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  • Tiphaine 15 septembre 2010 à 00:03
    Bon, j'arrive un peu tard, surtout si Alain Korkos est sur le départ, mais moi l'affiche de "Tournée" m'évoque immédiatement une célèbre photo de Marilyn :
    http://static.actustar.com/img/photos/big/10265-a_fond_les_formes.jpg

    ou bien là, pour plus de netteté...
    http://marilynmonroe.canalblog.com/albums/marilyn_calendrier/m-mmcal022.jpg

    mais également, elle me rappelle l'image utilisée en couverture de cet ouvrage consacré à l'érotisme "picassien" :
    http://www.bief.org/fichiers/livre/96/185396/couv.gif
    http://www.bief.org/Livres/Livre.aspx?opeId=3179&livId=185396

    Valà...

    Edit : Ah oui, la photo originale de Marilyn est signée Tom Kelly et date de 1949.

  • alain-b 14 août 2010 à 11:30
    Quoi ? Onze heures trente et toujours pas de kro ?
    Depuis le temps qu'on attend c'est pas cool ;o)

  • sgd (bientôt disponible ) 11 août 2010 à 19:56
    Rondeau

    Votre beau thé, moins rare que vos yeux,
    Votre thé vert, fleuri, délicieux,
    Qui vaut quasi dix mille francs la livre,
    Moins que la fleur de vos yeux il enivre
    Et fait rêver qu'on s'en va dans les cieux.

    J'ai bu les deux aromes précieux ;
    Et jusqu'au jour dans mon lit soucieux
    Il m'a sonné des fanfares de cuivre,
    Votre beau thé.

    Je vous voyais passer parmi les Dieux,
    Dans un grand char aux flamboyants essieux ;
    Et sous la roue en or, n'osant vous suivre,
    J'ai mis mon front, et j'ai cessé de vivre
    En bénissant, écrasé mais joyeux,
    Votre beauté.

    Jean RICHEPIN (1849-1926)

  • sgd (bientôt disponible ) 7 août 2010 à 19:50
    François Scalion de VIRBLUNEAU

    Gentil tertre élevé sur la blanche poitrine,
    Tétin bien arrondi, je sais bien, sur, ma foi,
    Que tu as bien raison de te plaindre de moi,
    Qui n'ai onc contemplé ta blancheur ivoirine !

    Tétin, chevet d'amour, dont la rondeur poupine
    Éveille l'appétit d'un doux je ne sais quoi,
    Permets sans te cacher qu'en m'approchant de toi,
    Je goûte le plaisir de ta grâce divine.

    Portant envie à l'oeil et à la bouche aussi,
    Tu ne dois te cacher dessous ton voile ainsi,
    De peur que ton ami secrètement te touche.

    Pource découvre-nous tes louables trésors,
    Ouvre-les, affété, et tu seras alors
    Ainsi favorisé que l'oeil et que la bouche.

  • MORASSE 1 août 2010 à 22:52
    Pour la rondeur, vu mon état, je m'en tiens au Gruau(d) Larose (de Saint-Julien-Beychevelle)... Et bonnes vacances, cher Monsieur Alain.

  • Alain Korkos 31 juillet 2010 à 21:23
    Point de monnaie ou de Paris-Plage (sujet que j'ai d'ailleurs évoqué l'année dernière, voir par là), non.
    Si j'avais fait une kro, ça aurait été sur "les Roms et les gens du voyage", comme on dit de nos jours.
    En prenant pour point de départ un JT de France 24 (par ici) ou des photos de Paul Szajner pour l'AFP, on en trouve plein ces jours-ci, celle-ci par exemple.

    À part ça, M'sieur Guyot, faudrait voir à être plus aimable et surtout plus poli avec vos congénères.

  • Alain Korkos 31 juillet 2010 à 07:36

    PETIT JEU POUR LES DÉSŒUVRÉS


    Puisqu'il n'y a plus grand-monde sur ce faux-rhum, voici un petit jeu pour les désœuvrés passant à l'entour :

    sur quel sujet aurais-je pondu une kronik, si je n'avais pas été (soi-disant) en vacances ?

