Violences conjugales : dans la presse locale, le “drame familial” persiste

Aurélia Blanc - - Médias traditionnels - Une famille en or - 2 commentaires

"Tragédie", "drame", "acte de désespoir"... En quelques années, la couverture médiatique des féminicides s’est améliorée. Mais sensationnalisme, décontextualisation et romantisation continuent d’imprégner le traitement des violences conjugales et d’atténuer la portée de ces faits pas si privés.

"Drame familial aux USA : il verse volontairement du café bouillant sur sa femme, son fils l'étrangle à mort", lisait-on dans Sud-Ouest le 6 mars dernier. Moins de deux semaines plus tard, même formule : "Drame familial au Havre : un quadragénaire s'immole devant sa fille", titre le journal. Sauf que ces "drames" en série ne sont rien d'autre que des violences intrafamiliales qui ne disent pas leur nom. Au Havre, le protagoniste, déjà condamné pour violences conjugales, s'est introduit au domicile de son ex-compagne, qu'il avait pourtant interdiction d'approcher. Aux États-Unis, nous apprend Sud-Ouest, tout serait parti d'une "banale dispute de couple", que le quotidien a choisi d'illustrer avec la photo d'un homme en train de se serv...

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