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  • André-Jacques HOLBECQ 17 janvier 2012 à 08:11
    " à l'éternelle sommation schizophrène des agences: réduisez vos dépenses, et faites de la croissance ! "
    Au contraire...
    Extrait du rapport de justification de S&P dégradant la note française:
    "Il nous semble donc qu’un processus de réformes basé sur le seul pilier de l’austérité budgétaire risque d’aller à l’encontre du but recherché, à mesure que la demande intérieure diminue en écho aux inquiétudes croissantes des consommateurs en matière de sécurité de l’emploi et de pouvoir d’achat, entraînant l’érosion des recettes fiscales."

    S&P ne sont pas fous, ils savent bien que lorsque tous les pays de la zone font de l'austérité, les investisseurs ont peu de chance d'être payés!

  • d.v. 17 janvier 2012 à 07:16
    Pour un décryptage sans complaisance de Mélenchon le Petit Journal est plus performant qu'@SI. Voir la semaine passée Mélenchon dans le texte: "Moi, j'ai un problème avec les cons en général", "Faut faire un de repérage les gars que je me tape pas le seul gauchiste de la terre qui
    est dans le coin" (Le Petit Journal du 05.01.12, 6' 54'' à 7' 54'')

  • Yanne 16 janvier 2012 à 21:01
    Pour continuer à filer la métaphore, il semble que dans les deux cas, il y ait des disparus.

    Car dans cette crise, il y a tant de personnes qui ont sombré corps et bien, ou bien dans le navire, ou bien ont déjà été projetés à l'extérieur; directement à la baille.
    Ceux qui ont été virés des usines, plans sociaux obligent, et dont l'âge et les qualifications ne sont pas suffisants, les délais de versement du chômage ont expiré ou vont bientôt expirer..

    Ceux qui sont déjà à la rue, y compris qui travaillent encore, mais pas assez pour pouvoir payer un loyer.
    Ceux qui ont disparu, qu'on ne voit plus, qui ne peuvent rien faire pour qu'on les voie.

    Car c'est aussi un aspect de la crise : le chômage massif qui s'est répandu depuis la première crise de 2008, celle qui a fait exploser les prix et les possibilités de travail et rend tout difficile. Nous, classes moyennes, nous sommes encore à table, avant le grand plongeon dans l'eau glacée. Mais d'autres y sont déjà, et une bonne partie des ouvriers va sombrer, c'est une question de temps, on ne parle peut-être pas suffisamment d'eux.

  • Mathieu Zuber 16 janvier 2012 à 18:58
    Et le naufrage de nos suffrages?

    [quote= M Fillon, JDD du 15/01/12]Je vais lui faire une suggestion. Il [M Hollande] pourrait soumettre son programme électoral à Standard & Poor’s. Il serait intéressant de savoir ce qu’une agence de notation pense d’un programme dans lequel il n’y a que des augmentations de dépenses et des hausses d’impôt, et pire encore, des retours en arrière sur des décisions structurelles comme la réforme des retraites ou la politique nucléaire de la France.

    Alors voilà, ils le disent maintenant : on entre en pleine campagne électorale mais c'est les agences de notation qu'il s'agit de faire voter en premier. Bon. C'est la droite, on connaît, ils ont le mérite d'être honnêtes ce coup-ci. On fait comme lémarché y nous disent de faire.

    Ca m'intéresse, c'est vrai, de savoir ce que pensent les agences de notations de nos retraites et de nos centrales nucléaires.

    Mais le PS? La gauche quoi, ils répondent quoi à cette énormité? Que l'usage veut, qu'on demande au peuple son avis. A personne d'autre. Ca a des aspects folkloriques, certes. Et que non non, M Hollande ne soumettra pas son programme aux agences de notations, mais aux citoyens de son pays devant lesquels et au service desquels il se présente. Une réponse claire qui aurait le mérite de rappeler que dans les deux camps qui s'affrontent, il y en aurait un qui se soucierait peut-être davantage du peuple que l'autre.

