Woerth : "où sont les affaires ?" (Guaino)

Gilles Klein - - 0 commentaires

"Où sont les « affaires »? Il y a des révélations sur des fautes de comportement, sur des abus et des dérives inacceptables. Il y a des insinuations, des rumeurs, mais où sont les affaires? Où sont les délits supposés? Où sont les faits établissant l’existence de malversations?" demande Henri Guaino, conseiller à l'Elysée dans une interview au Parisien.

"La seule question qui se pose dans un Etat de droit, c’est de savoir si oui ou non Eric Woerth, lorsqu’il était ministre du Budget, a commis un acte qu’il n’aurait pas dû commettre, si oui ou non il a couvert des fraudes. Or, force est de constater que dans l’avalanche quotidienne des rumeurs, des ragots et des soi-disant révélations qui concernent la vie d’Eric Woerth, rien, absolument rien ne vient étayer la thèse d’un tel manquement. (...) dans quelle démocratie serions-nous si, désormais, les remaniements ministériels étaient décidés par les médias"

"Sur la TV "
Que les patrons de l’audiovisuel public assument une politique audiovisuelle déterminée par le gouvernement comme les magistrats du parquet assument une politique pénale, quoi de plus normal dans une démocratie et dans une république? Le problème, c’est la liberté de l’information. Il me semble que l’esprit d’indépendance des journalistes du service public est assez fort pour qu’il ne se pose pas"

Sur Guillon "J’ai ouvert ma radio, c’était le lendemain du crash de l’avion du président polonais et j’ai entendu M. Guillon raconter : « J’ai fait un rêve : Nicolas Sarkozy était dans l’avion. » Et pendant plusieurs minutes, il a exprimé la joie que lui avait procurée ce rêve. Ça vous fait rire vous? Moi pas.Cela dit, l’Elysée n’a donné aucune consigne, le président n’a rien demandé."

Sur une éventuelle intervention de l'Elysée dans la reprise du Monde (Sarkozy a reçu Fottorino qui a confirmé cette rencontre) : "Choisir entre le patron du « Nouvel Observateur », qui se situe à gauche, et le financier de Mme Royal n’aurait pas eu beaucoup d’intérêt. Vous ne trouvez pas? Et puis, qui pourrait penser que les journalistes du « Monde » pourraient se laisser influencer ?"


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