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Ervé
Anne Lauvergeon virée d'AREVA avec seulement 2 millions d'euros d'indemnités de départ, on pouvait craindre qu'elle aille grossir les rangs des chômeurs surdiplômés et qu'elle connaisse les affres de l'incertitude professionnelle. Mais son stress aura été de courte durée, puisqu'elle vient de trouver un petit djobe de présidente du conseil de surveillance de Libé.
Un exemple qui prouve qu'avec un minimum de compétence et de volonté, on ne reste pas longtemps en marge du monde du travail, et que lorsque mon beau-frère affirme que "du boulot y en a, faut juste se bouger le cul pour en trouver", il n'a pas entièrement tort. -
Gavroche
En fouinant sur le ouèbe, j'ai trouvé ça : L'énergie de l'espoir...
Extrait :
Dans un autre domaine, celui de l’énergie, un anonyme, ils le sont souvent, assurant qu’il était un ex-ingénieur EDF, s’est ingénié à dénigrer les valeurs écologistes.
Et plus loin :
Puis notre ingénieur s’en prend aux capteurs photo voltaïques qui seraient d’après lui, pleins de métaux lourds très polluants.
Sur ce lien, la preuve du mensonge.
En effet, les capteurs photovoltaïques sont généralement en aluminium: nulles traces là-dedans de mercure, de cadmium, de plomb, arsenic, zinc, et autres métaux lourds. lien
De plus il est recyclable à l’infini. lien
Quand au silicium amorphe, il est pris en sandwich entre une plaque de verre, et une feuille de polymère. On cherchera en vain des métaux lourds. lien
Aujourd’hui, une nouvelle génération de capteurs photovoltaïques utilise une autre technologie, en se calquant sur le principe de la photosynthèse, et sont constitués d’une couche de dioxyde de titane et d’une solution électrolytique. lien
Etc...
L'article donne beaucoup de liens. Pour ceux que ça intéresse...
Et aussi, EDF n'est plus une EPIC, mais une SA, même si l'Etat détient toujours des parts majoritaires (pour combien de temps ?)
Quant à AREVA, elle e été "transférée vers le secteur privé" en juin 2010, par décret.
Car en France, on gouverne par décret (malgré le parlement godillot) sans que ça choque personne. Comme Hitler en 33, comme le gouvernement tunisien actuel. -
Pierrot B
+1 -
alain-b
Comme quelqu'un vient de me le rappeler par ailleurs, il y a un pays qui est sorti du nucléaire également et dès la catastrophe de Tchernobyl, c'est l'Italie. Même si Berlusconi a tenté de revenir en arrière assez récemment et qu'ils s’apprêtent a s'exprimer par référendum sur l'opportunité d'y revenir à cause du prix du pétrole.
Et en prime un petit dessin au sujet des gaulois irréductibles ;-) https://fbcdn-sphotos-a.akamaihd.net/hphotos-ak-ash4/247382_10150209866787661_86539967660_6942945_6492489_n.jpg -
chamipataro
Il se trouve que je réside dans le Bade-Wurtemberg où nous avons, depuis quelques semaines un ministre-président Vert après 50 ans de CDU.
Il est certain que la catastrophe de Fukushima y a joué un rôle non négligeable, mais on peut y observer une motivation de la population contre le nucléaire qui ne date pas d'hier.
La centrale de Wyhl, pas très loin de Breisach sur le Rhin, n'a jamais pu être construite car la population locale s'y est opposée avec acharnement. Ça se passait sensiblement à l'époque où la France a construit Fessenheim, centrale la plus vieille du parc français, sujette à de nombreux incidents dits "mineurs", et que les populations (sauf celle de Fessenheim) voudraient voir fermer.
Les distributeurs d'électricité allemands, qui sont des entreprises privées, font aujourd'hui leur publicité sur la part d'énergie verte qu'ils injecte dans leur réseau, le critère majeur étant l'absence d'énergie nucléaire. Les clients, dont moi, font leur choix: mon fournisseur est une entreprise locale qui s'est créée sur une initiative populaire après une bataille acharnée contre les gros, et qui utilise environ 10% de gaz, le reste est de l'hydraulique, de l'éolien, du photovoltaïque (les toits d'usines, de stades, d'immeubles, etc.. se couvrent de panneaux). Cette voie locale est possible, il suffit d'en avoir la volonté et que le peuple ait le courage d'en décider, et non pas le gouvernement.
