-
Ervé
C’était sans aucun doute la Coupe du Monde la plus mercantile de l’histoire, l’une des plus politisées aussi. Nous n’oublierons pas les prix qu’ont dû payer les personnes qui n’ont pas des moyens considérables pour leur passion…
Parfois sans pouvoir ne serait-ce qu’entrer dans le pays si leur nationalité n’était pas la bonne. Qu’ils soient fans, journalistes, arbitres parfois, comme le Somalien Omar Artan. On pense aussi au traitement inacceptable de l’équipe d’Iran , qui n’a pas pu défendre ses chances correctement dans ce tournoi. On pense également au cas Balogun. On aura vu un président se vanter d’avoir appelé le président de la FIFA pour faire annuler une suspension d’un joueur.
La politique s’est immiscée au cœur du jeu, alors que la FIFA dit vouloir le mettre au-dessus de tout : visiblement, c’est jusqu’à un certain point. Une Coupe du monde qui aura aussi vu tous ses matches se disputer en quatre quart-temps et sa finale connaître une mi-temps de près de 30 minutes…
La crise a deux noms : l’argent et le pouvoir. Il y a aujourd’hui une crise de confiance entre de nombreux acteurs de ce sport et la FIFA. Ces prochaines semaines, l’argent va pleuvoir sur beaucoup de Fédérations, beaucoup d’acteurs de ce sport, qui seront gentiment invités à se taire. On a l’espoir que certaines choses seront relevées et qu’on ne les reverra plus.
David Lemos, journaliste suisse sur RTS.
Cela tout le monde a pu le constater.
Il aurait pu ajouter que la finale a été une des plus calamiteuses de l'histoire de cette CdM, les responsables de ce fiasco étant les bouchers argentins regroupés autour d'un Messi sur le déclin, et ne pensant qu'à détruire physiquement l'adversaire espagnol, sous le regard complaisant de l'arbitre.
D'ailleurs, d'une manière générale, l'arbitrage a été désastreux et le jeu a terriblement souffert de ces les brutalités non sanctionnées. Ceux qui regardaient ces matchs pour la qualité du spectacle en essayant de faire abstraction de l'environnement décrit précédemment, en auront été pour leurs frais. Et ceux qui comme moi suivaient déjà le foot en pointillés ne seront pas encouragés à poursuivre. -
Banal Sorcier
Je sais le jour, mais pas l'heure.
Donc :
Je suis revenu sur un coup de tête, comme dirait Zidane, à la lecture de cette chronique de Maurice Midena qui m’a mis la rate au court-bouillon.
Aujourd’hui que la pression retombe, (c’est joli comme expression : « la pression retombe » pour qualifier ce lendemain de défaite de l’équipe de France), il est temps pour moi de m’en aller : mon mois d’abonnement expire aujourd’hui.
Je ne reste pas, même pour Ervé, Tristan Le Gall, Shuppy, Petit-Saconnex (Simon semble avoir disparu?). Je m’amuse beaucoup à leur titiller la certitude.
Je ne reste pas non plus pour la ligne éditoriale du site qui depuis la retraite partielle de monsieur Schneidermann me semble tiraillée entre militantisme et marketing.
Et l’ingratitude étant ce qu’elle est, je ne remercierai pas nominativement la bonne dizaine de contributrices et -teurs de ce forum dont j’ai pu constater qu’elles et ils n’ont rien perdu de leur talentueuse verve. -
Ervé
Le forum est déserté ce matin.
Les @sinautes ne se sont pas remis de la défaite d'hier. -
Ervé
Trump est intervenu personnellement auprès d'Infantino pour faire annuler le carton rouge de Balogun, joueur de l'équipe des USA (jouant en club à Monaco).
Balogun qui est un des meilleurs éléments de l'attaque étatsunienne, devait être suspendu lors du quart de finale contre la Belgique qui aura lieu demain, mais sera bien présent sur le terrain.
Cette décision inique du magouilleur italo-belge, cédant aux exigences de l'autocrate de la Maison Blanche à qui il avait précédemment décerné le "prix FIFA de la Paix" (!), pénalisera évidemment l'équipe belge.
Mais personne n'empêchera les deux complices, conscients de leur toute puissance, de s'affranchir des règles sportives. -
Carnéade le Fataliste
Sinon pour plus de commentaires on pourrait essayer de marier les deux passions des asinautes.
