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Simon
Le 8 avril dernier, la même émission avait invité Eric Naulleau, mercenaire de la troupe Bolloré, qui a enlisé le plateau, face à l'historien Alexis Lévrier, en niant obstinément que l'assimilation de Bally Bagayoko aux grands singes soit raciste
enfin Daniel, vous avez les même chez vous, en miroir ! vous avez une Elodie Safaris sur ASI, qui niera tout le temps obstinément que non, les conneries que peut raconter Mélenchon sur les juifs ne sont jamais antisémites, que les antisémites c'est les autres, que de toute façon tout est de la faute de l'extrême droite, etc...
Zemmour qui perpétue des scénarios culturels juifs, garanti 100% par ASI que c'est pas antisémite !
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smurf
Je pense qu'il faudrait surtout remettre des sujets importants au coeur de l'information.
Par exemple, quelques exemples qui me viennent : la hausse de la pauvreté et des inégalités en France ces dernières années (depuis 2017 notamment), la hausse des accidents du travail, la contamination de l'alimentation des Français au cadmium, la hausse inquiétante de certains cancers en France ( bien plus que dans d'autres pays...)...
Et il faudrait interroger tous les politiques sur ces sujets y compris le RN bien sûr au lieu de les interroger sur leur "sujet de prédilection", l'immigration ou l'islam... On verrait qu'il n'auraient pas grand chose à dire ..
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Petit_tofu
"Moins de débats, moins de blabla, davantage d'enquêtes."
Cent fois oui. Juste plus de journalisme en fait :) (qui ne consiste pas seulement à tendre un micro).
Et sur l'argument "tout le monde ment": dire que tout se vaut, c'est souvent pour justifier le pire. Et en l'occurrence, pour ce qui est de mentir, le pire c'est le RN (pour ce qui est du racisme aussi).
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phalen
Pour les personnes anglophones, je suis tombé récemment sur cette étude publiée par l'université de Cambridge il y a moins d'un an et qui est en accès libre :
Media Platforming and the Normalisation of Extreme Right Views
Traduction perso de son résumé :
Alors que les opinions politiques extrêmes gagnent en popularité et en acceptabilité, les conditions dans lesquelles l'exposition médiatique à des positions d'extrême droite contribue à ce phénomène ainsi que les stratégies permettant de contrer les effets d'adhésion et de normalisation portés par les médias restent mal comprises.
En s'appuyant sur des entretiens menés auprès d'échantillons représentatifs à la suite du visionnage d'interviews de personnalités d'extrême droite diffusées sur Sky News au Royaume-Uni et en Australie telles que pratiquées habituellement, nous examinons si cette exposition médiatique conduit à un taux plus élevé d'approbation personnelle aux propos d'extrême droite.
Nous examinons également si cette exposition affecte ou non la perception du nombre d'autres personnes approuvant ces propos.
Nos résultats sont cohérents pour les deux pays : l'exposition à des interviews sans grande contradiction augmente l'adhésion aux propos extrêmes et a également pour conséquence de gonfler la perception du soutien du reste de la population à ces propos.
En testant la stratégie médiatique du Royaume-Uni, nous constatons qu'une interview plus offensive abîme la parole de la personne interviewée et réduit les effets observés, mais que cela continue néanmoins d'accroître la perception d'un soutien plus large aux déclarations extrêmes qu'il ne l'est réellement.
Cette étude pointe un mécanisme qui permet aux idées politiques extrêmes de se diffuser, et avance des pistes de stratégies médiatiques susceptibles de contrer les effets d'influence et de normalisation. -
Tristan Le Gall
Faut-il s'interdire de donner la parole à tout le monde ?
99,9% des gens ne passeront jamais à la télévision ou à la radio et n'auront même pas leur 15 minutes de gloire, contrairement à ce qu'Andy Warhole pensait. La question n'est pas de donner la parole à tout le monde, mais plutôt comment on sélectionne la toute petite minorité de gens qui a auront le "privilège" de passer dans les média audiovisuels.
Pour le reste des arguments de Taddeï:
FT : - La diabolisation du RN, on l'a déjà tenté à l'époque de Jean-Marie Le Pen, et ça n'a pas marché.
Ca marche en Belgique. Et en France, depuis qu'on a arrêté de le tenter, le FN est passé de 15% des voix à 40% des voix. Et
FT : - Pourquoi seulement le RN ? Tous les politiques mentent.
Parce que ce sont des fachos anti-républicains.
FT -Les libertés publiques sont déjà bien abimées. Le RN ne pourra pas faire pire. Et les idées du RN, on les retrouve déjà dans tous les partis , où elles ont infusé.
Cet argument est ridicule. Bien sur que si, le RN pourra faire bien pire. Il suffit de voir ce que font Trump et Poutine.
