plein d'émissions sur la hongrie, avec, trouve-je, un certain manque d'affolement devant la dérive autoritariste et quasi dictatoriale d'orban, manque d'affolement qui a un arrière goût, très dégueu, d' "accords de munich"... -
Flecktarn
Paul Gradvohl à 48', "l'indépendance de la banque centrale, ça veut dire qu'on peut connaitre les chiffres".
Cet homme doit se droguer s'il pense qu'on connait les chiffres de la BCE ou de la FED, qui a lâché sur les marchés des milliers de milliards de dollars y compris à des compagnies étrangères, à l'insu de Washington et pendant des années et dont personne à ce jour ne connait l'étendue malgré un audit. D'autre part, ces révélations n'ont aucun effet sur l'inflation, ce qui veut dire que la valeur du dollar n'est pas du tout dans une dynamique objective liée à la richesse qu'il est censé représenter, puisqu'on peut multiplier les dollars sans que leur valeur ne baisse.
Bien sur que personne ne connait les chiffres de rien, l'INSEE publie un indice de l'inflation, le SMIC a une augmentation automatique si cet indice atteint 2%, et il est perpétuellement à 1,999999.
Tous les indicateurs sont mensongers, manipulés dans l'intérêt politique, et plus particulièrement ceux de la monnaie. Et M. Gradvohl fait son naïf qui prétend que dans les démocraties (ou lorsqu'on vote un referendum le gouvernement passe outre le résultat) on connait les chiffres.
La différence si on ne connait pas les chiffres ... c'est qu'on ne nous ment pas ouvertement mais par omission. -
Flecktarn
A 33", Pierre Verluise en décrivant "l'héritage politique Hongrois", avec "tous pourris", invective, absence de débat, insultes, se rend-il compte que la différence qu'il essaye de marquer avec les pays "authentiquement démocratiques" qui donnent des leçons à la Hongrie, tels que le notre par exemple, sont exactement dans la même situation ?
Certes, le diktat d'un seul, la campagne électorale purement faite sur les insultes n'est pas notre héritage, mais il est notre pratique d'aujourd'hui. Les Britanniques aux dernières élections ont tenté de paralyser le système en ne dégageant pas de majorité, la dernière campagne Italienne était aussi un monceau d'insultes, à l'époque ou les Italiens avaient encore le droit de vote.
Cet état de fait a deux raisons principales :
- La communication a remplacé la politique car elle est plus efficace en terme de résultat aux élections.
- Le pouvoir politique n'appartient plus aux politiques qui ont tout confié à des super-bureaucrates non-élus, mais afin de se garder les miettes ils doivent continuer de convaincre le public qu'ils servent à quelque chose, et que la "démocratie" existe toujours afin que le système en place perdure. (bien sur retirer le droit de vote est un indice défavorable, mais la presse fait comme si elle n'avait rien vu).
Les politiques échouent tous, dans toute l'Europe, à convaincre. Personne ne les croit parce que non seulement ils mentent, mais aussi parce qu'ils n'essayent même plus de nous vendre des idées. C'est symptomatique d'une chose tellement évidente qu'elle crève les yeux : si les politiques n'essayent pas d'améliorer le système c'est parce qu'IL EST PARFAIT. (de la même façon que l'U.R.S.S avait créé le paradis sur terre).
Et Orban ose le sacrilège, il essaye de contrarier "la politique de Dieu" en piquant leur pouvoir aux technocrates de Bruxelles. Le nazi : il veut faire sa propre politique monétaire plutôt que de laisser Goldman Sachs s'en charger. Si au lieu de regarder la paille dans l’œil de nos voisins, on regardait la poutre de soutien de la tour Eiffel qu'on a dans le notre, on aurait davantage de chances d'avancer. Orban est peut-être un pourri assoiffé de pouvoir, mais au moins il ne fait pas comme si rien n'était possible et qu'on vivait au paradis, lui. -
Damien
Samedi, je tracte (pour le Front de Gauche) sur le marché. Interpellation par un marchand d'origine hongroise : "La gauche, vous devriez soutenir le gouvernement hongrois et Orban en ce moment". Sa théorie pour expliquer l'ambiance anti-Orban actuelle : Orban a voulu encadrer les banques, combattre les marchés, donc tous les pays européens qui ne souhaitent surtout pas ça lui tombe dessus.