    Petite aide : e cherchez pas une photo ou un reportage télé précis, plusieurs peuvent faire l'affaire.

  • sgd (bientôt disponible ) 29 juillet 2010 à 22:44
    Beauté des femmes, leur faiblesse, et ces mains pâles
    Qui font souvent le bien et peuvent tout le mal,
    Et ces yeux, où plus rien ne reste d’animal
    Que juste assez pour dire : « assez » aux fureurs mâles !

    Et toujours, maternelle endormeuse des râles,
    Même quand elle ment, cette voix ! Matinal
    Appel, ou chant bien doux à vêpre, ou frais signal,
    Ou beau sanglot qui va mourir au pli des châles !…

    Hommes durs ! Vie atroce et laide d’ici-bas !
    Ah ! que du moins, loin des baisers et des combats,
    Quelque chose demeure un peu sur la montagne,

    Quelque chose du cœur enfantin et subtil,
    Bonté, respect ! Car, qu’est-ce qui nous accompagne,
    Et vraiment, quand la mort viendra, que reste-t-il ?

    Paul Verlaine, Sagesse (1881)

  • Irfan 27 juillet 2010 à 18:08
    Je n'ai pas particulièrement envie de lire tous les commentaires, donc peut-être ce lien a-t-il déjà été signalé, mais je me permets de porter à votre connaissance l'émission Concordance des Temps du samedi 24 juillet précisément consacrée à la maigreur et la grosseur. Elle permet de prendre plus de hauteur sur la question, il me semble.
    Au risque de paraître grossier, avant cette émission je pensais comme ce qui transparait de l'article, que les femmes ont d'abord été appréciées fluettes avec du ventre, puis grasses, puis de nouveau fluettes, puis de nouveau bien portantes (bourgeoises), puis maigres (aujourd'hui). L'avantage et la faiblesse de cet article est qu'il ne se concentre absolument que sur les images, notamment la peinture d'art, et bien sûr peinture religieuse pendant longtemps - puis la peinture publicitaire. Ce sont des genres particuliers, qui ne reflètent pas nécessairement une société. Enfin je pense que l'auteur en a conscience, mais dans ce cas le titre est mal choisi. Et quand on demande "Lesquelles sont les plus proches de la réalité, de notre monde quotidien ? L'image de la femme dans l'art est-elle seulement fidèle à la réalité ? " ... hé bien on ne peut pas se limiter à l'étude de l'image !

    Dans cette émission, Georges Vigarello rompt intelligemment l'opposition grosseur/maigreur et introduisant simplement la minceur, pour un triptyque plus équilibré, voire l'embonpoint, pour un quadriptyque malin. Au fond, la maigreur a toujours fait peur et l'obésité a toujours été critiquée.
    Il introduit aussi un autre élément intéressant sur le dessin : contrairement aux mannequins, du moins sans les retouches, le modèle est inhumain, et donc les premières femmes très minces voire maigres mais élégantes proposées comme modèles sont... dessinées.


    ps : deux petites déceptions : que l'article ne traite que des femmes (les hommes sont uniquement les artistes) et qu'il n'y ait pas L'origine du monde :D.

  • Aline Marchetto 26 juillet 2010 à 09:59
    Bof de tout temps les hommes ont varié dans le domaine des canons de la beauté des femmes : aujourd'hui dans le monde occidental du moins c'est le mondèle TWIGGY l'anorexique qui est mis en avant.

    mais les hommes des cavernes eux préféraient les plus que rondes "appellées Vénus" ! Elles étaient quasiment déifiées car elles sont représentées dans le monde entier à la même époque. Voir là :

    []Beautés ancestrales du paléolithique fr.wikipedia.org/wiki/Venus_de_Willendorf.htlm

    ou encore aujourd'hui : des peuples n'aiment pas du tout les femmes maigres :

    La véritable beauté des femmes mauritaniennes www.yabiladi.com/.../mauritanie-belle-comme-chameau.70-2868070-2869139.htlml.

    ou bien:

    Mode chez les peuples en Afrique www.viveslesrondes.com/?p=948

    Voilà pour les rondes il faut essayer d'arrêter de voir les femmes "maigres "comme LE canon de la Beauté car c'est artificiel et ne rends pas

    hommage à nos compagnes que certains voudraient "parfaites en tout " et ce en dépit de la réalité physiologique et sociale actuelle.

