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Clairedesbois
Trop jeune @sinaute, sans doute, pour avoir connu Pivot à la télé, j'ai téléchargé il y a quelque temps une ou deux de ses émissions sur le site de l'INA.
En regardant l'émission, le décor sobre, les invités à qui on laissait le temps de développer leur pensée, l'animateur qui pose les questions pour amener la discussion vers le haut sans perdre au passage son public, j'ai eu l'impression de voir une émission d'@si. De la génération précédente certes, mais clairement de la même famille :) -
BapCapa
Daniel, c'est vrai qu'Edwy vous sert de faire valoir? Pareil pour Pierre alors? Vous êtes un homme libre vous. Qu'ont ils à cacher? Pourquoi ont ils besoin de monter la population autour de cette histoire?
Ils en ont même besoin pour se construire des scènes de cinéma? -
MORASSE
Puisqu'il faut insister, le propos de Cavanna était de dire que l'important était de vivre ou survivre, même en se couchant... ce à quoi le dissident lui disait que tant qu'à faire de mourir, mieux vaut mourir DEBOUT, en se battant. Evidemment, de nos jours, on peut préférer Hessel à Jean Clair (dont je recommande à ceux qui l'aime et à Judith - tiens on va voir - son petit dernier : "Dialogue avec les morts"). Vouélà vouélà. -
MORASSE
Ce qui me ferait rigoler ça serait de retrouver ce qu'il disait de l'invention d'ARTE... hi hi hi. Il parlait, Pivot, comme Jacques Martin : Arte, c'était faire entrer "les boches" à la télévision française - Jérôme Clément le rappelait l'autre jour. Ce que j'aimerais aussi c'est revoir l'émission où Jean Daniel, Jean Lacouture et quelques autres "degôche" s'en prenaient à Soljénitsyne qui leur disait que les Viets rouges vainqueurs ne feraient pas autre chose que d'ouvrir des "camps de rééducation". Et puis, il faudrait retrouver cette émission où Cavana, ce collabo des brejneviens, insultait mon vieux copain Lescure/Murat, colonel FTP et compagnon de la Libération. Et puis cette autre où, lui le STO soumis, s'en prenait aux dissidents soviétiques (Adler aussi alors). Oui oui, c'était ça le bon temps d'autrefois. Allez, ne mangez pas trop de chocolat, vous allez faire monter les prix. -
JUSTIN COLBART
Ce qui est drôle, dans l'histoire, c'est qu'il se trouvait à l'époque un certain nombre d'intellectuels qui jugeaient l'émission de Pivot trop "spectacle", autrement dit un tantinet racoleuse !! On doit pouvoir retrouver quelques articles. On croit rêver, mais le monde change ! -
marc
http://www.lexpress.fr/actualite/media-people/media/eric-zemmour-a-droite-en-sortant-du-studio_985691.html
"ami avec zemmour": c'est quoi leur source? -
Pat de Saint-Rémy
Ah ! Italiques… Puis les débuts du timide critique du Figaro Littéraire, Bernard Pivot, avec “Ouvrez les guillemets” (je ne les ai pas oubliés, vous avez vu… à l'anglaise, ouvrant et fermant, mode d'emploi sur demande…)
Quel honnête homme, ce Pivot, qui lisait les livres, comme un fou, sans modération, qui les aimait avec passion… Puis qui s'effaçait avec élégance derrière l'auteur, ne posant que de brèves et pertinentes questions
C’était une tout autre télévision…
Souvenons-nous du temps ou Gainsbourg (populiste ?) n'hésitait pas à braver la loi et l'opinion en montrant “en vrai” combien il était racketté La télévision était plus enthousiasmante en ces temps, incontestablement !