Maintenant il faut que je me jette sur cette émission, pour me faire une opinion et pouvoir lui répondre samedi prochain. -
Christian
Bonjour
La couverture des manifestations pour la démocratie en Hongrie est édifiante, comme vous le montrez. Cela dit, je me rappelle d'une manifestation à Rennes, en mars 2003, où nous étions 15.000/20.000 à réclamer un statut officiel pour la langue bretonne ; une belle manif, pacifique, avec les bagadoù (formations de musique bretonne), en tête... Mais cette manif n'a eu aucune couverture dans les médias nationaux !!! Nous aurions été autant à Paris, quelle couverture aurions-nous eue ? Le "hic", c'est que cette manif tombait aux débuts de la guerre en Irak. Il y avait donc d'autres "urgences" que notre langue bretonne (mais il y a toujours d'autres urgences, n'est-ce pas ?). Des articles dans la presse régionale, oui. sur France 3 Bretagne. Un flash sur France info. Et puis rien (si quelques moqueries dans une émission de Ruquier). Et c'est tout pour l'impact médiatique (je pense que l'impact vis-à-vis des élus régionaux a été autrement fort). Donc les impasses faits par les médias "nationaux", publics ou privés, on connaît aussi. En toute démocratie.
Kenavo
Christian Le Meut -
Atom
Je prends le train en retard, j'ai pu voir l'émission que maintenant, j'ai beaucoup apprécié, on y apprends beaucoup de choses, mais je ne peux m’empêcher de regretter de ne voir cette émission que maintenant, j'adore asi, mais j'aimerais bien qu'elle ne cherche pas a être tout le monde dans le timing médiatique, j'avais trouvé très bien de faire une émission sur Fukushima bien aprés la catastrophe. Du coup Asi m'apprends certes plus que les médias traditionnels, mais pas vraiment avant... -
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hmmm hmmm
"Démocrature"... Ben alors, qu'est-ce qui vous prend à tous? La langue française n'est-elle pas assez riche? Pourquoi inventer un mot idiot qui ne veut rien dire? Parce que si une "démocrature" c'est une démocratie avec une information contrôlée, manipulée et muselée, ça ne concerne pas que la Hongrie : l'Italie, la France et les Etats-Unis au minimum doivent être cités... Si vous voulez dire que la "démocratie" n'existe plus dans la modernité, pourquoi pas... Mais "démocrature"... C'est une blague ou de la novlangue?
Voici un parfait exemple de langage journalistique déplorable et je trouve triste que vous l'utilisiez et le cautionniez. Franchement, vous êtes au-dessus de ça.
Allez, je prend les paris, d'ici deux semaines, on aura de la "démocrature" dans les journaux et à la télévision. Qui suit? -
iwan
Très intéressant, la Hongrie ressemble de plus en plus à la France. Les comparaisons sont très intéressantes et il serait du devoir des journalistes de travailler cette analyse. Las, il n'y en a jamais, juste des propos pour montrer "qu'ailleurs, c'est pire". Dommage, encore un acte manqué!! -
Yanne
Merci pour cette émission, j'ai l'impression d'en savoir beaucoup plus. -
Nehemiah
J'ai été très étonné de constater que Daniel Schneiderman n'aurait apparemment jamais entendu parler de l'indice de perception de la corruption de Transparence International. J'ai cru sur l'instant qu'il jouait un rôle, mais non il semblait vraiment sincère ! Quand je pense à la place que tient cette question parmi les valeurs qu'il défend constamment, et à la manière dont toutes les émissions sont soigneusement documentées, je m'interroge tout à coup sur le style Schneiderman...
J'ai souvent vue à l'oeuvre sa technique je-suis-l'avocat-du-diable, et l'on connait tous sa marque de fabrique j'interromps-dès-que-j'ai-pas-compris-c'est-à-dire-tout-le-temps , ou sa variante stop-langue-de-bois-on-me-la-fait-pas. Mais la variante j'y-connais-rien-en-j'en-suis-fier ne m'étais pas apparue si clairement jusqu'à présent !
Comment quelqu'un de si attaché à l'idée de transparence peut-il ainsi claironner du menton qu'il n'a jamais entendu parler du principal indicateur de l'ONG qui porte justement le nom de Transparence ? Or visuellement, j'aurai presque perçu du dédain de sa part ! (... Je devrais sans doute changer de lunettes !) J'avoue donc, et vous l'avez compris, que j'ai été un peu choqué.
