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CQFD N°077
MÉDIAS
cequilfautdetruire.org
LE JOURNALISTE BRANDE MOU
Mis à jour le :16 avril 2010. Auteur : Antoine Fontana.
C’est loin d’être un scoop, mais les écoles de journalisme le découvrent : dans notre société qui a tellement bien digéré la lutte des classes qu’elle ne fait, paraît-il, plus un pet de travers,le libre scribouillard doit savoir se vendre en se référençant sur le Net. Cours magistral.
E MOT D’ORDRE nous vient des États-Unis et sévit enfin en France. Apprenti plumitif, jeune journaliste, construis ta propre marque, sois ta propre marque ! Ça s’appelle personal branding (de brand, marque) et ça consiste à être le plus visible possible sur le web. Ceci à travers réseaux sociaux, blogs, etc., histoire de bâtir ta e-réputation, grimper en tête du référencement Google et espérer ainsi séduire un rédacteur en chef qui, enthousiasmé par ta personnalité, jeune blanc-bec, te fera un pont d’or afin que tu rejoignes son prestigieux magazine. Peu importe ce que tu écris,encore moins ce que tu penses : l’essentiel est d’être vu du côté de Facebook, Twitter, Linkedin, etc. (...)
Et n'oubliez pas d'abonner votre grand-mère... -
beyondtheeyes
J’ai donc été contacté par la rédaction du journal VSD, en grève contre la refonte du projet éditorial de leur journal.
(...)
Emanciper les médias ? De l’argent bien sur. Mais pas seulement. De l’idéologie dominante, des conformismes de la pensée, du sensationnalisme, du voyeurisme. Et ainsi de suite. Toute la définition du métier de journaliste et des conditions de son exercice est en cause. Et même la nature des supports en tant qu’ils sont, de par leur nature même, normatifs. C’est compliqué. Toutes sortes de paramètres entrent en jeu, nous en sommes tous d’accord. Ce qui m’a plu, par-dessus tout, dans la discussion avec la rédaction de VSD c’est que nous avons parlé de cela. De cette difficulté. Des solutions. Je ne sais pas si quelqu’un a filmé. J’aimerai bien. J’ai trouvé l’échange très formateur pour moi. Je crois que j’ai aussi appris des choses aux gens qui se trouvaient là. Mais ce qui m’a frappé c’est qu’au cœur de ce qu’on peut considérer comme le noyau dur de la petite bourgeoisie de notre temps, s’exprime une conscience si âpre des dégâts de la financiarisation sur toute la vie intellectuelle. Par exemple l’une dit « ce qui ne va plus dans la presse c’est que ce sont des financiers qui dirigent nos journaux et plus des journalistes. Ces gens ne connaissent rien à notre métier » Un autre dit « la façon dont est cloisonnée la façon de produire un journal cloisonne notre propre expression et notre pensée» Un autre «nous devons nous réapproprier notre outil de production c'est-à-dire notre capacité à penser nous même nos sujets sans préoccupations extérieures à ce sujet» Ce qui s’est dit de cette façon je l’ai souligné sur place c’est exactement ce que disent les ouvriers et les ingénieurs d’Airbus, par exemple. Hélène, la collaboratrice de la sénatrice Marie Agnès Labarre, m’accompagnait dans cette visite. Elle me dit : « ils parlent comme les Contis » qu’elle était aller soutenir avec une délégation du parti la semaine précédente. Ensuite nous avons évoqué la question de l’exigence ou non de diplôme pour établir l’aptitude à être journaliste. Pas simple. Le formatage par les écoles de journalisme est très discuté dans la profession, alors même que les élèves de ces écoles sont encore très minoritaires dans les salles de rédaction. Si j’évoque cette question c’est parce qu’elle m’a amené à parler de la capacité des gens ordinaires à devenir producteurs eux mêmes de messages médiatiques. J’ai évoqué l’exemple de « télé-vive » au Venezuela et de ses écoles de formation en direction des personnes du terrain. C’est aussi l’expérience de René Balme maire de Grigny dans le Rhône. Est-ce une évolution imaginable de la profession ? Nous avons aussi évoqué la forme de propriété des médias qui conviendrait à une émancipation par rapport au capitalisme. Est donc venue la question des coopératives. Bref, tout y est passé. Mon constat est que la profession est très déstabilisée par l’évolution de la sphère médiatique. Elle est disponible pour en parler et nous avons un bon terrain pour y faire vivre le moment venu une révolution citoyenne très ardente.