Je suggère un article titré "Le maillot de Mélenchon : antisémite ou signe d'un sain amour du football ?".
-
UneSorcièrecommelesAutres♫
"Voici bientôt quatre longues semaines que les gens normaux, j'entends les gens issus de la norme, avec deux bras et deux jambes pour signifier qu'ils existent, subissent à longueur d'antenne les dégradantes contorsions manchotes des hordes encaleçonnées sudoripares qui se disputent sur le gazon l'honneur minuscule d'être champions de la balle au pied. Voilà bien la différence entre le singe et le footballeur. Le premier a trop de mains ou pas assez de pieds pour s'abaisser à jouer au football.
Le football. Quel sport est plus laid, plus balourd et moins gracieux que le football ? Quelle harmonie, quelle élégance l'esthète de base pourrait-il bien découvrir dans les trottinements patauds de vingt-deux handicapés velus qui poussent des balles comme on pousse un étron, en ahanant des râles vulgaires de boeufs éteints. Quel bâtard en rut de quel corniaud branlé oserait manifester sa libido en s'enlaçant frénétiquement comme ils le font par paquets de huit, à grand coups de pattes grasses et mouillées, en ululant des gutturalités simiesques à choquer un rocker d'usine ?
Quelle brute glacée, quel monstre décérébré de quel ordre noir oserait rire sur des cadavres comme nous le vîmes en vérité, certain soir du Heysel où vos idoles, calamiteux goalistes extatiques, ont exulté de joie folle au milieu de quarante morts piétinés, tout ça parce que la baballe était dans les bois ?
Je vous hais, footballeurs. Vous ne m'avez fait vibrer qu'une fois : le jour où j'ai appris que vous aviez attrapé la chiasse mexicaine en suçant des frites aztèques. J'eusse aimé que les amibes vous coupassent les pattes jusqu'à la fin du tournoi. Mais Dieu n'a pas voulu. Ca ne m'a pas surpris de sa part. Il est des vôtres. Il est comme vous. Il est partout, tout le temps, quoi qu'on fasse et où qu'on se planque, on ne peut y échapper.
Quand j'étais petit garçon, je me suis cru longtemps anormal parce que je vous repoussais déjà. Je refusais systématiquement de jouer au foot, à l'école ou dans la rue. On me disait : «Ah, la fille !» ou bien : «Tiens, il est malade», tellement l'idée d'anormalité est solidement solidaire de la non-footabilité.
Je vous emmerde. Je n'ai jamais été malade. Quant à la féminité que vous subodoriez, elle est toujours en moi. Et me pousse aux temps chauds à rechercher la compagnie des femmes. Y compris celles des vôtres que je ne rechigne pas à culbuter quand vous vibrez aux stades. "
Pouf, pouf.
Pierre Desproges
16 juin 1986
Extrait de "Chroniques de la haine ordinaire" -
Ervé
-
Olivier
Bon article, très drôle en plus.
La "désirabilité" du foot s'explique aussi par l'envie voire le besoin de faire partie d'un groupe, qui joue aussi dans le succès des réseaux sociaux et des populistes.
J'avoue faire partie des "pisse-froid" qui n'a pas regardé un match depuis la 2014 (Russie, Quatar, Trump, la coupe est pleine), même pas les finales disputées par les Bleus. Je ferai peut-être une exception pour 2030 mais certainement pas pour 2034 (Arabie Saoudite).
-
KE-SAIS-je
Tout ça ne vaut pas le Stade Toulousain ....
-
dudu
Personnellement j’ai pris la décision de ne pas regarder en direct les matchs que j’aurais regardés en direct il y a quelques années : Donc pas de pause fraîcheur, pas de pause boisson et pas de pause pipi !
-
MonsieurPi
Bah moi j'ai bien aimé cet article. J'avais un prof de français qui aimait le foot et qui nous racontait que ça lui avait appris à assumer ses plaisirs au sein du milieu bourgeois professoral où il était érigé en dogme qu'il ne fallait pas aimer le foot, ce sport de millionnaires qui courent derrière un ballon. Mais moi j'suis pas que Français, j'suis aussi rital et pour le coup ce mépris existe beaucoup moins en Italie. Aucun de mes amis ou collègues ici n'aime le foot alors tant pis je regarde Wiloo et j'en parle avec ma famille.