La décision de Merkel, personne que je ne porte absolument pas dans mon cœur, est certes politique (la CDU se ramasse des casquettes à répétition ces derniers temps), mais elle aura des conséquences sur le développement de projets énergétiques alternatifs qui se verront obligatoirement poussés par le gouvernement central. -
JJ117
Dans un souci d'équilibre, il serait bon que la légende du graphique ait plutôt mis des cheminées (aéro-refroidisseurs en réalité) sur tous les pays ayant planifié de construire des centrales et pas seulement sur ceux qui n'en possèdent pas. Car on peut constater que l'Italie, qui ne possède pourtant plus de centrales en activité, arbore une belle flèche noire signifiant un retrait du nucléaire... quel retrait d'ailleurs, de quel nucléaire ? Alors, dans ce cas, on aurait pu ajouter au moins quatre cheminées : une sur le Royaume-Uni, une sur la Finlande, une sur la Suède et une sur la France, bien sûr.
Je suis employé du secteur nucléaire et je confirme que les industriels du secteur sont comme tout le monde : ils défendent leur steak, ce qui ne devrait pas étonner. Du reste, je pense qu'il serait pour le moins inquiétant qu'AREVA et EDF commencent à cracher dans la soupe et à se laisser attaquer passivement.
Je souhaite réellement qu'un débat ait lieu sur le nucléaire. Mais attention, l'importance de l'enjeu impose que ce débat soit complet et objectif : "rien que la vérité, toute la vérité". Pour commencer, il convient de prévoir que les médias sachent détecter avec une même sagacité l'honnêteté douteuse de l'industriel et la partialité anti-nucléaire inconditionnelle des écologistes de nom. Je ne crois pas que le nucléaire puisse toujours sortir vainqueur d'un tel débat, au moins parce que le véritable objectif n'est pas là. Si une majorité de Français a suffisamment de conviction pour payer la facture de la sortie du nucléaire alors soit ! que la démocratie s'exprime, vox populi, vox dei. Pourvu que cette facture soit estimée avec justesse : on entend régulièrement les opposants au nucléaire dire que "d'autres solutions existent" ; ce doit être technologiquement vrai mais à quel prix ?
Enfin, je n'ai pas le droit d'exclure que je me vautre peut-être depuis des années dans de fausses certitudes. -
Jean-François
Une précision par rapport à la notion de "passager clandestin", qui n'est pas nouvelle car elle fait référence, dans un passé récent, à la crise de la zone euro. La Grèce a ainsi été accusée d'être un "passager clandestin" de la zone euro, parce qu'elle s'était endettée fortement, en profitant de taux d'intérêt bas liés à l'euro, sans respecter les traités européens (déficit <3% PIB, dette <60% PIB). La Grèce aurait ainsi été une bénéficiaire de la vigueur économique des autres pays, protégée par l'euro sans en respecter les règles (jusqu'au moment où on se rende compte que la protection liée à l'euro était en fait inexistante). Cette accusation a ensuite été étendue à tous les pays en difficulté (Espagne, Portugal, Irlande...), et même à la France.
Par boomerang, l'Allemagne a elle aussi été accusée d'être le passager clandestin de la zone Euro, de Benard Maris aux Echos : l'Allemagne, en enregistrant des excédents massifs dans la zone euro, en refusant un gouvernement économique globale et en contractant la demande chez elle, creuserait elle aussi les déséquilibres de la zone euro, qui ne pourraient être résolus sans changer sa politique économique pour la rendre plus coopérative (notamment en réduisant ses excédents commerciaux qui ne peuvent que générer des déficits chez ses voisins).
L'expression est donc choisie à dessein par le Figaro car elle cristallise les tensions au sein de l'Union Européenne et entre la France et l'Allemagne en particulier. Car la question du nucléaire n'est qu'un des multiples objets de tensions - certes de taille - qui se sont multipliées ces dernières années entre la France et l'Allemagne, en particulier depuis l'arrivée de NS et d'Angela Merkel, chacun ayant de plus en plus tendance à défendre ses propres intérêts. Ce non-dit des relations franco-allemandes, sujet politiquement glissant et lourd de sens - et sans doute en partie liée à une certaine méconnaissance de l'Allemagne et de la langue allemande, avait été (trop) brièvement abordée lors de votre émission de l'an dernier avec Elisabeth Guigou et Dupont-Aignan... Si elle n'intervenait pas dans ce contexte assez lourd, la décision allemande n'aurait sans doute pas fait l'objet de tels commentaires.
