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  • Tristan Le Gall 15 avril 2026 à 23:18

    Il y a un schéma qui se répète régulièrement:


    1. 1) Les Russes commettent un crime de guerre
    2. 2) L'Ukraine dénonce ce crime; la Russie accuse l'Ukraine d'avoir commis ce crime. Les média occidentaux se contentent de relayer les deux paroles, généralement sans prendre partie
    3. 3) Des mois voire des années plus tard, une enquête sérieuse prouve que, effectivement, ce sont bien les Russes qui ont commis ce crime
    4. 4) Bien entendu, cette enquête n'est pas (ou trop peu) reprise par les média, ce qui fait que le public reste sur sa première impression

    J'ajouterai que les "idiots utiles" pro-russe relaient abondamment le point de vue russe de l'étape 2; quand la vérité éclate, soit ils se taisent, soient ils continuent à répéter leurs mensonges. 


    Le premier exemple de ce schéma a eu lieu en 2014, lorsque les Russes ont abattu l'avion MH17 de la Malaysian Airlines. Les Russes ont bien entendu accusé les Ukrainiens, mais très rapidement une enquête de Bellingcat révélait que le Buk qui avait abattu l'avion provenait de Russie (et y était reparti peu de temps après avoir commis ce crime). Arret sur image avait organisé une émission/débat sur le sujet, durant laquelle Jean-Marc Manach, qui avait écrit une très bonne chronique, était opposé à Olivier Berruyer qui, avec la plus parfaite mauvaise foi, une bonne dose d'agressivité et des arguments plus que douteux (mais dont la rhétorique impressionnait à l'oral), essayait de disculper les Russes. Tout cela, c'était en 2014. Ce n'est que des années plus tard que l'enquête internationale (résumée ici par Xavier Tytelmann) arrivera aux mêmes conclusions que l'enquête de Bellingcat, qui avait vu quasiment tout juste. A ma connaissance, Berruyer n'a jamais admis son erreur, la dernière fois qu'il a parlé de l'affaire sur son blog c'était pour dire "on ne sait pas qui a fait ça" (alors que l'enquête de Bellingcat était sortie un an avant). En 2022, un tribunal néerlandais a condamné les responsables (par contumace), dont le fameux Igor Gikrin, chef militaires des "séparatistes ukrainiens" (et qui n'est pas Ukrainien mais membre des services secrets russes).  La Russie a été reconnue coupable par l'OACI en 2025.


    Voici quelques autres crimes pour lesquels ce schéma s'est répété:


    • Le 8 avril 2022, les Russes (et/ou les "séparatistes") lancent un missile Tochka-U sur la gare de Kramatorsk, tuant au minimum 50 personnes. Les Russes accusent les Ukrainiens, mais Bellingcat démontent rapidement tous leurs "arguments" mensongers, et identifient d'où vient l'attaque: des territoires contrôlés par les Russes. 

    • Dans la nuit du 28 au 29 juillet 2022, la prison d'Olenivka prend feu, tuant des prisonniers de guerre ukrainiens qui s'y trouvaient. La Russie accuse l'Ukraine d'avoir utilisé des roquettes HIMARS contre cette prison. Un an après le massacre, l'ONU publiera un rapport rejetant les accusations russes.

    • La centrale nucléaire de Zaporijja a fait l'objet de nombreuses attaques (à l'artillerie, avec des drones et des roquettes) que chaque camp accuse l'autre d'avoir commis. Lors d'une inspection de la centrale, les Russes ont tenté de convaincre Rossi qu'une roquette avait tourné à 180° pour expliquer pourquoi tout indiquait que cette roquette, tombée sur la centrale, venait du territoire contrôlé par les Russes.

    • Le 6 juin 2023, alors que la "contre-offensive ukrainienne" venait tout juste de débuter, les Russes ont fait exploser de l'intérieur barrage de Nova Kakhovka, provoquant un désastre environnemental. Les Russes ont accusé l'Ukraine de cette destruction avec des roquettes HIMARS. Dans mon billet publié une semaine après les faits, je montrais pourquoi c'était très probablement les Russes qui étaient à l'origine de cette destruction. Une enquête très complète, publiée un an plus tard, arrivait aux mêmes conclusions.



