Voyage dans les musiques de films, deuxième époque

Rafik Djoumi - - Fictions - Culture blockbusters - 350 commentaires

Depuis les années 60, chemins de traverse et fantômes de la vieillle Europe

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Résumé de l’épisode précédent: d’abord cantonnée au rôle d’accompagnatrice, la musique pour films devient partie intégrante de la narration du cinéma hollywoodien, sous l’influence de plusieurs compositeurs européens, dont trois grands noms nés en Autriche-Hongrie (Steiner, Korngold, Rozsa). Le "son" plus spécifiquement américain peine à se faire une place. Après trente ans de règne, quasiment sans partage, les oreilles du jeune public finissent par se lasser de cette domination de la vieille Europe.

L’Amérique de la fin des années soixante, celle que nous associons aujourd’hui au Flower Power, à Woodstock ou aux Easy Riders, n’existe pas aux yeux des grands patrons de studio de l’époque. Ces derniers continuent à produire inlassablement des comédies conjugales de Doris Day, des musicals hors de prix (La Kermesse de l’Ouest et ses cow-boys chantants, Hello Dolly et sa marieuse du XIXème siècle) ou des films de guerre héroïques alors que la rue chante Peace and Love. En à peine quelques mois et une poignée de gouffres financiers, cet Hollywood de l’âge d’or fait faillite. Les grands patrons historiques prennen...

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