Tout le monde déteste l'algorithme

Thibault Prévost - - Clic gauche - 20 commentaires

En 2026, le mouvement de contestation contre l'IA, les centres de données et le projet mortifère de la Silicon Valley devient (enfin) mainstream, dans les Suds globaux mais désormais aussi en Occident. Avant la présidentielle, la gauche doit se saisir de l'enjeu technocritique.

Nous sommes en juillet 2026, en l'an 4 après ChatGPT, et tout le monde déteste l'intelligence artificielle. Partout, dans tous les secteurs du corps social, les gens en ont marre de l'IA, cette soi-disant "révolution technologique" qui salit et dégrade tout ce qu'elle touche. Partout, le délire transhumaniste de la Silicon Valley est mis en pièces, déchiqueté par une population qui lui oppose l'expérience concrète et quotidienne de la violence techno-fasciste. L'atlas des contestations clignote sans s'arrêter. Aux États-Unis, l'épicentre du coup d'État techno-fasciste, la population déteste l'IA. En juin, selon le Pew Research Center, seuls 16 % des personnes interrogées estimaient que ces systèmes auraient un impact positif sur les so...

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