    Bien à vous Messieurs et mesdames !

  • sgd (bientôt disponible ) 24 juillet 2010 à 12:20
    Le paradis
    I Des buissons lumineux fusaient comme des gerbes ;
    Mille insectes, tels des prismes, vibraient dans l'air ;
    Le vent jouait avec l'ombre des lilas clairs,
    Sur le tissu des eaux et les nappes de l'herbe.
    Un lion se couchait sous des branches en fleurs ;
    Le daim flexible errait là-bas, près des panthères ;
    Et les paons déployaient des faisceaux de lueurs
    Parmi les phlox en feu et les lys de lumière.
    Dieu seul régnait sur terre et seul régnait aux cieux.
    Adam vivait captif en des chaînes divines ;
    Eve écoutait le chant menu des sources fines,
    Le sourire du monde habitait ses beaux yeux ;
    Un archange tranquille et pur veillait sur elle
    Et, chaque soir, quand se dardaient, là-haut, les ors,
    Pour que la nuit fût douce au repos de son corps,
    L'archange endormait Eve au creux de sa grande aile.


    Avec de la rosée au vallon de ses seins,
    Eve se réveillait, candidement, dans l'aube ;
    Et l'archange séchait aux clartés de sa robe
    Les longs cheveux dont Eve avait empli sa main.
    L'ombre se déliait de l'étreinte des roses
    Qui sommeillaient encore et s'inclinaient là-bas ;
    Et le couple montait vers les apothéoses
    Que le jardin sacré dressait devant ses pas.
    Comme hier, comme toujours, les bêtes familières
    Avec le frais soleil dormaient sur les gazons ;
    Les insectes brillaient à la pointe des pierres
    Et les paons lumineux rouaient aux horizons ;
    Les tigres clairs, auprès des fleurs simples et douces,
    Sans les blesser jamais, posaient leurs mufles roux ;
    Et les bonds des chevreuils, dans l'herbe et sur la mousse,
    S'entremêlaient sous le regard des lions doux ;
    Rien n'avait dérangé les splendeurs de la veille.
    C'était le même rythme unique et glorieux,
    Le même ordre lucide et la même merveille
    Et la même présence immuable de Dieu.


    II Pourtant, après des ans et puis des ans, un jour,
    Eve sentit son âme impatiente et lasse
    D'être à jamais la fleur sans sève et sans amour
    D'un torride bonheur, monotone et tenace ;
    Aux cieux planait encor l'orageuse menace
    Quand le désir lui vint d'en éprouver l'éclair.
    Un large et doux frisson glissa dès lors sur elle
    Et, pour le ressentir jusqu'au fond de sa chair,
    Eve, contre son coeur, serrait ses deux mains frêles.
    L'archange, avec angoisse, interrogeait, la nuit,
    Le brusque et violent réveil de la dormeuse
    Et les gestes épars de son étrange ennui,
    Mais Eve demeurait close et silencieuse.
    Il consultait en vain les fleurs et les oiseaux
    Qui vivaient avec elle au bord des sources nues,
    Et le miroir fidèle et souterrain des eaux
    D'où peut-être sourdait sa pensée inconnue.
    Un soir qu'il se penchait, avec des doigts pieux,
    Doucement, lentement, pour lui fermer les yeux,
    Eve bondit soudain hors de son aile immense.
    Oh ! l'heureuse, subite et féconde démence,
    Que l'ange, avec son coeur trop pur, ne comprit pas.
    Elle était loin qu'il lui tendait encor les bras
    Tandis qu'elle levait déjà son corps sans voiles
    Eperdument, là-bas, vers des brasiers d'étoiles.


    Adam la vit ainsi et tout son coeur trembla.