    J'attends naïvement une réponse de ce genre...

    Je fulmine surtout de n'avoir trouvé aucune voix, y compris sur asi, pour relayer ce qui à mes yeux est un criant aveu du mépris de nos dirigeants pour le fonctionnement réel de la démocratie, et un désintérêt souverain du peuple face aux insultes qui lui sont faites.

  • Hurluberlu 16 janvier 2012 à 17:28
    Rappelons que dans le naufrage du Titanic et de son capitaine, la plupart de ceux qui moururent étaient en troisième classe. Les plus pauvres, donc. Les riches de la première classe (les Bettencourt, Lagardère, Dassault, Pinault, Arnault de l'époque) purent plus facilement avoir accès aux canots de sauvetage. La classe moyenne? C'est la question de cette élection.

    Sinon, j'y étais hier devant Standard's and Poor's. Je ne pourrais le faire aujourd'hui, mais j'invite les @sinautes qui le peuvent à le faire. Ou du moins @si à faire un petit reportage sur place.

  • Theoven 16 janvier 2012 à 17:18
    Jean-Marie Messier n'a t'il pas un jour déclaré qu'il se considérait comme un "soutier" du capitalisme ? Histoire de faire pleurer dans les chaudières ? Euh les chaumières ...

    Le naufrage est un évènement cyclique et régulier dans l'histoire du capitalisme, et c'est la seule manière que nos élites éclairées ont jamais trouvé pour redresser la situation : faire couler tout le monde. Sauf eux bien sur vu qu'ils ont les clés des canots de sauvetage.

  • bysonne 16 janvier 2012 à 16:16
    A réécouter l'émission de Mermet qui vient de se terminer, avec 5 des économistes atterrés, et lire leur bouquin.

  • pescud 16 janvier 2012 à 16:09
    Bonjour,
    Bien sûr,Daniel,tout ça pour le bling-bling !!! Mais il faut être gonflé extrèmement,ou complètement inconscient,pour vouloir épater les greluches qu'on se préparait à sauter,le soir même,en leur faisant entendre le bruit des oursins qu'on écrase en passant suffisemment près du bord !!!
    Très politiquement incorrect,mais tout à fait proche des réalités !!!
    Bravo,daniel,et sincères amitiés,Pierre.

  • Al Ceste 16 janvier 2012 à 13:22
    Aussi symbolique que le naufrage, le bateau lui-même et son gigantisme.

    D’une façon générale, on nous vante l’accroissement des tailles de tout (ex l’Airbus A400*) comme un progrès, genre ça met le tourisme à portée de davantage de gens.

    Ce qui est bien caché, c’est le vrai progrès, celui des sociétés fabricantes et propriétaires, celui des dividendes des actionnaires. P… cette course au toujours plus de fric, à ne pas savoir quoi en faire sinon acheter des gamelles dorées à son tar-peï, à en crever le plus riche du cimetière.

    Ce qui est bien caché c’est le sort des soutiers, de plus en plus misérable matériellement et humainement. Quand on pense que la plupart de ces exploités sont les descendants de gens qui vivaient pas plus mal que d’autres en grimpant au cocotier ou plongeant dans le lagon…

    * Qui peut parai-il être grée de façon à pouvoir accueillir 800 passagers. Le jour où ce monstre se crashera, les arbres abattus pour permettre le transport routier de ses éléments ne seront pas de trop pour les cercueils.

  • bysonne 16 janvier 2012 à 13:14
    Le parallèle est bien vu, je n'y avais pas pensé, sauf que le naufrage de l'Europe n'est pas une surprise, et que finalement tout le monde ou presque pense qu'il n'arrivera pas à son terme, puisqu'on répare la coque avec du scotch pour la énième fois. Il n'y a pas de raison que le paquebot coule..... sans voir la volonté politique de détruire l'Euro et l'Europe. Continuons à ricaner et nous mettre la tête dans le sable.

