Affaire Epstein : les victimes en arrière plan

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La déclassification de millions de documents par la justice américaine, le vendredi 30 janvier, a entraîné un déluge médiatique. Un fonds d'archives permettant d'éclairer le réseau pédocriminel du multimillionnaire new-yorkais Jeffrey Epstein, mort en prison en 2019 avant d'être jugé pour des crimes sexuels commis contre environ 1 000 victimes, mineures et jeunes adultes.

Alors que le cadrage médiatique s'est concentré sur des questions liées au complotisme et autour de figures comme Jack Lang ou celles ayant pu entretenir une proximité avec le pédocriminel, les victimes de ce réseau semblent être reléguées en second plan. Ignorer leurs témoignages permet-il d'éviter de regarder le problème structurel et préserver l'ordre social ?

Pour décrypter les défis journalistiques soulevés par les Epstein Files et souligner l'invisibilisation des victimes, Arrêt sur images reçoit Hélène Devynck, romancière et autrice d'une tribune sur le traitement médiatique des victimes de Jeffrey Epstein, François Bougon, journaliste à Mediapart, auteur des révélations sur les liens financiers entretenus entre Epstein et la famille Lang, et Simon Guichard, journaliste à l'Humanité et enquêteur sur les Epstein Files

aller plus loin

-Hélène Devynck, Impunité, 2022

-Mediapart, "Affaire Epstein : les victimes du criminel sexuel sont écœurées par le caviardage des documents", 7 février 2026

-Mediapart, "Autour de Jeffrey Epstein, une constellation d’anti-#MeToo", 8 février 2026

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