    Le pire est de s'habituer au pire


    La longue liste de ces crimes conduit presque inévitablement à un effet de saturation. Chaque semaine, chaque jour, l'horreur se poursuit, anesthésiant notre empathie, qu'on le veuille ou non. Passés les premiers mois de la guerre, l'Ukraine a été reléguée à un sujet de fond dans les média, jamais tout à fait oubliée, mais qui n'apporte pas aux journalistes la nouveauté dont ils sont tant friands. On annonce le nombre de morts des attaques nocturnes, on a parfois le droit à des reportages, mais rien qui permette de transcrire l'échelle des destructions que subit l'Ukraine. Entre les frappes sur les arrières et les morts au front, les Ukrainiens ont des dizaines de morts par jour, tous les jours depuis plus de 4 ans. 


    Quand il y a eu les attentats du 13 novembre 2015, la France à été choquée, à juste titre, par ces 130 morts. Les Ukrainiens subissent deux fois pire, chaque semaine, alors que leur population est deux fois moins nombreuse que la population française. Tous ces morts ne sont pas le résultats de crimes de guerre, et si la défense anti-aérienne protège heureusement en partie l'Ukraine des attaques aériennes qui ont lieu chaque nuit, il y a toujours des drones ou des missiles qui passent, tuant des familles, des enfants, des parents, dans une vaste campagne de terreur voulue par Poutine et orchestrée par l'armée russe. 


    Aussi, même si c'est difficile, il faut s'efforcer de ne pas s'habituer à cette situation, à ne pas l'accepter comme une nouvelle normalité. L'armée russe est une bande de terroristes sanguinaires; chaque jour qui passe, chaque nouveau crime devrait attiser notre colère et non anesthésier notre indignation. Nous le devons à toutes celles et ceux qui ont été tués, mutilés, torturés, violés par l'armée russe dans cette guerre absurde que, par faiblesse morale, nous laissons continuer en Europe. La seule réponse moralement acceptable à tous ces crimes est de faire en sorte que l'armée russe soit détruite, les criminels pourchassés et punis, et leurs complices (y compris ceux qui vivent en Occident) mis hors d'état de nuire. Ce n'est qu'ainsi que nous pourront avoir la Paix et la Justice en Europe.

  • Ferdinand14 9 avril 2026 à 20:11

    https://snjcgt.fr/2026/04/09/dans-la-presse-independante-en-ligne-un-cadre-social-deja-rattrape-par-le-smic/

  • Ervé 9 avril 2026 à 13:39

    Il y a quelque temps qu'on avait pas revu sa tronche.
    Yanis Varoufakis, ministre des finances du gouvernement Tsitsipas en 2015, réapparait sur Russia Today pour accuser l'Europe d'être responsable de la situation en Ukraine !
    Il y a dix ans, j'approuvais sans réserve sa contestation radicale des décisions coercitives imposées par Bruxelles à la Grèce, sans me douter que cet anti-européanisme justifié allait le conduire à cautionner l'invasion russe.

  • joro 8 avril 2026 à 23:42

    Le sujet a priori est intéressant, mais il faudrait bosser un peu plus pour que l'émission soit intéressante ; si le jeune doctorant de l'INALCO apporte une belle analyse sur les modes de communication de Lavrov le journaliste sur le plateau n'a pas grand' chose à dire sinon raconter son vécu et ses échecs... Lui qui voit dans les mains de Salomé une pressante envie de poser des questions qui fâchent, mais qu'elle ne posera jamais...  IL me semble que cet homme  ne veut entendre de la part de ses interlocuteurs que ce qu'il est disposé à entendre a priori. Le choix de ce journaliste est médiocre , pour le moins. 