    Jadis, quand, au soir descendant, ses courses
    De marcheur solitaire erraient par là,
    Joueuse, il l'avait vue au bord des sources
    Vouloir en ses deux mains saisir
    Les bulles d'eau fugaces
    Que les sables du fond lançaient vers la surface ;
    Il l'avait vue encore ardente au seul plaisir
    De ployer vers le sol, avec des doigts agiles,
    Les brins d'herbe légers
    Et d'y regarder luire et tout à coup bouger
    Les insectes fragiles ;
    Eve n'était alors qu'un bel enfant distrait
    Quand lui, l'homme, cherchait déjà quel-que autre vie
    Non asservie,
    Là-bas, au loin, parmi les monts et les forêts.


    Eve voulait aimer, Adam voulait connaître ;
    Et de la voir ainsi, vers l'ombre et la splendeur
    Tendue, il devina soudain quel nouvel être
    Eve, à son tour, sentait naître et battre en son coeur.

    Il s'approcha, ardent et gauche, avec la crainte
    D'effaroucher ces yeux dans leur songe perdus ;
    Des grappes de parfums tombaient des térébinthes
    Et le sol était chaud de parfums répandus.

    Il hésitait et s'attardait quand la belle Eve,
    Avec un geste fier, s'empara de ses mains,
    Les baisa longuement, lentement, comme en rêve,
    Et doucement glissa leur douceur sur ses seins.

    Jusqu'au fond de sa chair s'étendit leur brûlure.
    Sa bouche avait trouvé la bouche où s'embraser
    Et ses doigts épandaient sa grande chevelure
    Sur la nombreuse ardeur de leurs premiers baisers.

    Ils s'étaient tous les deux couchés près des fontaines
    Où comme seuls témoins ne luisaient que leurs yeux.
    Adam sentait sa force inconnue et soudaine
    Croître, sous un émoi brusque et délicieux.

    Le corps d'Eve cachait de profondes retraites
    Douces comme la mousse au vent tiède du jour
    Et les gazons foulés et les gerbes défaites
    Se laissaient écraser sous leur mouvant amour.

    Et quand le spasme enfin sauta de leur poitrine
    Et les retint broyés entre leurs bras raidis,
    Toute la grande nuit amoureuse et féline
    Fit plus douce sa brise au coeur du paradis.

    Soudain
    Un nuage d'abord lointain,
    Mais dont se déchaînait le tournoyant vertige
    Au point de n'être plus que terreur et prodige,
    Bondit de l'horizon au travers de la nuit.
    Adam releva Eve et serra contre lui
    Le pâle et doux effroi de sa chair frissonnante.
    Le nuage approchait, livide et sulfureux,
    Il était débordant de menaces tonnantes
    Et tout à coup, au ras du sol, devant leurs yeux,
    A l'endroit même où les herbes sauvages
    Etaient chaudes encor
    D'avoir été la couche où s'aimèrent leurs corps,
    Toute la rage
    Du formidable et ténébreux nuage
    Mordit.

    Et dans l'ombre la voix du Seigneur s'entendit.
    Des feux sortaient des fleurs et des buissons nocturnes ;
    Au détour des sentiers profonds et taciturnes,
    L'épée entre leurs mains, les anges flamboyaient ;
    On entendait rugir des lions vers les astres ;
    Des cris d'aigle hélaient la mort et ses désastres ;
    Tous les palmiers géants, au bord des lacs, ployaient
    Sous le même vent dur de colère et de haine,
    Qui s'acharnait sur Eve et sur Adam, là-bas,
    Et dans l'immense nuit précipitait leurs pas
    Vers les mondes nouveaux de la ferveur humaine.

    L'ordre divin et primitif n'existait plus.
    Tout un autre univers se dégageait de l'ombre
    Où des rythmes nouveaux encore irrésolus
    Entremêlaient leur force et leurs ondes sans nombre.
    Vous les sentiez courir en vous, grands bois vermeils,
    Tumultueux de vent ou calmes de rosée,
    Et toi, montagne, et vous, neiges cristallisées
    Là-haut en des palais de gel et de soleil,
    Et toi, sol bienveillant aux fruits, aux fleurs, aux graines,
    Et toi, clarté chantante et douce des fontaines,
    Et vous, minéraux froids, subtils et ténébreux,
    Et vous, astres mêlés au tournoiement des cieux,
    Et toi, fleuve jeté aux flots océaniques,
    Et toi, le temps, et vous, l'espace et l'infini,
    Et vous enfin, cerveaux d'Eve et d'Adam, unis
    Pour la vie innombrable et pour la mort unique.

