De Cuba à Ormuz : les États-Unis, éros et thanatos du capitalisme mondialisé
Maurice Midena - - Médias traditionnels - Quoi qu'il en coûte - 3 commentairesDe la guerre en Iran au blocus à Cuba, le monde néolibéral et interdépendant est à la merci des décisions nord-américaines, hors d'atteinte des analyses journalistiques communes, incapables de penser les pulsions trumpiennes, non comme des anomalies, mais comme des horizons rendus possibles par les structures internationales. La folie de Trump n'est rien de moins que celle de nos structures.
Il faut aller voir ce qui se passe à Cuba, en commençant par ce reportage du journal de 20h de TF1, en octobre 2025. Un sujet de cinq minutes qui donne à voir une île en suffocation, se heurtant à une inflation galopante et des pénuries, d'électricité notamment — "quinze heures par jour en moyenne", relève la voix off —, et de bien d'autres produits : le carburant (on voit un Cubain faire la queue depuis des heures à une station-service dans un étrange remake de sujet sur les grèves des raffineurs made in France), mais aussi la nourriture. "Le système de rationnement hérité de Fidel Castro est à l'agonie", glisse la journaliste de TF1.