    Plusieurs points : 

    1. Qui a déjà vu un quelconque membre de gouvernement sur un média quelconque dire du mal de la politique du gouvernement auquel il appartient et ne pas propager la propagande de son gouvernement ? Barrot, Rubio, Lavrov, Poutine, Lecornu, Nétanyahou, Macron, etc. ? Il n'y a que Trump qui sorte du lot, car il dit tout et son contraire, et à chaque fois, c'est n'importe quoi (ou ça parait tel) ; c'est une autre manière d'enfumage, à laquelle nous ne sommes pas habitués, mais c'est peut-être l'avenir de l'enfumage ? 

    2.  Qui a vu des journalistes français (du genre Salomé trop bien installée pour ne prendre aucun risque - voir le sort qui a été réservée à sa consoeur dont elle a pris la place !) poser des questions dérangeantes, pertinentes et impertinentes  à une autorité quelconque ? Et là, contrairement à son habitude, elle est particulièrement importune... Il faut bien défendre les positions de va-t-en-guerre de son compagnon Glucksman ...

    3. Pour organiser un tel entretien, je suppose qu'il doit y avoir des accords préalables ;  Lavrov (et son équipe) ont dû poser des conditions quant à l'image : lui seul, en alternance avec Salamé, paraitrait à l'écran dans un cadre et des plans convenus, avec du mobilier et des accessoires convenus et rien d'autre ; comment peut-on avoir la naïveté de croire que France 2 aurait dû projeter simultanément quelques images ou vidéos pour mettre à mal le discours de Lavrov ? 

    Il faut être passablement niais pour reprocher ça à France 2, et plus précisément à Salamé, comme le fait  madame Nassira El Moaddem! Peut-être que France 2 aurait pu le faire juste avant, ou juste après la diffusion de l'interview, mais cette décision n'appartient pas à Salamé; c'est celle de la rédaction du journal et probablement de la direction de la chaine. C'est une manière de préserver l'avenir pour de prochains scoops avec des dirigeants pas forcément grands humanistes !

    4. Tous ces spécialistes dont on nous présente les tweets en début d'émission qui sont-ils ? D'où parlent-ils ? Madame Nassira El Moaddem commet une erreur digne des médias qu'elle critique à longueur d'émissions ; elle donne pour agent comptant les commentaires venus de X (encore abonnée au réseau d'extrême-droite apparemment) sans jamais indiquer plus précisément qui sont ces gens sinon que par le nom très vague de "chercheur", "journaliste" qualifiés de l'adjectif tout aussi vague de "spécialiste"

    5. Une expression de Nassira El Moaddem m'interroge profondément sur le parti pris anti-russe de cette dame : "la question russe" qui semble dans sa bouche recouvrir un champ immense, bien plus important que la seule interview de Lavrov ; rejoint-elle le tropisme anti-russe qui remonte au début du XVIIIᵉ siècle et qui a fait les beaux jours de la propagande nazie sur les slaves, race inférieure à esclavagiser, ou à exterminer, au même titre que les juifs et les tziganes ?

    6. Et que vient faire cet amalgame entre l'attaque de la droite contre le nouveau maire de Saint-Denis portée par la sphère Bolloré (et France 2 entre autres services publics) et l'ancienne directrice de RT France qui a son rond de serviette dans la même sphère ? Les propos racistes condamnables contre le maire de Saint-Denis devraient- ils disqualifier automatiquement la présence et les propos de cette dame sur cette même chaine ? N'est-ce pas utiliser une méthode similaire à celles de Lavrov dénoncées tout le long de l'émission présente ? C'est une méthode qui me semble malheureusement souvent utiliser par Nassira El Moaddem, peut-être à son corps défendant ; les enjeux en sont heureusement moins tragiques que lorsque c'est un ministre d'un gouvernement dictatorial et en guerre qui les emploie, mais ça soulève la question du tropisme anti-russe multiséculaire.


    Pour conclure : 

    Cette émission est marquée essentiellement par une hostilité à Salamé et son manque de pugnacité (réel) ; elle est pourtant sans surprise au regard de ses plateaux avec des officiels israéliens, français ou autres, où, avec sa veulerie permanente d'intervieweuse, elle est encore plus assujettie qu'ici.