    L'homme sentit bientôt comme un multiple aimant
    Solliciter sa force et la mêler aux choses ;
    Il devinait les buts, il soupçonnait les causes
    Et les mots s'exaltaient sur ses lèvres d'amant ;
    Soir coeur naïf, sans le vouloir, aima la terre
    Et l'eau obéissante et l'arbre autoritaire
    Et les feux jaillissants des cailloux fracassés.
    Les fruits tentaient sa bouche avec leurs ors placides
    Et les raisins broyés des grappes translucides
    Illuminaient sa soif avant de l'apaiser.
    Et la chasse et la lutte et les bêtes hurlantes
    Eveillèrent l'adresse endormie en ses mains,
    Et l'orgueil le dota de forces violentes
    Pour que lui-même, un jour, bâtît seul son destin.

    Et la femme, plus belle encor depuis que l'homme
    Avait ému sa chair du frisson merveilleux,
    Vivait dans les bois d'or baignés d'aube et d'aromes
    Avec tout l'avenir dans les pleurs de ses yeux.
    C'est en elle que s'éveilla la première âme
    Faite de force douce et de trouble inconnu,
    A l'heure où tout son coeur se répandait en flammes
    Sur le germe d'enfant que serrait son flanc nu.
    Le soir, lorsque le jour dans la gloire s'achève
    Et que luisent les pieds des troncs dans les forêts,
    Elle étendait son corps déjà plein de son rêve
    Sur les pentes des rocs que le couchant dorait ;
    Ses beaux seins soulevés faisaient deux ombres rondes
    Sur sa peau frémissante et claire ainsi que l'eau,
    Et le soleil, frôlant toute sa chair féconde,
    Semblait mûrir ainsi tout le monde nouveau.
    Elle songeait, vaillante et grave, ardente et lente,
    Au sort humain multiplié par son amour,
    A la volonté belle, énorme et violente
    Qui dompterait la terre et ses forces un jour.
    Vous lui apparaissiez, vous, les douleurs sacrées,
    Et vous, les désespoirs, et vous, les maux profonds,
    Et d'avance la grande Eve transfigurée
    Prit vos mains en ses mains et vous baisa le front ;
    Mais vous aussi, grandeur, folie, audace humaines,
    Vous exaltiez son coeur pour en chasser le deuil
    Et vos transports naissants et vos ardeurs soudaines
    Lui prédirent quels bonds soulèverait l'orgueil ;
    Elle espérait en vous, recherches et pensées,
    Acharnement de vivre et de vouloir le mieux
    Dans la peine vaillante et la joie angoissée,
    Si bien que, s'en allant un soir sous le ciel bleu,
    Libre et belle, par un chemin de mousses vertes,
    Elle aperçut le seuil du paradis, là-bas :
    L'ange était accueillant, la porte était ouverte ;
    Mais, détournant la tête, elle n'y rentra pas.

  • Stéphane Grégoire 23 juillet 2010 à 22:55
    C'est étonnant que dans la peinture "Adam et Ève par Hans Memling, vers 1485", ils aient tout deux un nombril comme quoi le peintre ne croyait pas à ce qu'il peignait :)

  • punaiz 23 juillet 2010 à 15:30
    Non, non, euh, désolé de briser la dynamique, mais il m'avais semblé avoir intercalé -avant qu'obliv' ne réponde, attention, loin de moi la volonté d'interférer dans vos béatitudes croisées- un chti post ou je suggérais à Oblivion de tirer un honteu profit de la situation émotionnelle où elle vous avait placé...

    Mais j'ai du confondre le bouton "Envoyer" avec le "Annuler".