  • MORASSE 16 janvier 2012 à 12:39
    Aux dernières nouvelles (12.30), c'était pas "Moody's" qu'il fallait menacer d'andouilleries mais "S&P"... "Moody's" a eu tellement peur de la Méluche et de ses partisans qu'elle vient de maintenir le AAA de la Sarkozie... Je me marre car j'en ai marre. C'est de plus en plus difficile de faire comprendre tout ça à ma bouchère.

  • Hyperion, ermite de Grèce 16 janvier 2012 à 12:17
    [quote=D.S.]comment résister aux surimpressions ?

    Personnellement, je suis peut-être (précocement ?) vieux jeu, mais j'ai été, sinon choqué, du moins nettement mal à l'aise d'entendre à la radio ce matin la sortie de Gérard Longuet se permettant un parallèle entre François Hollande et le capitaine du paquebot naufragé.

    J'ai trouvé très contestable de réduire ainsi à du matériau à "petit phrase" un accident qui, s'il n'a pas l'ampleur tragique du cas du Titanic, a quand même causé un certain nombre de morts (au moins six, d'après ce qu'on sait à l'heure actuelle).

    Ce n'est pas pour me réjouir de retrouver le même genre de parallèles chez les éditorialistes - dont ici-même, donc -, qu'il soit appliqué à Sarkozy, au triple A, à l'euro, aux andouillettes ou que sais-je encore.

  • Germain RITAL 16 janvier 2012 à 11:57
    Critique bien ordonnée ne doit, pour le moins, pas soi-même s'oublier. En l'occurrence, outre le fait que vous continuez à vous confier à la version enragée de la crise (Lordon, Todd, Mélenchon), vous n'en réfléchissez pas ce qui vous permet de la partager: à savoir, la rente d'irresponsabilité inhérente à la situation de spectateur, commentateur, imprécateur, dispensé d'agir sur l'événement et d'y faire la preuve de sa lucidité. Alors qu'il siérait, au contraire, de s'interroger sur les présupposés de toutes les analyses de la crise qui nous empêchent d'en percevoir le sens non économi(ci)ste et la portée: éthique, avant d'être "politique".

  • Echoes 16 janvier 2012 à 11:40
    Plutôt que de moquer les 250 personnes devant S&P, mettez en avant les 6000 personnes du meeting de Mélenchon à Nantes

  • Alain Gérard 16 janvier 2012 à 11:35
    Mais parfois le capitaine est mal secondé.
    Ainsi, le vaisseau du 9:15 s'échoue sur un malencontreux "faîtes de la croissance". Dès 9 h 21, la vigie Alain Gérard alerte l'équipage de la sinistre fôte.
    Hélas, la croisière @si s'amuse et l'équipage roupille. Deux heures plus tard, l'effroyable accent circonflexe est toujours planté profond dans la coque éditoriale du capitaine.

  • Jean-François LAUNAY 16 janvier 2012 à 11:20
    "Le 21 octobre, M. Mélenchon, une quinzaine de militants et un panier d'andouillettes de l'«AAAAA» (« Association amicale des amateurs d'andouillettes authentiques ») ont fait irruption au siège de Moody's. « On était venus repérer, raconte Eric Coquerel, secrétaire national du Parti de gauche. C'était tout ouvert, sans vigile. » Une expédition héroïque a donc été décidée. Toutes les télés ont été prévenues, et, après que les militants eurent crié "A, A, A, nous ne sommes pas des andouillettes !" , M. Mélenchon a fait un discours dans le hall, où il a dit: « L'agence Moody's prétend qu'elle va surveiller le peuple français, le peuple français [Mélenchon se prend pour le"peuple"] l'informe qu'il surveille Moody's. »" Paul Klein (Charlie Hebdo :voir le "bonus") Les andouilettes étaient-elles aussi devant Standard et Poor de nous ?

    Et pendant ce temps là, l'infâme Berlusconi ricane !