     Rien de nouveau donc ; cependant Il est étonnant que ce soit à propos de l'interview d'un ministre russe qu'Arrêt sur images et autres médias relèvent sa médiocrité (voir le point 5 ci-dessus).

     Là où ce serait réussi c'est de prendre chaque point de l'interview, de citer les manques et mensonges de Lavrov (en gros de faire ce qu'il est reproché à France 2 de ne pas avoir fait) ; le top aurait été de faire cela sur les interventions de X personnages politiques au pouvoir dans différents pays, sur une période récente donnée, et de déboguer tout cela.  La propagande est partout et aucune parole de dirigeant n'est crédible sans analyse et expertise contradictoires : les interventions de Zelenski ne sont pas moins de la propagande que celles des officiels russes ; elles ne sont toutefois pas considérées comme telles en Occident où nos gouvernants et nos médias sont de parti pris au lieu de rechercher sérieusement à proposer un accord de paix. (Derrière les grands principes claironnés il y a l'enrichissement des marchands de mort et un réarmement accéléré qui engraisse le capitalisme et met un frein à toutes les mesures sociales de répartitions plus équitables, insupportables pour le Capital). 

    Mais pour cela, il aurait fallu bosser très dur (compte tenu du temps nécessaire pour traiter un tel sujet en une semaine maxi), et Arrêt sur images a peut-être perdu nombre de journalistes qui en auraient été capables !

  • Youri Llygotme 8 avril 2026 à 11:53

    Insupportable cet interview de dix minutes du criminel de guerre totalitaire Lavrov défendant son pays.

    Et comme je suis très influençable, je le crois mot pour mot.

    Vite rendez nous notre ami habituel, le génocidaire Rafowitz. 

    On se voit presque tous les jours, on se tutoie et je l'appelle Olivier.

  • Julot Iglésias 7 avril 2026 à 21:44

    Je ne sais d'ASI lit encore les messages postés sur ce forum. A tout hasard, je voudrais  lui transmettre une information - toute fraiche -  qui pourra l'éclairer sur les origines de la guerre en Ukraine. Le vice président américian J.D. Vance, en visite officielle en Hongrie aujourd'hui, a déclaré : "Si Donald Trump avait été président en 2022, la guerre na'aurait jamai eu lieu. N'est-cepas un aveu concernant la responsablilté des USA sur le déclenchement de cette guerre ?

  • Julot Iglésias 7 avril 2026 à 18:39

    Parcourant tranquillement les programmes de la télé sur le site de Télérama (une vieille manie alors que je regarde plus la télé depuis des années ...), je tombe sur le titre suivant présentant une émission devant être diffusée ce soir sur Arte :

    “L’Europe dans la main de Poutine ?”, une enquête édifiante sur l’ingérence de Moscou

    Suivi du chapo :
       
    Le renseignement russe exploite les faiblesses et les divisions des Européens pour servir le grand projet du Kremlin : anéantir la démocratie.

    La propagande anti russe est vraiment quotidienne sur les chaines de télé et de radio publiques.  
    Vous avez bien lu : "Le projet du Kremlin d'anéantir la démocratie » . Sur Arte à une heure de grande écoute !
    Comment l’Arcom peut-elle tolérer de telles ignominies ?

  • Romaine du Nord 7 avril 2026 à 11:44

    Je pense que le problème n'est pas tant d'avoir interviewé un représentant du gouvernement russe, mais plutôt d'avoir laissé L.S mener cette interview hautement sensible et France Télé la diffuser au public telle quelle.

    Interviewer ce genre d'interlocuteur nécessite au moins une pointure en matière de journalisme (ce que L.S n'est pas du tout) et un (e) spécialiste de la Russie pour le/sa seconder et préparer le narratif et les réponses. 

    Et si comme je le crains l'objectif était de faire une sorte de buzz (ou "moment") peu importe ce que le public en retient et la véracité des propos, c'est une honte. 


  • Julot Iglésias 7 avril 2026 à 07:36


    Voici le type d'émissions qu'on aimerait voir sur ASI :


    1,2https://www.youtube.com/watch?v=VoZ5he6hvzo



    6 avril 2026 à 19:26

    Donc on a le droit à toutes les propagandes sur ASI sauf à la propagande Russe, vous pensez avec Nassira que l'on est trop bêtes pour faire la différence !!!