Je n'oblige pas les gens à aimer ce sport mais à ne pas le dénigrer sans rien en savoir. Je n'aime pas le rugby par exemple mais j'ai regardé des centaines de matchs et j'ai appris les règles. Je n'aime pas parce que ça ne m'amuse pas, pas parce que, j'sais pas, c'est un sport de faf par exemple ? (C'est faux mais beaucoup des critiques sur le foot sont de ce niveau). Et pour moi c'est ça le propos de M. Midena.
Ce sport, comme tout, a été pourri par le système dans lequel on vit, le capitalisme. Être de gauche (pas PS, j'ai bien ri) et aimer le foot ce n'est pas une contradiction sinon on n'a pas beaucoup de choses à aimer.
Sur ce je vais continuer à ne pas regarder il Mondiale parce que mon pays de coeur footballistiquement a encore réussi à ne pas se qualifier.
-
UneSorcièrecommelesAutres♫
Rien que ceci
" l'évolution du football, sport le plus populaire au monde ..."
C'est hélas vrai, mais ne concerne que un milliard de personnes...sur 8 milliards ....
Une grande partie de l'humanité n'en a juste rien à cirer du "sport" en général et n'en pratique aucun si ce n'est la survie dans des conditions difficiles.
Il se peut qu'elle en regarde sur des smartphones pour oublier un peu sa misère sans que ça n'y change rien....circenses....
" Car, souvent ce n'est pas qu'on aime pas seulement le foot, c'est qu'on n'y connaît rien, et que l'on hisse cette ignorance en étendard. "
C'est spécieux comme phrase.
Personnellement je n'ai aucun sentiment pour le foot, par contre s'il faut en connaitre toutes les règles pour l'apprécier, c'est chelou.
Tout simplement je n'ai aucune envie de perdre mon temps devant un écran.
(vous pouvez m'objecter que c'est ce que je fais en traînant ici, mais vous n'avez aucune idée de ce que j'écoute en même temps.)
Et ceux qui voient dans la performance et la compétition ce qui tue le sport, ceux-là se trompent complètement.
Désaccord absolu.
Je pense le contraire.
Ces deux notions sont mortifères.
proposition de lecture : "Halte aux jeux" de Albert Jacquard.
le plaisir procuré par vingt-deux joueurs qui courent sur un pré pour le contrôle d'un ballon, loin des quolibets et des descriptions qu'en font les pisse-froid de tous bords, est aussi ce qui fait de nous des humains.
Si je retourne la phrase, ce qui fait aussi de nous des humains est un plaisir....
Et ceux qui n'en éprouvent pas n'en sont pas....
*Déjà je croyais qu'ils n'y en avaient que vingt qui couraient*.....(mais je n'y connais rien), ensuite sincèrement je ne comprends pas le plaisir que cela peut procurer.
J'arrête là...au plaisir!
♪♫♪☺3♫♫♪♪♫
-
Banal Sorcier
Pourtant, ça commençait bien…
« C'est pas grave d'aimer le foot. Ce qui est grave, c'est la mainmise du capital sur le ballon rond. »
Avec tout ce qu’il faut d’exemples pour étayer le propos.
Et patatras,,,
« Prière de se repentir »
Et de quoi donc se « repentir » ?
D’aimer le foot, ou de se vautrer dans le spectacle de la coupe du monde ?
Vous énoncez, en citant nombre collègues tous les griefs que l’on peut avoir contre la coupe du monde si l’on est de gauche.
Soit
Et puis, ça part en « live » comme on écrit en bon français :
« C'est qu'à gauche, le mépris pour le foot est un sport national »
Vous avez trouvé ça où ? Nulle part et un bon paradoxe bien asséné fera passer la pilule :
« C'est souvent d'ailleurs ce qui unit le bourgeois boutiquier de droite au bourgeois intello de gauche ».
Et si le paradoxe ne suffit pas, le mot « distinction » étant apparu, on convoque Bourdieu. Bourdieu, mais c’est bien sûr !
Et pour bien enfoncer le clou : « Car, souvent ce n'est pas qu'on aime pas seulement le foot, c'est qu'on n'y connaît rien, et que l'on hisse cette ignorance en étendard. Ne pas s'intéresser à un tel phénomène social et à ses manifestations en 2026,»
Je passe sur la mise en parallèle avec « ceux qui n’aime pas le rap ».