A contrario et jusqu'à présent, il faut aussi préciser que dire de la France qu'elle "impose le risque de Fessenheim" à ses voisins allemands et suisses est un peu incomplet. Des électriciens allemands (ENBW) et suisses (trois compagnies réunies dans le consortium CNP) ont participé à la construction (et à l'entretien) de la centrale et bénéficient d'un droit de tirage de respectivement 17,5% et 15% de l'électricité produite, soit presque un tiers (voir ce document). D'ailleurs, les opposants allemands à la centrale incriminent presque systématiquement ENBW et le consortium suisse aux côtés d'EDF (par exemple ici). Le risque est certes partagé, mais le bénéficie du risque l'est aussi pour partie, et absolument pas clandestinement... -
Gavroche
Il est remarquable que les critiques et les craintes se concentrent sur la technologie en soi en esquivant complètement la question du statut public ou privé et du contrôle démocratique. Comme si les choix de TEPCO , par exemple, avaient été purement techniques et sans aucune relation avec le souci de servir les meilleurs dividendes
+ 1. -
JJd
Approche très partielle tant qu’à mettre des cartes
On aurait pu ajouter
Une carte des rejets de CO2 par habitants : Allemagne leader européen ou presque plus de 10 tonnes de Co2 par habitants
Une carte de la part d’énergie électrique produite par charbon et gaz Allemagne 58%
Une carte de la part d’énergie électrique produite par l’éolien et le solaire Allemagne 6 à 7 %
Une carte du prix de l’électricité dans chaque pays d’Europe
Cela permettrait de relativiser le cliché « les Allemands/ toujours en avance/ remplacent le nucléaire par des renouvelables »
Alors que cela risque fort d’être : ils remplacent le nucléaire par un peu plus de renouvelables (tant mieux), beaucoup de charbon et de gaz, et des importations d’électricité (nucléaire).
Leurs scénarios officiels vont jusqu’à prévoir l’importation de 100 TWH d’électricité(un sixième de leur consommation actuelle) en 2050 : venant d’où selon vous ?
Après cela, on est libre de considérer que le charbon est préférable au nucléaire, mais on ne peut cacher une mine de charbon ou de lignite derrière une éolienne.
Et dans l’hypothèse où la France conserverait une capacité nucléaire, le choix ne pourrait être esquivé entre une capacité limitée à nos besoins spécifiques ou permettant de couvrir aussi les besoins de l’Italie (« sortie du nucléaire » et qui nous achète 10 % de son électricité) , de l’Allemagne, de la Suisse ….
La réponse à cette question dépendant fortement du statut du producteur d’électricité : maintien retour au statut public ou privatisation concurrence (Europe oblige sic) où la rentabilité prime tout.
Il est remarquable que les critiques et les craintes se concentrent sur la technologie en soi en esquivant complètement la question du statut public ou privé et du contrôle démocratique. Comme si les choix de TEPCO , par exemple, avaient été purement techniques et sans aucune relation avec le souci de servir les meilleurs dividendes -
Showalla
Ensuite c'est vrai que 75% de l'électricité allemande est produite avec des centrales thermiques.
Que choisir ? Perdre régulièrement des zones irradiées de 30 km de rayon (voir plus) ou risquer de perdre des régions de basse altitude fortement peuplées avec la montée du niveau des eaux et perdre une grande partie de la diversité de notre flore et faune suite au réchauffement climatique.
Aucun choix radical ne me semble aujourd'hui judicieux s'il ne s'accompagne pas d'une remise en cause globale du système de fonctionnement de nos sociétés consuméristes. -
Gavroche
Il n'y a pas de "risque supplémentaire" avec les énergies renouvelables ? Savez-vous par exemple que les dernières générations de panneaux solaires photovoltaïques utilisent du tellurure du cadmium qui est un composé particulièrement toxique ?
C'est vrai que se prendre une éolienne sur la tronche... Ça peut être mortel, évidemment.
On meurt d'un coup, d'un trauma crânien, au lieu d'agoniser d'un cancer...
Vous en avez d'autres, comme celle-là ?
Au fait, le tellurure de cadmium est toxique si on l'avale, ou si on l'inhale... Moi, c'est du café que je prends au p'tit déj.
Un article complet, là. -
Yanne
J'ai beaucoup aimé l'ironie sarcastique.
A propos d'Anne Lauvergeon, je l'ai entendue rétorquer sur FI à un antinucléaire qui faisait remarquer que le démantèlement des centrales était très coûteux, autant que leur construction, que les montants relatifs aux démantèlements avaient été provisionnés et au niveau d'EDF et à celui d'AREVA, et que donc que ça ne posait pas de problème.
J'ai un doute, mais puisqu'elle le dit.
Donc c'est merveilleux, on peut arrêter quand on veut. Toutes nos centrales ayant plus de trente ans, tout cela ne va rien nous coûter ni aux uns ni aux autres....
Donc on peut s'orienter vers les énergies renouvelables et les financer, sans risque ni menace supplémentaire, à la place de cette coûteuse et dangereuse industrie nucléaire.
Quand est-ce qu'on commence ? -
Pierrot B
Bien vu sur ce sujet. Nous sommes en effet cavalier seul en Europe avec le triptique : maison béton, laine de verre et nucléaire; Nous sommes les seuls à avoir fait ce choix. Heureusement la consommation d'énergie alternative progresse (Bois granulé, photovoltaique, maison bioclimatiques...) mais le chemin que prend l'allemagne se fait fait bien en avance sur nous, il subventionnent aussi bien l'évitement du gspillage énergétique que les énergies renouvelables. Pendant ce temps, nous, on continue de subventionner à coups de millirads le nucléaire. -
Anthropia
Dont acte.