Quand on pense qu'il y a eu Pierre Dac sur Radio Londres (Les Français parlent aux Français), extrait de Wikipédia :
Lorsque, le 10 mai 1944, Philippe Henriot, sur Radio Paris, s'en prend à Pierre Dac en notant ses origines Juives et mettant en doute son intérêt pour la France par un : « La France, qu'est-ce que cela peut bien signifier pour lui ? », l'humoriste lui répond le lendemain sur Radio-Londres dans un discours lapidaire baptisé « Bagatelle sur un tombeau », et dans lequel il déclare que son frère Marcel, décédé au front lors de la Première Guerre mondiale, a bien sur sa tombe l'inscription « Mort pour la France », alors que sur celle de Philippe Henriot on écrirait « Mort pour Hitler, fusillé par les Français ». Cette réponse est prémonitoire et Henriot est abattu par la résistance quarante-cinq jours plus tard.
Jacques Chancel sur Inter (Radioscopie) et sur la deuxième chaîne de l'ORTF (Le Grand Échiquier)
Pierre Desproges sur Inter…
En 87 c'est Chirac qui était à Matignon, et Mitterrand à l’Elysée. Il semble bien que ce soit le grand sifflet qui a été assez abruti pour vendre la première chaîne !
Revenons à la littérature,
Dumayet, Desgraupes, Max-Pol Fouchet, puis Michel Polac… Quelle classe quel niveau !
Le très regretté Bernard Rapp et sa très british, comme son nom l'indique, “assiette anglaise”, c'était assez bien et même pas mal du tout.
PPDA le truqueur aux implants qui ne prend ni la peine d'écrire les livres qu'il signe, ni même celle de les lire : beurk !
Giesbert, non merci dans l'ensemble d'autant que ses propres livres sont nuls.
Field : au secours, même si quelques “Cercles de Minuit” furent intéressants, la difficulté à s'extraire du gauchisme primaire reste un obstacle insurmontable pour une vraie compréhension des lettres…
Giesbert peut retourner aux Etats-Unis, personne ne le regrettera ici, en tout cas pas moi !
Frédéric Ferney, c'est bien mais un peu court… Un léger manque de souffle.
François Busnel, idem ou à peu près, pas mal malgré tout à l’écrit…
Durand : inégal, un brin prétentieux quand même !
… Il reste la meilleure d'aujourd'hui : Judith Bernard, la star d'@si, la madone des @sinautes, l'avenir de l'émission littéraire télévisée.
Ce qui me conduit à me souvenir qu'il y a un bon moment qu'elle n'a pas enregistré (depuis le 5 janvier, en fait)
Je rêve Judith ! Même si je sais qu’il est prévu de lier les émissions avec je ne sais quelle actualité... Idée qui ne me semble guère pertinente, nous en avons déjà parlé, d’ailleurs et de vive voix.
La littérature ne peut dépendre de l’actualité, et même la parution de tel ou tel livre n’est pas nécessairement le seul prétexte envisageable pour faire une émission.
Lors de la conversation évoquée plus haut j’avais suggéré une émission sur Proust, avec Nathalie Mauriac comme invitée (et d’autres passionnés de Proust), Nathalie travaille au CNRS sur Proust, elle a retrouvé dans les greniers familiaux de nombreux textes de Marcel. Elle est la fille de Claude Mauriac (fils de François) et de Marie-Claude Mante, petite-nièce de Marcel Proust…
Mais j’ai plein d’autres idées : Céline avec Frédéric Vitoux, un autre de mes copains d’enfance (tout ça, Nathalie et Frédéric c’est l’île Saint-Louis), Michel Tournier… Avec lui-même (un maître immense de la réécriture des mythes, accessoirement photographe passionné autant qu’Ingres le fût du violon) André Pieyre de Mandiargues, maître de la langue précieuse et raffinée, de l’étrange, de l’érotisme cruel et de la vitesse – ceux qui ont lu “La Motocyclette” comprendront (avec moi et un ou deux autres agrégés en Mandiargologie)…
Pour sortir des frontières : Hemingway, et là l’occasion est idéale, la tauromachie vient d’être classée au patrimoine immatériel de l’humanité… On pourrait relire “Mort dans l’Après-Midi” (Death in the Afternoon) du grand Ernest, mythique libérateur du bar du Ritz. Ou Borgès, l’aveugle génial.
