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Georges-Henri
C.News, comme le tabac nuit gravement au bon fonctionnement cérébral... Nombre de leurs téléspectateurs n'arrivent plus à allumer leur télé seuls.
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john z'guéner
Quel intérêt pour les téléspectateurs de Cnews de continuer à regarder cette chaîne plus qu'une autre, quand les idées les méthodes et des salarié.e.s se sont répandus dans l'ensemble du paysage médiatique dominant?
Pourquoi se contenter de Cnews quand le service public, France TV comme Radio France, recrute chez Cnews et débauche éditorialistes et journalistes parmi les plus zélés représentants de la sphère réactionnaire?
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isaton
Peut-être que pour des téléspectateurs CNews est intéressante à regarder et à écouter car ce dont elle informe ne les concernent pas directement, ils ne sont pas partie prenante ; en revanche, lorsqu’intervient une situation qui trouble et rend incertaines leurs conditions de vie, alors là, ils se dirigent vers des chaînes d’info qui vont leur permettre de saisir à quelle sauce ils sont ou vont être mangés.
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IT
Aux USA, le trumpisme semble lasser. Il chute doucement. Alors bien sûr, différentes hypothèses plus ou moins pragmatiques. It's the economy, stupid. Et puis les trumpistes isolationnistes ont un peu de mal avec les trumpistes boum boum. Mais tout ça peut aussi détacher doucement le bon peuple du style trump. Au vu des résultats, le bombastique finit par sentir le vide, comme un vieux chewing-gum, voire laisser un mauvais goût.
Les rides dans l'eau atteignent-elles la France ? Le fascisme tout cool tout neuf tout frais du trumpo-poutinisme devient-il un peu rance à la longue? Il faisait domino en Europe, dans sa montée, il fait peut-être domino dans sa descente, et ses gesticulations, sur Fox puis CNews, peuvent passer de mode. Le fascisme exutoire défoule puis sature...
Peut-être est-on dans la phase où l'équivalent d'un "président normal" est demandé, après (et avant) la phase tournicoti tournicota. Sans spéculer sur l'idéologie même, le goût vire peut-être au fascisme cravate, poli et apaisé, après un trop-plein d'éructations vides. Place à la respectabilité euphémisante pour un moment ?
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RM
Une autre hypothèse : la cnewsisation généralisée des médias mainstream. Donc, plus besoin d’aller sur CNEWS pour entendre des discours d’extrême droite, racistes, fascisants. Cette chaîne ayant ouvert toute grande la fenêtre d’Overton (celle qui définit globalement le cadre dans lequel certaines idées peuvent être débattues sans créer de scandale), les autres chaînes peuvent s’y engouffrer gaiement. CNEWS a perdu sa « spécificité ». Deux exemples, parmi de multiples autres. Hier je tombe par hasard sur le « débat » (sic ?) sur BFM entre Conscigny et Giesbert : un délire que n’aurait pas renié le père et la mère Ubu (la France est communiste, le RN est de gauche, les Français ne travaillent pas, etc.), débat, alimenté et encouragé par les deux marionnettes tout droit sorties du Muppet Show, qui se prétendent journalistes. Autre exemple : l’arrivée d’Eugénie Bastié sur Antenne 2 en vue des débats sur la présidentielle de 2027 — je n’insiste pas, voir l’article de D. Daniel Schneidermann sur ASI. Et cerise sur le gâteau, si je puis dire, j’apprends que Gallimard va publier, en septembre, un livre de cette voix de l’extrême droite portant sur Régis Debray, avec qui Sylvain Tesson s’est déjà acoquiné. Cnewsisation de BFM, de LCI, de France info, etc. Fayardisation de Gallimard ! N’en jetez plus ! Comment, à l’instar de Flaubert, citant ce mot de saint Polycarpe, ne pas s’écrier : « Dans quel siècle, mon Dieu ! m’avez-vous fait naître ? »
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Kouma
" sur BFM ou LCI où les choses sérieuses sont mieux traitées "
Vous trouvez? C'est pas flagrant pourtant.