La suite sur http://www.jean-luc-melenchon.fr/2010/04/laki-est-de-retour-lhistoire-sent-le-soufre/ -
beyondtheeyes
« La colère de Jean-Luc Mélenchon et sa médiatisation », par Henri Maler, ACRIMED, 6 avril 2010 [www.acrimed.org] -
beyondtheeyes
« Suite de l'affaire cruciale de la vidéo: les preuves du complot enfin révélées!
Mince! Les cloches sont de retour! »
[www.jean-luc-melenchon.fr] -
beyondtheeyes
Jeudi 1er avril Jean-Luc Mélenchon était invité par Thierry Guerrier à réagir sur la polémique organisée par les médias autour de la vidéo d'une altercation avec un étudiant en journalisme. Jean-Luc Mélenchon y a réaffirmé ses arguments critiques des médias : [www.jean-luc-melenchon.fr] -
jiji1
Ecole de journaliste à Science Po. C'est cette promo qui a choisi "Michelle Cotta" comme marraine: CQFD. Ils avaient le choix : Beuve-Méry, Albert Londres, non merci Michelle Cotta! Ca nous donne des étudiants journalistes révolutionnaires. -
Ellis
On en parle même sur la TSR :
http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=500000&channel=info#program=15;vid=11936068
L'accent est mis sur le côté "piégeux" de la vidéo balancée sur le net.
Avec, en regard parallèle, les réactions de politiciennes suisses (Libérale Radicale et Socialiste), pas dénué d'intérêt. -
mozinor
Melenchon s'explique au grand journal chez denisot ( partie 1 ) ( videos dispo que 24H ) -
djinneo
"moi j'me d'mande comment qu'il trouve la malice que de dire "petite cervelle" alors que moi, le premier mot qui me vient à l'esprit, à moi, c'est "casse-toi pôv' con" ". -
Dzonkha
Pas le temps de lire les messages du forum, j'ai juste parcouru rapidement et est l'impression que beaucoup prennent la défense de Mélenchon ?
Personnellement, je rejoins complètement les propos de DS dans sa chronique.
Et je rajouterais que, bien que je sois d'accord avec le fond du discours de Mélenchon bien sûr, je trouve inacceptable la forme. La vulgarité devient bien courante chez les politiques de nos jours. Parler vrai, ne veut pas dire être grossier et j'en ai déjà plus qu'assez de notre N°1 de la vulgarité ("casse-toi pauv'con!") pour ne pas être obligée en plus de supporter celle de "l'opposition". On peut parfaitement avoir un propos clair tout en gardant un niveau de langue soutenu. Se relâcher comme il le fait ici face au journaliste ne sert certainement pas son propos. -
Malagom
Je trouve Mélenchon bien doux dans cette affaire de l'apprenti "journaliste - voilà un bonhomme qui sa bat pour faire entendre sa parole politique, et le doux réveur futur "journaliste" n'a rien de mieux à lui mettre sous le nez que les maisons closes, opportunément mises en lumière par l'inéffable mme Brunel pendant la campagne des régionales. Moi à la place de Méluche j'aurais demandé à ce futur "journaliste" si les premières places dans ces maisons il pensait les conseiller/réserver à sa copine, sa soeur, sa mère pourquoi pas. Avec formation continue et aides sur fonds publics, cela va de son mon cher... pour aider les bas salaires.
J'en ai marre. Pas vous ? -
Simulink
Dès demain des millions de videos de prof engueulant des élèves, sur tous les blogs et les pages Face book. Des étudiants auront à disposition un téléphone vert pour se plaindre de toutes les contradictions musclées qui leur seront portées, avec récompense et promesse d'emplois à la clé. Priorité sera donnée aux étudiants de sciences po... une science si ... comment dire... disons qu'au moins c'est une grande école quoi...