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Catherine
C'est (au moins) la deuxième fois que Taddéi vous roule dans la farine. Pas besoin de discussions oiseuses sur ses arguments : il roule pour l'extrême droite, et depuis qu'il a pris les rênes de Marianne, ce torchon s'affirme encore plus dans sa ligne raciste, identitaire, réactionnaire. Ses unes ne trompent pas :
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kinkalou
La parole, cette particulière expression de la langue ne se donne pas. Surtout pas en 25 secondes sur injonction de Lea Salamé. Elle se prend, pour développer une idée (ou la faire émerger, au besoin à l'aide des interlocuteurs). Les formats télévisuels ou radiophoniques ne permettent aucune expression de parole, seulements d'éléments de langue, normalisés, actualisés, vidés de leur sens.
Ces éléments de langue utilisent au maximum des expressions justement comme "faut-il" ("faut-il interdire la France insoumise" ? "Faut-il tuer 80 000 Palestinien pour éradiquer le Hamas" ? "Faut-il soutenir Trump" ? "Faut-il partir en guerre contre la Russie" ?). La décision et l'action y précèdent la pensée.
Comme évoqué en cybernétique de la communication, donner la parole en deuspee, revient en fait à orienter le mode de communication. Ça incite aux idées choc, aux phases "coup de poing". En 10 secondes, il faut accrocher l'interlocuteur, éviter que le message passe pour moitié à côté de son récepteur, ou plutôt choisir ce qui va arriver.
Le problème ne concerne pas tant la personne à qui on donne la parole que le type d'expression que les médias doivent chercher à promouvoir. C'est un changement d'une autre ampleur.
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grumly
J'aimerais bien une plage horaire du même genre que les émissions religieuses du dimanche matin, mais avec des politiciens ou des syndicalistes. L'horaire changerait toutes les semaines. Ils gèreraient chacun leur tranche et s'intervieweraient entre eux ou feraient des conférences ou des débats avec des gens extérieurs au parti, des intellectuels ou des artistes. Ce qu'on trouve sur Internet en fait. Ça serait sûrement plus intéressant que les matinales ou les grands jury qui cherchent des petites phrases pour meubler le temps que l'actualité arrive. Une partie de l'enjeu c'est d'intéresser les gens à la politique en général, plutôt que les aider à choisir leur vote. Le désintérêt de la politique c'est en partie à cause de la façon de faire les émissions politiques.
De toute façon, j'ai l'impression que les émissions politiques ne sont regardées pratiquement que par des spectateurs politisés, c'est-à-dire des gens de gauche. Si les émissions donnent plus la parole à l'extrême droite, je ne suis pas sûr que leurs électeurs la regarderont. Le problème de la parole, c'est surtout pour ceux qui l'ont peu ou mal. Elle manque d'une part pour l'extrême gauche, et d'autre part pour ceux qui se font couper dès qu'ils commencent à dire quelque chose d'intéressant. La question de la parole en ce moment est plutôt par rapport à la gauche qu'à l'extrême droite.
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Alab'Arque
Ce n'est qu'un détail ... ?
Le 'cordon sanitaire belge' n'est pas seulement 'médiatique', semble-t-il, mais peut prendre un tour institutionnel. Aux récentes municipales, une ville azuréenne (Menton) s'est dotée d'une municipalité RN. En conséquence, la maire de la commune belge (Namur) fait part de la 'suspension de tout échange' lié au jumelage établi depuis 1956 entre les deux villes.
Décidément, la mairie mentonnaise 'sortie' aux élections récentes avait mis à l'arrêt (en 2023) le 'jumelage' avec la ville russe de Sotchi.
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robin
et si un des éléments a prendre en considération était la constitution!
Chapoutot nous a montré qu'au travail nous sommes sous un mangement nazi!
la hiérarchie des entreprises avec l'institution du PDG remonte à 1941, sous Vichy!
les dernières élections ont montré une solide majorité de droite qui a le cerveau bourré d'archétypes qui ne lui permettent pas d'analyser sereinement une proposition vraiment socialiste!
ce matin contre Matthieu Pigasse il a fallu sortir les rames pour le producteur, lui aussi "Charlie" ... Kirk!
dans le Nord, les coups de grisou sont commémorés avec les syndicats, pas dans les municipalités du parti de la haine! ils ne font des ronds de jambes qu'à celui des patrons " ni de droite, ni de gauche"!
cette constitution copiée par Teng Siao Ping, Poutine, Erdogan... tous les despotes prédateurs de la terre, ceux qui peuvent déclarer une guerre de leur propre chef sans en référer à quiconque, en déclarant juste une opération spéciale, doit être changée pour que nous vivions enfin en démocratie, non plus sous la tutelle d'un Jupiter capricieux, et attendre cinquante ans de vie pour que le vivre ensemble soit vraiment apaisé!