Et j’en conclus que le « phénomène social et ses manifestations», c’est la coupe du monde ?
Permettez moi d’en douter.
« Réappropriation culturelle »
Superbe développement où tout est dit du capitalisme et du foot.
Cela m’a fait penser au génial film de Tony Richardson : « La solitude du coureur de fond ».
« Le foot est la coupe du monde »
Mais nom de (Bour)dieu, pourquoi conclure ainsi ?
Je vais être méchant :
« L'amour et la désirabilité d'un sport se jouent aussi bien dans sa pratique à l'échelle locale, que dans sa capacité à créer des symboles, des rites et des mythes, qui permettront à tous de se surpasser, contes qui ne peuvent se déployer qu'au contact des meilleurs, et en mondovision. »
Vous êtes monté en chaire à la messe du dimanche ? Qui donc va croire à ce préchi-précha ? C’est juste digne de tous ceux qui vous font croire que « les premiers de cordée gna gna gna », « yaka traverser la rue gna gna gna gna » et autres balivernes lénifiantes.
Ce qui fait que vos envolées lyriques de la conclusion : « La performance fait la beauté » (vive le MMA) « la catharsis de la pulsion guerrière » (ben voyons)
« Le foot n'a jamais été taillé pour le capitalisme : le capitalisme l'a modelé pour en faire sa figure de proue. »
Le foot, figure de proue du capitalisme ? Et pourquoi pas « le char de l’État navigue sur un volcan ? »
Voilà un chronique hautement discutable et donc discutée.
-
UneSorcièrecommelesAutres♫
Et voili!
Un titre putaclic et des échanges avec de sinistres individus pourrisseurs de forum sur des attaques ad hominem.
Attaques auxquelles vous sur-répondez alors que des critiques sur des aspects de fond de la chronique restent dans le vide....
Vous n'avez guère répondu qu'au sujet de votre parcours...et pas aux commentaires qui ne l'évoquaient pas.
"Quoi qu'il en coûte"...quel est le rapport avec la rubrique?
Enfin, plein de commentaires, Asi redevient bankable.....et les "vraies" critiques sont noyées, comme d'habitude.
À croire que quand une chronique est inepte, on appelle les spécialistes pour pourrir les commentaires.Triste...même pas désolÉE
♪♫♪♫♪♫☻
-
Ervé
Qu'est-ce-que j'apprends-je !? Que Maurice Midena a publié des articles dans Marianne ?
Un journaliste qui écrit dans cet hebdo ne peut pas être entièrement mauvais. -
Davebeto
Je fais parti de ces gens pas très à gauche qui aiment un peu le foot mais pas énormément . Bref on ne parle pas de moi dans cet article .
-
Toriaezu
Autant, je trouve l'ouverture sur d'autres imaginaires, pratiques de joueur.euse et de supporter féconde, autant la justification de regarder la coupe du monde complètement vide (au regard de ce qui a été dit précédemment !). Aimez le foot : pratiquez le localement, de manière inclusive (coucou equipes mixtes ?), allez voir les matchs à côté de chez vous, essayez de construire des modèles d'équipes, de ligues, etc. non basés sur les sponsors. Regarder la coupe du monde revient à accepter le modèle tel qu'il est. Je suis désolée, mais je ne suis pas convaincue que le foot est la coupe du monde, non.
-
bruno vialaret
Merci Maurice Midena pour ce papier que je vais offrir à mes potes de gauche (je suis de gauche aussi) qui me critiquent, vous me sauvez mon début d'été !!
-
Asinaute sans pseudo 785c0
Dans la liste des médias d'information, je ne peux pas tous les soutenir, mais quand je lis cet article je suis très content d'être abonné à Arret sur images. Merci !
-
Asinaute sans pseudo 3534a
Si la coupe du monde c'est regarder du beau jeu , pas de soucis , si c'est du nationalisme , de la compétition , rien à foutre .Si c'est regarder un jeune de banlieue , calculer en quelques dixièmes , la courbe , l'angle , la vitesse , et la traduire dans ses jambes , sa tête , alors là oui .Voir un Ronaldhinio faire un ballet avec le ballon , ses adversaires , ça manque .