    [sub]Ca doit être le soleil. C'est ça. C'est sûrement le soleil. Pis j'ai les doigts un peu carrés aujourd'hui...[/sub]

  • Alain Korkos 22 juillet 2010 à 17:45

    ODE À OBLIVION
    (À l'attention des égarés qui passeraient sur ce faux-rhum)


    Gente dame,

    En ce lieu vous recommandâtes, à un intervenant par trop scrupuleux d'exactitude morphologique,
    la lecture de la lettre de Jean Fautrier à Jean Paulhan intitulée Sur la virtuosité.
    Votre serviteur ne connaissait point cette auguste prose. Aussi la commanda-t-il,
    l'attendit-il, la reçut-il et la lut-il avec délice.
    Ces quelques lignes, brèves et bien senties, ont la faculté de clore avec légèreté moult débats.

    Aussi, grâce vous soit rendue, gente dame, pour avoir divulgué à cette docte assemblée
    l'existence de cet indispensable quoique discret opuscule.

    AK

  • sleepless 21 juillet 2010 à 17:53
    Haaa, Gruau, merci m'sieur K.
    (j'sais pu où ni quand on en avait parlé, pis j'ai la flemme de chercher...)

  • LPR 21 juillet 2010 à 17:10
    Bonjour Alain,
    je ne sais pas si tu prends des vacances cet ete, mais un truc qui pourrait etre marrant et dans l'actualite de l'ete ( soleil mer, mais aussi parlant d'une femme de ministre ou d'une femme ayant une des plus grandes fortunes de France ), ca serait de faire une chronique sur les pecheuses avec, pourquoi pas un paralelle pecheuse / pecheresse ...

    Il y a plein d'exemples :

    >< ici, par exemple ><

    >< ou encore ici ><

    Mais je suis sur que tu as pleins d'autres bons exemples

    et sinon,
    bonnes vacances

  • sgd (bientôt disponible ) 20 juillet 2010 à 22:50
    Tout beau corps, toute belle image
    Sont grossiers auprès du visage
    Que Philis a reçu des cieux,
    Sa bouche, son ris et ses yeux
    Mettent tous les coeurs au pillage.

    Sa gorge est un divin ouvrage,
    Rien n'est si droit que son corsage,
    En fin elle a, pour dire mieux,
    Tout beau.

    Parmy tout, ce qui plus m'engage,
    C'est un certain petit passage,
    Qui vermeil et delicieux,
    Mais ce secret est pour les Dieux ;
    Ma plume, changez de langage,
    Tout beau.

    Vincent VOITURE (1597-1648)

  • SylvN 16 juillet 2010 à 17:37
    Bizour,

    J'ai lu le forum en diagonale express alors chais pas si quelqu'un a trouvé la même ressemblance entre cette affiche:

    L'illusionniste

    et celle de Tournée...

    Bon, une histoire de police et pas grand chose d'autre pour celle que j'ai trouvée en ligne , mais dans une boutique près de mon taf y en a une autre version, et là c'est plus évident!


    Et sinon, dans le genre atypique avec plein de morceaux de femme dedans et dehors, let me introduce you:

    Beth Ditto, callypige leadeuse et chanteuse de Gossip!
    ( Et si vous regardez bien la batteuse, c'est encore une autre façon d'être une femme dont certains pourraient s'inspirer!)

  • beyondtheeyes 14 juillet 2010 à 18:37
    Bonnes vacances et merci de la qualité de cette chronique ! Comme d'hab...

  • sgd (bientôt disponible ) 14 juillet 2010 à 00:19
    Rondeau : A Églé

    Entre les plis de votre robe close
    On entrevoit le contour d'un sein rose,
    Des bras hardis, un beau corps potelé,
    Suave, et dans la neige modelé,
    Mais dont, hélas ! un avare dispose.

    Un vieux sceptique à la bile morose
    Médit de vous et blasphème, et suppose
    Qu'à la nature un peu d'art s'est mêlé
    Entre les plis.

    Moi, qu'éblouit votre fraîcheur éclose,
    Je ne crois pas à la métamorphose.
    Non, tout est vrai ; mon coeur ensorcelé
    N'en doute pas, blanche et rieuse Églé,
    Quand mon regard, comme un oiseau, se pose
    Entre les plis.

    Théodore de BANVILLE


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