  • Ektoras 16 janvier 2012 à 11:17
    Ce n'est pas un hasard si Godard y avait tourné son dernier film

  • LPR 16 janvier 2012 à 11:00
    Bonjour
    Quelques questions a propos de la baisse de notation de la France par S&P dont je ne vois trace nulle part dans les medias :

    1. Lorsqu'une agence de notation change une note, elle l'annonce le vendredi soir apres la fermeture de NY pour qu'il n'y ait pas de panique et que les traders reflechissent pendant un week end entier.
    Mais, dans le meme temps l'agence previens toujours le gouvernement concerne un jour a l'avance pour qu'ils puissent se preparer a l'annonce de la nouvelle note.
    Or vendredi dernier, l'AFP a sorti l'annonce le matin ! ce qui implique que seule une personne du gouvernement Sarkozy a pu donner cette nouvelle au risque de totalement affoler les marches. Qui ? Pourquoi ?

    2. Cette baisse de la note de la France est une consequence directe des mesures prises par Sarkozy ces derniers mois, a savoir la politique de rigueur mise en place qui est non seulement pour S&P inefficace, mais selon le communique, dangereuse car un frein a la croissance.
    Or, seule consequence de cette annonce : le gouvernement veut pousser encore plus loin ces mesures de rigueur ! Est-ce que Sarko veut faire baisser la note jusqu'au simple "A" avant de rendre les clefs ??

    3. Dans le meme temps, le gouvernement n'est pas tellement inquiet que ca : La conservation de la notation AAA de la France qui etait il y a encore quelques mois une "priorite absolue" devient "pas si grave" : Evidement : vu la nombre de pays qui ont vu leur note baisser ca veut dire que lorsque l France emprunte, les taux d'interet sont plus eleves, mais dnas le meme temps, lorsque les banques francaises pretent aux nombreux autres pays dont la note a baisser, ces banques francaises recoivent beaucoup plus en taux d'interet

  • asinus erectus 16 janvier 2012 à 10:20
    "La coque n'en finit pas de se déchirer sur le récif, centimètre par centimètre, tandis que l'équipage multiplie les consignes incohérentes, ébloui par le phare des naufrageurs de Standard and Poor's."


    Bravo Capitaine !

  • Al Ceste 16 janvier 2012 à 10:08
    //En face, de Hollande à Sarkozy, en passant par Bayrou, rien d'autre qu'une soumission plus ou moins aveugle à la tenaille infernale, à l'éternelle sommation schizophrène des agences: réduisez vos dépenses, et faîtes de la croissance !//

    Ce « réduisez vos dépenses, et faîtes de la croissance » (DS, faites), c’est un avatar de « les licenciements d’aujourd’hui seront les emplois de demain.

    Autre fait à charge symbolique : le chacun pour soi de nombre de passagers, bien en rapport avec notre époque d’individualisme. On a suffisamment moqué l’esprit soixante-huitard pour que je ne rappelle pas l’activité militant de solidarité sur des conflits locaux (fermier chassé de sa ferme, employés sous-traités etc) qui a suivi pendant quelques années.

    Noter au passage la circonstance aggravante qu’a constitué l’emploi par les milliardaires de Costa de personnel de toutes origines sous-payés, incapables de s’exprimer en anglais et de participer à la sécurité*. Bah oui, la seule compétence qu’on leur demande est la servilité…

    * Si on ajoute que parler de sécurité aux passagers et au personnel serait faire passer le nuage de la réalité sur une croisière de rêve. Be happy, les gens, et payez !

    ...

    //La société affirme toutefois que le commandant – entré en son sein en 2002 comme responsable de la sécurité et promu commandant en 2006 –, avait suivi toutes les formations continues adéquates, ainsi que les membres d’équipage et même les passagers, soumis à un exercice d’évacuation dans les 24 heures qui suivent l’embarquement.// (Souce APF) : Costa ouvre en grand son parapluie, non, son chapiteau.


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