Pour entrer plus encore dans mes propres passions qui ont, comme toutes les passions, vocation à l’universel un rendez-vous avec Duong Thu Huong ici une belle photo et une petite idée de la dame… Quelques titres de ses livres : Itinéraire d'enfance (1985) Histoire d'amour racontée avant l'aube (1986) Au-delà des illusions (1987) Les paradis aveugles (1988) Roman sans titre (1991), (rééd. 2010) Myosotis (1996) Terre des oublis (2005) Au Zénith (2009)
Et puis que sais-je, dans le plus total désordre temporel et géographique, Rabelais, Cervantès, Paul Eluard… Et tant d’autre qui ont écrit des merveilles des textes magnifiques qui, aujourd’hui encore, nous transportent si loin de nous-mêmes dans des univers dont nous n’avions pas idée…
Judith ! Tu m’entends toujours ? Je sais que tu manques de temps et je sais même pourquoi, mais tu peux le faire. Et puis Pivot attend toujours quelqu’un(e) pour prendre la suite avec la passion, l’humilité et la capacité à donner envie de lire.
Et pour ça il n’y a que toi. Voilà, c’est dit. Pardon pour le vaste fourre-tout qui précède, il aurait fallu beaucoup plus de temps pour mettre de l’ordre et 1.200 pages pour n’oublier personne, j’ai renoncé devant l’ampleur de la tâche. Mais on peut en reparler…
Tiens, au fait, j’ai créé 10 grilles de mots croisés (20x20) sur la littérature, chacune consacrée à un auteur qu’il faut d’abord trouver : je peux les vendre à @si (puisqu’aujourd’hui tout se vend), en version imprimable, avec un concours à celui ou à celle qui compléterait la grille en premier (scanner à l’appui). Je serai capable de produire une nouvelle grille tous les quinze jours par exemple et nous pourrions peut-être retrouver l’esprit d’émulation qui anima, autrefois, le forum d’Arrêt sur Images version télévision, avec son grand jeu d’été sous forme de cadavre exquis (qui supposait l’inclusion de photos impossible dans la version actuelle du forum)
C’est une bouteille à la mer, l’ouvrira qui veut… Judith ou Daniel peut-être ! -
Youri Llygotme
Belle contribution de DS et immense merci à Bernard Pivot pour avoir fait de mes (nos?) vendredi soir un soir de fête pendant tant d'années.
Plus que l'émission littéraire de François Busnel, je vois plutôt dans le bien corsé "Café Picouly" le continuateur de l'esprit Pivot, même si on n'y
parle pas que de livres et d'auteurs.
Pour ceux qui osent (;-)) critiquer les (trop?) nombreuses apparitions de Jean d'Ormesson: eh bien, à chaque fois,
recueillir son babil un peu précieux et un bout de sa grande culture était, pour moi du moins, un grand moment, brillant et enrichissant.
Et personne n'était dupe de son numéro de charme un peu snob, avec un goût d'autrefois, d'un passé où la culture était encore reine,
ou le mot prévalait sur le chiffre, et qui sombrera définitivement avec lui: ni le dévoreur d'images, ni Bernard Pivot,
ni bien sûr Jean d'Ormesson lui-même -
Talasrum
Pourquoi utilisez-vous comme un compliment à propos de Pivot, la "morale". La morale est judéo-chrétienne, ou pour le moins religieuse ! Les choix de Pivot étaient tout le contraire, justes & raisonnés !
Ce n'était surtout pas moral ! La télévision voulue par le Figaro se veut morale !!!!
Pivot avait conscience du service public... C'est peut-être en cela que la renationalisation de TF1 se justifierait pleinement ! Car cette TV est une délégation d'un service public qu'elle ne remplit plus !
Sur MON BLOG -
Bernard GRANDCLAUDE
Merci pour votre édito et merci à Bernard Pivot pour ce qu'il a amené à la télévision. Rien a ajouter.
Je m'empresse de le diffuser a des amis et leur propose par la meme occasion de s'abonner à @si.