Le plus marrant est qu'il ait réfléchi avant de mettre la video en ligne mdr :)))) -
nonolimit
bonjour,
j'avais relevé sur mon blog cette une de nice-matin à la veille du premier tour des régionales.
la une de nice-matin -
aux abonnés absents
Ça sera quoi, la blague du 1er avril sur @si demain ? -
Gavroche
Bon... J'ai réfléchi... Comme quoi, les forums d'ASI, ça sert à quek'chose ...
Finalement, ce bon Mélenchon, dont je partage quelques idées, j'aurais bien aimé que ce soit à Aphatie, à Chabot, à Pujadas, bref à un des valets de la cour, qu'il envoie cette vanne... Et pas forcément à un p'tit d'jeune...
L'article d'Agoravox contient des contrevérités, mais aussi l'opinion de Félix Briaud.
Donc, M. DS, vous aviez raison. -
antenne
C'est d'autant plus étonnant ce "buzz", que Mélenchon avait lui même sauté à pieds joints dans un autre, il y a un mois :
[large]"Mélenchon : retour de buzz"[/large]
Conclusion :
"Derrière la posture de martyr et de pourfendeur des médias corrompus (rôle endossé avec éclat par Peillon dernièrement, peut-être est-ce cela qui a énervé Mélenchon : que Peillon lui "pique" son terrain...), on aperçoit un peu trop chez Mélenchon les réactions d'un ego trop chatouilleux. Certes sous ce chapitre, le plus mauvais exemple est donné, depuis trop longtemps déjà, au sommet de l'Etat. Ce n'est peut-être pas une raison pour en rajouter..." -
Lulu70
Je vais être " lamentable ", comme Daniel : tout ça ne me donne pas envie de voir quel homme de pouvoir Mélenchon pourrait être ... -
twain
Sur votre conclusion DS aucun problème, votre compassion c'est votre côté "de gauche" qui ressort, je le comprend très bien.
Pour le reste, halte aux bons sentiments, ne niez pas que c'est quand même jouissif de voir un petit m**deux se faire tacler de la sorte. Après deux scénarios. Au pire: le journaliste est irrécupérable, va se vanter d'avoir créé le buzz et va faire de Mélenchon sa tête de turc le reste de sa carrière; au mieux il va se remettre en question.
Plus largement, outre l'approche bourdieusienne du champ journalistique (merci Vincent Bottreau pour la piqûre de rappel:), j'ai quand même du mal à m'expliquer leur arrogance, même en début de carrière comme ce petit journaleux.
Pour moi, il y a un côté chez eux touche-à-tout mais finalement à rien qui les rend suffisants de la sorte. Ils pensent maîtriser tout un tas de sujets, notamment de société, alors qu'en fait ils passent (pour leur majorité) leur temps à tout survoler.
Ensuite, vu la proportion écrasante de journalistes de gauche, ils ont presque la démagogie en réflexe. Ils pensent savoir ce qui est bon pour les gens et ce qui les intéresse, ils se rangent du côté d'un peuple auquel ils n'appartiennent bien souvent pas, et se permettent à 23 ans de recadrer Mélenchon sur ce qu'il est bon de débattre. D'où peut-être leur mépris pour les élites politiques, reflet d'un mépris populaire et d'une désaffection générale qu'ils tentent de s'approprier?
Sans compter le prestige social que procure cette profession, et sa confrontation avec la réalité: un métier ultra précaire, sous payé etc pour une majorité d'entre eux. Limite ingrat.
DS je me demande encore comment vous avez réussi à redonner de la dignité à votre corporation! vous êtes bien une exception. Bravo pour votre intelligence, et votre capacité à vous remettre en question systématiquement. Vous devriez ouvrir une école;) -
marcel verplaetse
Daniel quoi encore vous avez redoublé ????
Le même sujet hier . On avait compris .
Allez sans rancune Maaaaaaiiiiiiiitttttrrreeeeeeee !! -
Bebs
Je vous recommande la parisienne libérée.
Les chansons sont toujours inspirées d'un titre du parisien.
avec une affection particulière pour Ultime hyper totale gauche (UHT) à propos de Tarnac