Voilà, c'était juste ça, sinon j'ai trouvé l'émission plus qu'intéressante et très enrichissante, pour quiconque ne connaît pas la Hongrie, ce qui est mon cas. J'ai particulièrement apprécié la grande limpidité de Florence Labruyère. L'air de rien c'était impressionnant ! -
Maud
Très bonne emission qui permet de découvrir beaucoup de choses sur le déail des mesures prises en Hongrie. Cependant les intervenants pris dans une structure de pensée vont jusqu'à assimiler qu'un gouvernement qui souhaiterait contrôler sa banque centrale serait par définition autoritaire. Rappelons tout de même que la plupart des pays démocratiques ont pendant des lustres contrôler leur banque centrale et que certain le font encore. Alors là il y a eu un glissement idéologique. Des personnalités hautement démocrates le réclament et ne citer que le Front National est un peu court. Par ailleurs D Schneiderman a bien eu raison de souligner, avec une certaine ironie, combien certaines mesures sont proches du fonctionnement de la France. Si la culture démocratique en France n'était pas si ancienne par rapport à la Hongrie avec le président actuel ne serions nous pas déjà en avance sur la Hongrie. (Retour en arrière : le président nomme les présidents des chaînes du service public : quelques protestations bien vite étouffée, on en parle plus depuis longtemps ! on pourrait multiplier les exemples). -
Thierry Le Gueut
Emission intéressante sur un pays dont on parle (à l'exception actuelle) trop peu.
Bon, évidemment un regret: faire débattre 3 personnes qui sont d'accord sur l'essentiel pour condamner Orban, c' est un peu juste, pour le moins...
Ca avait un petit coté Corée du Nord, qu'heureusement, DS et quelques divergences entre les participants ont atténué.
Un autre regret, le manque de contextualisation historique.L'histoire de la Hongrie ne se limite pas à Horthy, personnage important , certes, dans le contexte de la 2° GM, mais bon...Il y a eu un avant, assez lourd dans les fragmentations géographiques, et un après, tout aussi lourd, face à une certaine application de la doctrine de "l'Etat frère".On aurait aimé un peu de recul, et d'analyse...
Donc, pour résumer, "Bien"(quand même), mais peut tout de "même mieux faire" car un peu d'alter-discours ne fait jamais de mal, même si DS, sans doute un peu ennuyé par le monolithisme du débat, s'y est essayé (pas trop mal, je dois dire) -
REINE DUMARCAY
Pouvez-vous cesser de fustiger sans jamais étayer vos propos l'action de M. CHAVEZ, à part criailler. Démontrez donc en quoi ce Monsieur piétine les droits des vénézuéliens plus qu'en Europe ?
Aujourd"hui M. ORBAN a une tentation dictatoriale certes, mais sachons raison garder, M. SARKOZY a une tentation tyrannique ce qui n'est pas mieux. Voire la nomination des "impétrants" députés et sénateurs UMP par leur petit chef et leur totale obéissance à sa voix . De même la rage de M. SARKOZY face au 3e pouvoir la Justice qu'il n'arrive pas à mettre à sa botte.
La seule mesure d'Orban qui déclenche une telle fureur médiatique en Europe à son encontre est l'autorité politique du gouvernement hongrois sur la Banque Centrale. SACRILEGE !
L'Union Européenne voit d'un bonne oeil toutes les mesures antidémocratiques - nomination de M. BARROSO à la tête de la Commission" alors qu'il est recalé par le vote portugais, vote du traité de Lisbonne par les élus UMP sur ordre de M. SARKOZY alors que les électeurs ont voté contre le TCE, présence de l'extrème droite grecque au pouvoir, nomination sans avis du peuple de M. PAPADEMOS, ancien de la BCE comme chef du gouvernement grec, nomination de M. MONTI, ancien de GOLDMAN SACHS à la tête du gouvernement Italien, présence de M. DE GUINDES (je ne suis pas certaine de l'orthographe) ancien collaborateur de LEHMAN BROTHER, en qualité de Ministre des Finances du gouvernement Espagnol et cerise sur le gâteau nomination de M. Mario DRAGHI ancien de GOLDMAN SACHS à la tête de la BCE. -
fer
Excellente émission.