Une remarque, je crois que l'illustration de l'article est une affiche de jean Michel Folon qui avait été faite pour Amnesty International
elle rappelle bien sur le générique d' "Italiques", avec son bonhomme qui marche entouré de livres qui volent. Et inévitablement on pense au générique de début et fin des émissions d'Antenne 2 de la grande époque. Souvenirs souvenirs... -
Julot Iglésias
; -
joelle lanteri
le coma télévisuel est irréversible et c'est peut être pas plus mal!!
dans un avenir tout proche les alternatives pleuvent déjà
l'image fera place à d'autres formats il faut subvertir comme vous l'avez fait avec arrêt sur image tous les supports pour que les people se perdent dans la foule!!! -
poisson
Dommage que Bernard Pivot ne soit pas devenu un homme de pouvoir à la télé, pour faire perdurer les pratiques dont il a pu bénéficier.
Je me souviens, dans la télé d'avant, il y avait aussi "Pégase" de Bernard Chabert qui est aussi parti sur le net faire un site, avant asi, en 2003, un genre de truc modèle économique et tout, unique aussi. J'ai peur de l'avion, je déteste la sensation, le bruit, la mort violente avec temps de latence de lucidité trop court ou trop long pour en faire quelque chose, mais j'aimais regarder Pégase, complètement aliénée pour essayer de ne pas la rater. -
Joseph Holec
Vous oubliez l'actuelle excellente émission "La grande librairie" sur France 5 à 20h35, les jeudis, présentée par Fransois Busnel.
MOW -
Julien Benard-Capelle
"J'en témoigne", qu'il dit, le capitaine.
Et l'INA aussi.
C'est vrai que ça ne nous rajeunit pas, tout ça, même si à cette époque j''étais plus préoccupé par ma collection de billes que par le splendide costume de Daniel chez Pivot.
Ahhhh, les années 80 ! -
Michel Pagnoux
A Laszlo.
Pardon, un oubli : je signe sous mon nom. La littérature à pseudonyme et les faux-nez, c'est pas mon truc. Pardon. -
Michel Pagnoux
A Laszlo.
Ce bon monsieur Pivot qui faisait juste ce qu'il aimait faire...touchant et par avance généreux...mais il suffit de cercles privés autour de soi pour ça, s'en complaire, des copains autour de soi pour le reconnaître. Ou, à l'inverse, le choix des amplificateurs, des plus gros et des plus influents. Pivot, oui, c'est une certaine supposée LITTERATURE qui se répand à la télé, les bouquins à l'écran et la grande écoute. Plus belle la vie des "livres". L'énorme écoute La tendresse-larme-aux-yeux qui suit la chronique de ce matin le dit d'abondance. Pas touche au bon héros. C'est l'écran qui dicte sa loi, "présentateurs" et "directeurs de programmes" associés. On dirait même complices, pour peu. Vous, Laszo, bien qu'intervenant dans un blog pour élargir votre audience, ne parvenez pas encore ou ne le souhaitez pas le faire 1h1/2 durant tous les vendredi soir, des décennies durant, sur la chaîne d'Etat. L'exigence à l'égard de Pivot ? Oui, bien entendu, exigence extrême, nécessité extrême de ne jamais laisser dévoyer la matière dont est composé son propos, surtout peut-être s'agissant de la pensée des auteurs respectables d'un pays qui se dit de culture.
La méchanceté ? Et ne pas avoir concurrencé Pivot sur son terrain. Méchant, sûrement. Je vous le laisse. Mais pourquoi croire à une alternative qui serait la reproduction de la même chose, sous le faux-nez d'un autre nom ? La télé vous l'offre. Tous les jours. Et les bouquins médiocres paraissent à n'en plus finir.
Mais votre réaction offre une bien jolie question : pourquoi ne nous a-t-on pas proposé mieux ? "Mieux" n'est pas vendeur. "Mieux" n'est pas "accessible". "Mieux" ne laisse pas de parcelles de cerveau disponibles. Mieux est l'ennemi du pouvoir, des pouvoirs.