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poisson
Faut-il donner la parole à tous le monde?
Eut-il fallut ne pas donner la parole au FN?
"Faut-il s'interdir", et pourquoi pas une double négation tiens. Elle est amusante la tournure de la question de l'émission "question du soir" que je n'écoute jamais et là non plus, car ça ne m'amuse plus. Coup de vieux, on se concentre sur autre chose.
Bernard Pivot a invité Spaggiari, et Mesrine a été interviewé dans Paris Match. Pourquoi pas ces escrocs du RN sur France Culture?
Sûr qu'à force de ressasser depuis.. 20 ans au moins qu'ils sont le diable, l'efficacité faiblit. Ça finit intriguer encore et encore, qu'on se le demande encore et toujours. Et plus on s'éloigne de ceux qui ont causé avec ceux qui ont vécu la France des deux guerres ou que d'une , plus ça leur fait envie aux gens de le vivre car c'est à pas y croire mon bon, l'ordre et la haine de l'étranger-français qu'est-ce que ça peut nous apporter de mal?
On a fait une remise à zéro, il y en a qui veulent le revivre. Incrédules qu'ils sont.
Comme si nous, on est crédule.
Parlons d'autre chose que de la parole de l'extrême droite, laissons les à leur nostalgie et occupons-nous de partager la planète avec nos frères humains qui en même temps que nous "vivaient".
Arrêter avec cette question : c'est un ordre, si vous voulez de l'autoritarisme en voilà, messieurs de question du soir.
Faut-il s'autoriser à s'interdir d'aller dans des émissions? Pour parler de l'extrême droite qui se réjouit qu'on en parle? Assez!
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marco negre
Ce n’est pas la possibilité de donner a parole à tout le monde qui doit être la question, mais par qui et où ? Plus aucune chaine d’infos ( en continu ou avec les grands moments de journaux télévisés de midi ou du soir ) ne correspond à sa définition. Presque plus d’informations au profit ( ? ) d’interviews, de débats qui n’informent pas mais permettent une logorrhée creuse sans autre intérêt que de passer le temps sans trop de frais.
Depuis combien de temps ce détournement du concept d’information ( nationale et internationale ) a-t-il été ainsi perverti définitivement ? et sauf en ce qui concerne LFI et éventuellement les Ecolos, les soi-disant interviews ne sont que des passages de plats, sans contradiction. Et au-delà de Cnews voir la fréquence des offres de fake news ( réalité d’une interview ) proposées par semaine aux membre du RN ? à tel point que quand un interviewer fait bien son travail, c’est à des heures tardives ou en week end et on s’étonne de ne pas le/la voir à des horaires plus favorables
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Hallucined
Faut-il donner la parole à tout le monde et en particulier à Frédéric Taddéi ?
Dernier fait d'arme, grâce à lui (Lui**), un journal est devenu "Super-Torchon-Man"
Daniel Schneidermann, pourquoi ménagez-vous ce type ?
Je l'avais déjà vu venir de loin et repéré en 1994 à la TV. ("Nulle part ailleurs")
Il y tenait une petite rubrique "culture" et tenait des propos "provoc" à 2 balles : "L'art c'est uniquement du commerce !"
Amitié avec Marc-Édouard Nabe, et idées très très à droite inavouées ...
Un autre que j'ai vu venir de loin : Sir Onfray ! 2002-03, tous mes potes me parle de Sir Onfray et de son université populaire.
Curieux, je vais voir et je tombe sur le bonhomme. Impression que cela allait dérailler un jour et puis ...
Beaucoup plus tard, deux livres : l'un sur Albert Einstein l'autre sur Sigmund Freud. Allez comprendre ; Sir Onfray prétend d'ailleurs n'avoir pas d'inconscient. Le seul au monde !
Faut-il donner la paroles aux canards ? Des millions d'années d'évolution et toujours " coin coin " Lamentable !
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Asinaute sans pseudo 1468c
En tous les cas, moi cela m'a fait plaisir de vous entendre sur France Culture, c'est vrai que cela faisait longtemps, qui plus est dans une émission qui est loin d'être la pire de la radio. Ensuite, sur le fond, si l'on considère que les journalistes sont là pour informer même lorsqu'ils "donnent la parole", la question importante me semble effectivement la préparation de ces temps de parole : combien de journalistes laissent-ils dire n'importe quoi à n'importe qui parce qu'ils ne savent pas vraiment .. de quoi on parle ? Mais embauchez plus de stagiaires, messieurs de la radio et de la télé, ça créera de l'emploi chez les jeunes et ça vous permettra d'avoir des dossiers à jour ! De plus, pendant des années, "parole" a été donnée au FN/RN, parole uniquement contrée par des arguments d'ordre moral dont l'électeur moyen se fiche royalement - "d'abord la bouffe, après la morale" comme disait l'autre - ce qui leur a permis de faire "ruisseler" leurs idées nauséabondes (là bizarrement, le ruissellement, ça marche !). Résultat : maintenant c'est trop tard... restera à imaginer comment résister aux futures ratonnades, et ça ne pourra pas se faire qu'avec des paroles.