Deux liens en complément pour bien comprendre ce qui se passe (deux intellectuels hongrois) et pour tordre le cou au mythe d'Orban, porte-parole de l'autre gauche:
http://www.hu-lala.org/2012/01/05/bienvenue-en-orbanistan/
Surtout celui-là d'un intellectuel proche des idées du Front de Gauche français:
http://www.presseurop.eu/fr/content/article/1350141-contre-orban-oui-avec-l-etranger-non -
?om
Le fond du problème, à mon avis, est que ce n’est pas aux hommes au pouvoir d’écrire les règles du pouvoir.
C'est ce que défend Étienne Chouard, avec le tirage au sort.
Un résumé est présenté sur le site Le Message.
C'est un sujet qui m'intéresserait beaucoup pour une prochaine émission. -
zozefine
quelque chose dont je regrette un peu l'absence, malgré l'intérêt de l'émission, c'est une contextualisation de cette situation politique autoritariste (et c'est un euphémisme), auquel on ne voit pas qui pourra s'opposer ni comment ("grâce" aux nouvelles lois électorales). par exemple, je serais extrêmement curieuse de savoir jusqu'à quel point les extrêmes droites hongroises et autrichiennes se ressemblent et, voire, se soutiennent. également les rapports d'orban avec la russie de poutine.
autre chose, qui m'a étonnée : je sais que "de mon temps", les hongrois se disaient non pas catholiques, mais protestants, tout au moins évangélistes. je me demande comment s'est faite cette transformation religieuse (et j'ai bien apprécié le coup de la télé évangélique qui essaie de fournir une info pas trop tordue par la loi sur l'information - démente aussi)
j'aimerais ajouter également ceci :
la hongrie des années 80 n'était pas, et de très très loin, le tombeau oppressant et oppressé qu'était l'allemagne de l'est, par exemple. d'ailleurs, on avait fait connaissance d'allemandes de l'est à budapest qui étaient venues là justement pour faire du tourisme dans un pays "libre" (elles n'avaient le droit, après moultes démarches, qu'à visiter les pays du bloc de l'est. et leur premier choix était évident semble-t-il pour elles : la hongrie). il y avait beaucoup de petits bizness privés, genre bistrots, ou épiceries. c'était un communisme très très soft, en gros. et là aussi, les fonctionnaires, payés au lance-pierres comme ils l'étaient, faisaient souvent un 2ème petit job pour arrondir les fins de mois. par contre, tout ce qui était théâtre, opéra, concerts, en fait tout ce qui était culturel était pratiquement gratuit, même si entre la frénésie culturelle de budapest et un peu de debrecen et la vie dans les campagnes, il y avait un immense fossé. et mais c'est le cas partout, il me semble. en plus, la hongrie est un petit pays, et il était loisible d'aller en ville très facilement (mais bon, avec la trabant... je vous dis pas l'asphyxie aux heures de pointe !). également tout ce qui était éducatif était bien, et le taux d'alphabétisation et de gens diplômés semblait vraiment supérieur aux taux des pays voisins, comme la bulgarie. bref, c'était un pays où, mis à part l'antisémitisme et l'antitsiganisme ambiants, assez pénibles, on pouvait imaginer poser les valises un moment. une seule chose dépassait en détestation les juifs et les tsiganes, c'était les ottomans.
et je pense qu'on ne parle pas assez d'une source, à mon avis très profonde, d'amertume et d'esprit de revanche, et qui se manifeste de manière extrêmement vicieuse par le droit de vote donnés aux roumains, bulgares, etc. d'origine hongroise (mesure démente, si on y réfléchit bien) : ce sont les pertes territoriales au fil des 2 guerres mondiales (la grand-mère de mon mari s'est retrouvée roumaine du jour au lendemain, ainsi que des milliers et des milliers de hongrois). perdant du coup également des terres fertiles, des cités, des forêts, des lieux d'histoire et de mémoire. quand on dit que les balkans sont une poudrière, pour s'en convaincre, il faut regarder les cartes géopolitiques chronologiquement : ces découpages ne peuvent laisser que des plaies béantes et purulentes que rien, et en tout cas pas le triomphe du néo-libéralisme, ne peut cicatriser. -
Anne Reynaud
La Hongrie comme sujet de la semaine? Alors qu'un événement intersidéral s'apprête à bouleverser le quotidien des français, annoncé par une fusée en ASCII, le compte tweeter de mamie du Cantal et efb7929e6a5b7dcc6ebb79aa3c45af13? Vous savez qu'il y en a qui se relève la nuit pour savoir s'il y a du 9 avant le 12? Par exemple ce jeudi c'est dingue, les moteurs de la fusée ont été allumés!! Alors la Hongrie...