Il faudra en tenir compte au moment des élections, non ?
http://anthropia.blogg.org -
jean-philippe vaz
Dernier coup de téléphone: allo...allo...allo?..allo!!!...râle haut....oooooooooooooh
Areva d'un autre monde
où la terre serait bombe
Qu'en l'espace d'une seconde
notre terre devienne tombe
que même le soleil fonde
et que chutent les colombes
Laissons nos cerveaux fermés
Nions les réalités
Qu'importent la vie, la santé
Aréva s'en occupait
Sang, os coupés...
Tous irradiés.... -
poisson
L'alerte vient de sonner. Ça donne l'heure et ça dit qu'on est le premier mercredi du mois.
Est-ce qu'il y a encore des agents de l'état affectés à la surveillance du bon fonctionnement des sirènes d'alerte? Est-ce que les dirigeants de la radio d'état, france inter, savent qu'ils sont responsables de l'alerte aux populations en cas de risques, nucléaire, chimique, sismique, etc.?
Il n'y a plus d'abris, et les bombardements en temps de paix, c'est rare. Mais chut, personne ne sais à quoi servent les sirènes, il ne faut pas faire peur.
Est-ce qu'il y a des sirènes dans toute l'Europe? Genre en Allemagne?
Il n'y a pas de centrale nucléaire en Corse, mais elle est en rouge, unité territoriale oblige.
La politique du chacun pour soi, mais l'irradiation pour tous, est sous nos yeux avec cette carte.
Madame Areva s'est trompé de mot, elle aurait dû dire "c'est symbolique" et non "c'est politique" pour gagner sa bataille... Trop bête, les dirigeants comme elle vivent dans leur petit monde étriqué au troisième sous-sol et n'ont aucune hauteur de vue. On se dit qu'on a de la chance car on peut les prendre en flagrant délit de dire des conneries, et qu'ainsi, on l'a facile de les attaquer et de gagner la partie. La vraie chance serait qu'ils soient plus malins, ils feraient moins de grosses bêtises lourdes de conséquences.
Gagner la partie sur le terrain médiatique, il n'y a qu'eux, les puissants pour qui s'est un enjeu, car le reste n'a plus de saveur tellement ils dominent sans adversaire, comme Idi Amin Dada dans sa piscine. -
Jean-Louis
Besson évalue les conséquences :
http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/06/01/arret-du-nucleaire-en-allemagne-besson-va-evaluer-les-consequences_1530310_3214.html#xtor=RSS-3208
Là où ça part mal, c'est quand il dit : "Or, nous sommes liés à l'Allemagne par (...) le fait que si globalement nous exportons davantage que nous importons d'électricité vers l'Allemagne, (...) il arrive qu'en été nous importions de l'électricité", alors que c'est l'inverse, si on en croit (page 81-82) la RTE (qui est bien placée pour le dire ) :
http://www.rte-france.com/uploads/media/pdf_zip/publications-annuelles/bilan_previsionnel_2009.pdf -
Al Ceste
//Les spécialistes poussent l'analyse plus loin: cette "décision politique" serait "un signe de faiblesse". Merkel tenterait ainsi de se concilier les voix des électeurs verts. ///
Une décision politique qui serait un signe de faiblesse devant des électeurs, genre abandon du projet de supprimer les panneaux annonçant la présence de radars, ce n'est pas en France sarkozée qu'on verrait ça ! -
jpf
les limites de la science actuelle j ai lu un super beau dossier dans "sciences et avenir " comme quoi les specialistes des tremblements de terre avouent s etre trompe sur la force des séismes futurs , en gros les seismes de force 9 comme le dernier du Japon devraient etre plus frequents car des erreurs dans les calculs de prévision sont avérés
Ce qui veut dire que les centrales nucléaires conçues pour retisser . à des séismes de force 7 devraient dans l avenir subir des séismes de force plus élevées , c est rassurant pour toutes les zones sismiques du monde qui ont comme voisines de jolies centrales nucléaires! -
Cultive ton jardin
Figurez-vous qu'il s'agit d'une "décision politique", a immédiatement révélé Anne Lauvergeon, présidente d'AREVA. Imaginez ! Une dirigeante politique prenant une décision politique ! Quel pur scandale !
Grand éclat de rire, dès les premières lignes. j'avais en effet entendu cette perle, cette accusation invraisemblable comme quoi le gouvernement allemand aurait pris une décision POLITIQUE. A la réflexion, c'est plutôt triste, car il est en effet de plus en plus rare, donc à priori extravagant, que nos dirigeants prennent les décisions "POLITIQUES" qui seraient pourtant de leur ressort, de leur devoir.