Je retire volontiers "pensée unique", noté trop vite et connement, équivoque et usé en effet. Que je remplace par "produit calibré". Bonne bouffe ! Lisez bien, surtout, après avoir bien choisi par vous-même le livre qui vous renversera et sera le plus beau.
On lit les yeux ouverts, non ? -
charlie.lapared
Nostalgie, nostalgie, quand tu nous tiens...
J'voudrais pas dire, mais, DS, ce matin vous sonnez très "ancien combattant" ...
Rassurez-vous, ça m'arrive de plus en plus fréquemment à moi aussi, ancienne salariée de l'audiovisuel public. Je dis comme vous : c'était mieux avant ;o)).
Mais je dis aussi comme certains prédecesseurs : François Busnel paraît avoir pris la relève de Pivot.
Et je dis aussi autre chose : boycott du Grand Journal, émission piège-à-cons ;o)) -
Jean-François LAUNAY
"avant que l'horizon se rétrécisse finalement à la superficialité niaise de Denisot-Baddou. Eh oui, jeunes matinautes, il y a eu un avant Denisot-Baddou".
Pauvre Pivot dont l'éloge ne sert qu'à régler un sempiternel compte avec "Denisot-Baddou" dont leur "Grand Journal" n'a pratiquement aucun rapport avec "Apostrophes".
DS semble ignorer - il est vrai que c'est sur un petite chaîne, la 5 - [large]"La grande librairie" de François Busnel[/large], tout-à-fait dans la ligne d'Apostrophes. -
Laszlo
C'est curieux. La phrase "prétexte" à votre chronique "Je n'ai pas écrit de livres, car je ne voulais pas être en concurrence avec les auteurs que j'invitais" n'est pas celle que j'ai retenu ce matin. Je lui aurai préféré le passage ou il dit qu'il (lui) valait mieux être un bon journaliste qu'un mauvais écrivain, que justement il ne s'était pas senti longtemps de taille à faire de la concurrence.
Peut être ai-je une vision déformée du personnage, mais c'est justement cette humilité, cette réserve dont Pivot s'est souvent paré lors de ses rencontres qui font l'élégance du personnage. Bon, finalement, vous vous rattrapez bien, Daniel, votre papier est fort sympathique.
Je m'étonne maintenant des quelques commentateurs qui l'accusent d'être un instituteur raté ou chantre d'une pensée unique quelconque. Dans le premier cas, ce n'est que de l'invective dépourvue d'arguments, donc... bof.
Dans le 2e cas, la sévérité du commentaire résume la méchanceté du téléspectateur, qui développe une exigence à l'encontre de Pivot décuplée à mesure que celui-ci s'est complu à bien faire ce qu'il aimait faire. On se demande pourquoi ce commentateur ne s'est pas dépêché de lancer une émission littéraire à la hauteur de ses propres exigences.
Effectivement, d'Ormesson nous a épuisé sur le plateau de Pivot comme sur bien d'autres. Mais, quoi ? Ils devaient s'apprécier, tout simplement, et je doute que Pivot se soit fixer comme cahier des charges une fidèle représentation de l'écriture contemporaine française, équilibrée... selon quoi d'ailleurs ? La qualité rédactionnelle subjective ? Le poids de la pensée ? La contribution au patrimoine ? Le tranchant de la transgression ? Il a fait selon ses choix, personnels et discutables, voilà tout. Le reste est l'affaire de la direction des programmes de la chaîne, qui n'équilibrent pas les contenus. Et d'ailleurs s'en moquent complètement.
Pas envie de porter Pivot aux nues, pas envie de le débiner non plus.
C'est un bonhomme qui a fait à sa mesure ce que bien d'autres ne seront jamais capables de faire et nous a offert ce que personne ne nous proposait en mieux.
J'ajoute que le concept même de "pensée unique" relève à mon oreille de l'ultime populisme, manière de flatter toute opinion pourvu qu'elle soit en rupture avec son environnement. C'est d'ailleurs le terme préféré des droitiers primitifs.