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hannah
A qui donner la parole ?
2 questions doivent être posées ou rappelées à chaque début d'émission :
1 - Qui détient le capital de la " structure " qui emploie les " journalistes " , donneurs de parole
2 - Qui a nommé les " journalistes " , donneurs de parole ,
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christina
"...au coeur du programme du RN : la fameuse "préférence nationale", c'est à dire la discrimination (...) en fonction de l'origine ou de la nationalité (cache-sexe, souvent, d'une discrimination à la couleur de peau)"
Clairement une discrimination à la couleur de peau plus qu’à la nationalité.
Et c’est déjà le cas depuis bien longtemps - même si pas encore institutionnelle, elle l’est dans les faits :
- Voir la différence d’accueil (en nombre et en qualité) des réfugiés ukrainiens versus les syriens par ex.
- Les contrôles au faciès sur la voie publique, depuis toujours (étrangère en France depuis 50 ans, on ne m’a jamais demandé mes papiers dans la rue... je suis blanche).
Nb : il y a une discrimination anti-pauvres aussi (et qui ne date pas d’hier), parce que ça aussi ça se voit :
Les seules contrôles arbitraires que j’ai eus, c’est au volant de mes vieilles bagnoles - dans une file de voitures ça tombe toujours sur toi, et quand ils ont fini avec toi, comme par hasard la prochaine c’est une vieille aussi.
Et aussi à présent pour t’accorder la nationalité (càd. le droit de vote), il faut gagner plein de sous - t’es pauvre t’as pas droit.
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Pekebou
Les hypocrites. Donner la parole à tout le monde. Mais en la coupant , en la maltraitant ou en l'ignorant quand elle s'écarte de ce que les journalistes ont envie d'entendre. Les Palestiniens, les insoumis, Rima Hassan, Francesca Albanese, entre autres en savent quelque chose.
Si on leur laissent faire le tri ( aux journalistes)de à qui donner la parole et dans quelles conditions on peut s'attendre au pire. D'ailleurs le pire est déjà là. Et ceux qui s'interrogent sur peut-on donner la parole à tout le monde en portent une lourde responsabilité.
Donc la question est plutôt:
Peut on laisser à quelques-uns de décider à qui donner la parole.
Et la réponse coule de source
Fermons CNews
Interdisons aux milliardaires de s' approprier tous les médias
Introdruisons un peu de diversité, en évitant par exemple que la caste Duhamel ( mais pas qu'eux) monopolise les antennes
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gildas miclet
Taddei, c'est bien le mec qui dirige ce journal ?
23 avril 2026 à 12:30
Je vous ai entendu vous débattre dans votre épreuve de philo, et j'avoue ne pas avoir de réponse assurée à la question posée. Encore ce matin, Erner reprochait à Pigasse de donner la parole à Akim Omiri critiquant YBP refusant un commission d'enquête sur Epstein (plus facile à écrire qu'à prononcer) et on sentait qu'il aurait bien voulu contrôler la parole de Pigasse!
J'ai trouvé que votre livre le Charlisme n'allait pas assez loin et je soutiens à fond le commentaire de Manu, ci-dessous : il ne faut pas donner la possibilité à n'importe qui d'animer des débats d'information.
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Fred., de L.
L'existence de Frontex et les faits d'arme de cette organisation, démontrent qu'une forme de hiérarchisation de l'être humain existe, au plus haut de notre édifice institutionnel.
L'état du droit dans notre pays, l'état de son application, démontre qu'une forme de hiérarchisation de l'être humain existe, au plus profond de notre édifice institutionnel.
Il faut lire les avocats qui s'occupent des intérêts des êtres humains qui n'ont pas l'honneur d'être du bon côté de l'édifice institutionnel.
Le problème de fond, ce n'est pas que le RN. La fascisation de notre personnel politique vient de loin. Certes, on peut citer 2015, mais on pourrait citer dix ans avant le passage dans le droit courant des dispositions de l'état d'urgence.
On a un mal fou à l'admettre, mais l'état RN, on y est déjà. Et certes, ça serait encore pire si. Mais on a déjà du boulot pour en sortir, si on l'admettait.
Je sors du sujet, mais que nos politiques puissent mentir et tricher à un tel rythme sans conséquences, c'est hallucinant (je pense par exemple au président de la région AURA, tout petit exemple parmi des dizaines d'autres).