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Asinaute sans pseudo dbb87
L'hypothèse d'Arrêt sur images me paraît juste. La baisse de CNews ne signifie pas forcément que son public aurait soudain changé d'opinion. Il a peut-être simplement changé de besoin médiatique.
Une partie des téléspectateurs de CNews n'a probablement pas rompu avec la ligne idéologique de la chaîne. Elle peut seulement avoir constaté que cette ligne ne suffisait plus à expliquer certaines séquences d'actualité.
Le modèle de CNews est assez clair : une chaîne d'opinion à coût maîtrisé, construite autour de plateaux permanents, de chroniqueurs récurrents, d'éditorialistes omniprésents et de débats fortement conflictualisés. C'est un format efficace économiquement : peu d'envoyés spéciaux, peu d'enquêtes longues, peu de terrain, peu d'expertise spécialisée, mais beaucoup de présence plateau, de répétition, d'affrontement verbal et de séquences polémiques.
Ce modèle fonctionne très bien quand l'actualité est dominée pour CNews par l'immigration, l'insécurité, l'islam, l'école, les faits divers ou LFI. Dans ces cas-là, CNews est dans sa zone de confort : elle transforme l'actualité en débat idéologique immédiat, avec des intervenants capables de recycler les mêmes grilles de lecture d'un sujet à l'autre.
Mais lorsque l'actualité bascule vers les conflits internationaux, l'Iran, le pétrole, le carburant, la diplomatie, l'économie mondiale ou les effets concrets d'une crise géopolitique sur le pouvoir d'achat, le dispositif devient moins performant. Le téléspectateur ne cherche plus seulement un affrontement entre chroniqueurs. Il cherche des cartes, des correspondants, des envoyés spéciaux, des spécialistes militaires, énergétiques, diplomatiques ou économiques. Il veut comprendre ce qui lui arrive et pourquoi cela a des conséquences sur le prix des carburants.
C'est peut-être là que BFMTV et LCI reprennent un avantage : non parce qu'elles seraient neutres ou parfaites, mais parce qu'elles disposent davantage d'une culture du direct, du terrain, de l'expertise et de la pédagogie en situation de crise internationale.
La thèse de la lassitude est donc crédible, mais elle ne suffit pas. Les téléspectateurs fidèles savaient déjà ce qu'était CNews. La vraie question est plutôt : que se passe-t-il quand un modèle low cost d'opinion, fondé sur des chroniqueurs permanents et des débats violents, ne suffit plus à rendre intelligible le monde réel ?
Autrement dit, CNews ne paie peut-être pas seulement ses excès ou ses séquences les plus contestables. Elle paie aussi l'écart entre une actualité devenue complexe et un dispositif éditorial conçu pour produire de la colère, de l'identification et du conflit plus que de l'explication.
Cela peut aussi expliquer pourquoi la baisse pourrait n'être que temporaire. Si l'agenda médiatique revient vers les thèmes nationaux qui structurent habituellement CNews, la chaîne peut remonter. Mais si l'année reste dominée par la guerre, l'énergie, l'inflation, la diplomatie et les interdépendances économiques, son modèle risque de montrer ses limites.
En résumé : CNews n'est peut-être pas abandonnée parce que son public devient soudainement moins conservateur. Elle est peut-être délaissée parce que, dans certaines périodes, le public a besoin d'autre chose qu'un plateau d'opinion qui parle de tout avec les mêmes réflexes, les mêmes visages et les mêmes conflits.
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KE-SAIS-je
Je crois davantage à la dissémination de la pensée bolloréenne , à sa généralisation et à la propagation à toutes les chaînes.
Nous sommes en phase de métastases .
Même la chirurgie me parait dérisoire....
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magrit
prometteur ................