-
mimile
Bruckner, Fourest, Malka, Bhl, Enthoven, Venner... Manifestement ces auteurs sont plus attachés au PDG de Grassetqu'à la lute contre le fascisme.
-
john z'guéner
Bolloré n'a pas cassé son jouet: d'autres attendent à la porte que la maison Grasset soit enfin livrée aux mains de la droite réactionnaire et raciste, afin d'être publiés sous le nom d'une grande maison reconnue
Nul doute que les 115 seront bien vite remplacés, et que Bolloré continuera sa prédation sur tout ce qui permettra la poursuite de la croisade (ou bataille culturelle, si vous préférez)
-
Enma
« Il y a une morale : Bolloré a cassé son jouet. »
Avec I-Télé et le JDD, cette méthode lui a plutôt réussi. Pourquoi pas cette fois encore ?
-
IT
Oh non oh flûte je ne voulais pas poster cet article-ci dans ce forum-là ça n'a aucun rapport c'est un tout autre sujet qui ne ressemble pas du tout parce que ça n'a rien à voir je me suis trompé quel malheur.
-
candide
la principauté... sans Bardella, mais avec des princesses, , je pense au Guépard de Visconti...
-
Kouma
-
Hallucined
Nota Bene
Voici le verbatim de la lettre ouverte signée, mercredi 15 avril au soir, par plus d’une centaine d’auteurs qui annoncent leur décision de quitter les éditions Grasset pour dénoncer le « licenciement » de son PDG, Olivier Nora.
Nous sommes publiés par Olivier Nora depuis vingt-six ans. Les éditions Grasset étaient notre maison, particulière, car s’y côtoyaient pacifiquement des autrices et des auteurs qui n’étaient pas d’accord sur grand-chose. Olivier Nora en a été le rempart et le ciment par son élégance morale, sa disponibilité, et son engagement.
Son licenciement est une atteinte inacceptable à l’indépendance éditoriale et à la liberté de création. Une fois de plus, Vincent Bolloré dit « je suis chez moi et je fais ce que je veux », au mépris de celles et ceux qui publient, de celles et ceux qui accompagnent, éditent, corrigent, fabriquent, diffusent, distribuent nos livres. Et au mépris de celles et ceux qui nous lisent.
Nous ne voulons pas que nos idées, notre travail, soient sa propriété. Aujourd’hui, nous avons un point commun : nous refusons d’être les otages d’une guerre idéologique visant à imposer l’autoritarisme partout dans la culture et les médias. Nous sommes pleinement solidaires des équipes, des autrices et des auteurs qui ne peuvent encore se prononcer.
Nous sommes des auteurs Grasset, nous avons publié chez Grasset, ou nous avons un livre qui va sortir chez Grasset, mais nous ne signerons pas notre prochain livre chez Grasset.
-
Lapo
Chasse les intellos, ils reviendront au galop.
(c'est un peu cavalier — il y a des autrices et auteurs que j'apprécie dans la liste)
(mais c'était juste pour caser galop et cavalier, huhuhu)
Pourquoi casser une maison qu'on possède ?
Cette question me turlupine bien plus.
Pour séduire les idiots qui se sentiront vengés des intellos ?
Pour s'afficher en croisé luttant contre des moulins d'infidèles ?
Parce que le proprio a mis trois ans — oui c'est long — à se rendre compte qu'il payait des autrices et auteurs qui n'œuvraient pas à fond dans son sens ?
-
Piotr Anton Nilitch Kirilov
Ca sent surtout le "panurgisme", il a fallu un mouvement de masse pour que quelque chose se déclenche. Je pense que Bolloré ne dérange pas tant que ça la plupart de ces gens (3 ans, vous l'avez dit) et que, individuellement, ils/elles sont assez peu courageux.ses, c'était le risque de se griller de partir en claquant la porte. Là, le risque était de rester, de passer pour le/la faillot.te. Bref... 3 ans quoi...
-
KE-SAIS-je
Je conchie Bolloré pour l'ensemble de son oeuvre...
Mais , j'ai un grief supplémentaire contre lui : " qui aurait pu prévoir " que ce malfaisant m'oblige à être d'accord, une fois, une seule fois avec BHL, cet autre malfaisant.
Et , reconnaissons que la plupart des écrivains sont des être assez égocentriques : l'amour de soi laisse peu de place à l'amour d'autrui : on attend longtemps le moindre élan de solidarité fraternelle....
-
Prométhée
Excellent ! ;-)
-
IT
Toujours intéressant de voir par quelles limites se distinguent ceux qu'on ne distingue pas, les tous-les-mêmes et les co-constructeurs. La vision du monde de Bolloré, vue de l'autre bout, vue de la gauche (enfin d'une gauche), elle n'est pas loin de l'univers moral d'un BHL ou d'une Fourest. Tout comme l'univers de l'Aube Dorée n'est pas très différent de l'univers de la Nea Demokratia. Tout comme le lepénisme n'est pas très distinct de la droite décomplexée post-sarkozienne.
Et puis paf, tout à coup un "ah bah non, là ça va trop loin pour moi". Inattendu. À l'époque du front républicain anti-lepen, c'était une question d'image (le pen caca, moi pas caca, beeeh, cela dit les immigrés quand même faut avouer...). Mais Bolloré, tout comme le RN qu'il adoube, n'ont pas le même stigmate que le FN de beaux jours. Il y a eu dédiabolisation et normalisation. Non ? Si ? La marque Bolloré n'est pas respectable ?
Elle est où la limite des labels, et elle est où la limite des contenus ? Elle semble exister, à un endroit nécessairement ridicule, mais intéressant et utile : c'est l'endroit qui, actuellement, scinde le camp Républicain aux USA, où il est aussi intéressant et rigolo de voir quand, et pour qui, ah là là mon Trump il exagère maintenant (manifestement, ça se joue autour du virilisme badaboum à l'étranger, alors que le virilisme pan pan à l'interne c'est super). Il y a des sortes de strates géologiques pas très simples à déceler, mais qui occasionnent des glissements. Il faut dissocier les bruns des beiges, comme dans, disons, un gâteau au chocolat. On va dire ça.
C'est fragile (on passe vite de la respectabilité à l'infréquentabilité, sur des critères capricieux). C'est ambivalent (certes c'est positif d'avoir tout de même un degré de fascisme jugé répulsif, mais ça absoud facilement le degré qui le jouxte). C'est plaisant (les loups entre eux). C'est... bien ?
Ces jours, je m'autorise doucement, timidement, en tremblotant, à croire passée la crête de la vague fasciste (qui se déplace d'ouest en est, du moins pour "l'occident"). Trump cesse doucement d'être cool. Le fascisme cesse doucement d'être cool. Alors, est-ce un symptôme ? Le début français de la phase "les fachos ? je les ai jamais réellement beaucoup aimés" qui grossit lentement aux USA ?
Ou pas ?
-
Pekebou
" Quand ils sont venus chercher les socialistes, je n'ai rien dit, je n'étais pas socialiste.
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes , je n'ai rien dit ,je n'étais pas syndicaliste
Quand ils sont venus chercher les juifs , je n'ai rien dit , je n'étais pas juif.
Puis ils sont venus me chercher , et il ne restait personne pour protester "
-
M. Chat
Et la foudre tomba sur le centre-droit-centre-gauche des lettres - ça fait penser au bon vieux et terrible poème de Yeats : "Things fall apart ; the centre cannot hold / Mere anarchy is loose upon the world" (The second coming, 1919)