  • JV 6 avril 2026 à 19:09

    Donc si je comprends bien, les Russes c'est vraiment le diable à moins que si par exemple un officiel Israélien, un officiel américain étaient interviewés sur un journal français vous réagiriez pareil mais j'ai un gros doute. Mediapart, TF1, France2, Franceinfo, LCI, l'ennemi c'est la Russie mais attention il y a aussi la Chine, par contre Israël et les USA c'est nos amis qui mettent le feu au monde mais c'est des gentils. N'est-ce pas ?


  • Petit_tofu 6 avril 2026 à 18:41

    Merci pour cette émission.

    Heureusement qu'il est possible de la télécharger puisque les trois tentatives pour la regarder de manière classique n'ont pas fonctionné :(


    Comme il est question du whataboutism durant l'émission, voici ce qu'en dit wikipedia:

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Whataboutism


    "Une des plus anciennes utilisations du whataboutism a lieu en 1947 lorsque William Averell Harriman critique l'impérialisme soviétique dans un de ses discours. La réponse d'Ilya Ehrenbourg dans la Pravda critique la politique américaine sur ses minorités, notamment raciales."

    Une méthode toujours à la mode en Russie huit décennies plus tard donc (et aussi dans des commentaires, bravo les idiots utiles).


    Après Lavrov face à L.Salamé, d'autres invités potentiels permettraient de vivre un grand "moment": D.Raoult, un platiste, Serge le mytho... Ou carrément Jean-Michel Aulas :)

  • sly 6 avril 2026 à 13:15

    Merci à ASI pour cette émission !

  • genevievebrt-163614 genevievebrt 6 avril 2026 à 11:48

    CE n'est pas a arret sur images de le faire, mais comme la Russie avait une raison ( bonne ou mauvaise) d'attaquer l'Ukraine en 2022 ce qui manque dans le paysage médiatique n'est pas une interview de Lavrov ( ou Poutine) mais une emission bien documentée qui adresserait la question. Comprendre pourrait aider a pousser un agenda de paix. Personnellement j'ai du mal a imaginer que la guerre perpétuelle est desirable et je n'y vois aucun intérêt pour les populations concernées, juste pour les marchands d'armes. Personnellement je me pose toujours des questions sur le nationalisme exacerbé des ukrainiens que je connais, surtout parce qu'eux même connaissent l'histoire mais semblent faire une fixation sur l'union soviétique ou ils pretendent que cetait une imposition russe comme si il n'y avait pas eu de dirigeants ukrainiens ou georgiens, ni de bocheviques ukrainiens. Personne ne semble non plus s'interesser a l'Ukraine post separation qui en quelques années a ete littéralement depouillée par certains de ses dirigeants et les banques occidentales. Un retour sur le fait que malgré la fin de l'union soviétique nous nous comportons comme si nous attendions les chars russes en occident, nous parlons toujours d'occident et de Russie comme 2 blocs enemis .... Il y aurait donc pas mal de debunking a faire.. surtout maintenant que nous ne sommes plus surs que les USA soient vraiment notre ami/allié. 

  • Tristan Le Gall 5 avril 2026 à 23:12

    Si Léa Salamé était une vraie journaliste ayant préparé son interview, voici quelques sujets sur lesquels elle aurait pu coincer Lavrov


    • 1) La déportation des enfants ukrainiens, reconnu comme crime contre l'Humanité par l'ONU, et qui vaut à Vladimir Poutine d'être personnellement poursuivi par la CPI. Et si Lavrov essaie de se défendre, Salamé aurait pu lui lire (ou mieux, lui faire lire) les articles du Traité de Rome et de la Convention de Genève, qui sont extrêmement clairs sur la question. Et tant qu'on y est, je rappelle que la Russie militarise les enfants ukrainiens des territoires occupés, sans compter la "rééducation" massive de ces enfants déportés, avec une organisation qui n'a rien à envier à la Hitlerjunge

    • 2) Le bombardement du théâtre de Mariupol,  devant lequel les habitants réfugiés avaient écrit, en lettres bien visible depuis le ciel, "ENFANTS" (en russe). Ce crime de guerre résulte, selon Amnesty international, d'une frappe aérienne russe réalisée « très probablement avec deux bombes de 500 kilogrammes ». Là encore, montrer à Lavrov les photos du crime, citer le rapport etc. D'après les photos satellite, il y a eu 100 000 personnes tuées à Mariupol lors de la prise de la ville par les Russes

    • 3) L'exécution de nombreux prisonniers de guerre ukrainiens. Ces exécutions ont été constatées par la mission de surveillance des droits de l'Homme des Nations unies en Ukraine, qui dispose pourtant de peu de moyens. Certains de ces crimes de guerre ont été particulièrement barbares, puisque les Russes ont procédé par décapitation. 

    • 4) La torture systématique des prisonniers de guerre ukrainiens. Ce crime de guerre a fait l'objet d'un rapport du Haut-Commissaire aux Droits de l'Homme. Son caractère systématique a été constaté par Human Right Watch. Et il existe de nombreux témoignage de prisonniers ukrainiens torturés, qui ont ensuite été échangés.


    Et cela ne constituent qu'une toute petite petite partie des plus de 183 000 crimes de guerre commis par la Russie. Juste ceux sur lesquels il est le plus facile de coincer le propagandiste et criminel de guerre Lavrov, ainsi que ses sbires qui sévissent sur ce forum.

  • jeanbat (le vrai jeanbat) 5 avril 2026 à 19:57

    il y a deux trois trucs à connaitre pour éviter les problemes avec la police de la pensée .



    Nous sommes  le camps occidentale.

    Nos ennemis sont les russes et les musulmans. 

    tout écart à cette doctrine doit être sanctionné aussitôt. 


    Ainsi, les guerres pourront se dérouler comme l'entendent nos honnêtes dirigeants qui veillent sur nous et nous assurent un avenir prospère.

  • Maxleo 5 avril 2026 à 14:09

    Merci beaucoup pour cette émission captivante et pour les deux intervenants de qualité. J’ai appris plein de choses sur la Russie et sur l’approche des médias en France sur ce sujet là comme sur d’autres. Bravo à Nassima et à toute l’équipe d’ASI pour toutes vos excellentes emissions de décodage médiatique. 

  • azar 5 avril 2026 à 12:07

    Que de commentaires Russie/ Israel !

     Rien sur l'Iran quand on entend nombre de commentateurs et "experts" à la TV approuver la destruction de "l'état terroriste " d'Iran

    Aucune attention aux 90 millions d'iraniens victimes de crimes de guerre comme la destruction de l'institut Pasteur qui produit des milliers de vaccins

    Je n'ai jamais entendu ces mêmes "experts" demander la destruction de l'état terroriste russe depuis 4 ans, pourquoi ? 

    Comme le prouvent nombre de commentaires, le lobby prorusse a encore un bel avenir dans ce pays !


  • Asinaute sans pseudo 3dcfd 5 avril 2026 à 10:57

    Propagande ou pas, naufrage ou pas, de mon point de vue, la principale  « victime » de cette interview, c’est une fois de plus l’information.

  • jammrek 4 avril 2026 à 23:25

    Bon, j'ai quand même regardé un bout de l'émission. J'ai appris plein de choses :

    Que Poutine était très méchant, et puis que son diplomate en chef il ne fait rien que dire des mensonges, et que Léa Salamé est une dinde arrogante et incompétente. Heureusement que @si est là, je n'aurais jamais su tout cela sans vous. 


    Dommage. On aurait pu se demander si les citoyens doivent avoir accès à la propagande de tous les camps comme dans les médias anglo-saxons. Et si le fait de les considérer ouvertement comme trop cons pour être capable de faire la part des choses n'est pas contreproductif en un temps où internet existe.


    Ce n'est pas très grave mais la prochaine fois n faites mieux.


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