Wendy Olibrice, percuté par la gendarmerie en Guadeloupe : l’indifférence médiatique
Matteo Trabelsi - - (In)visibilités - 7 commentairesSeize secondes au JT de France 2, sans son nom, glissées dans une brève sur la vie chère
Wendy Olibrice, 23 ans, est dans le coma depuis qu'un véhicule de gendarmerie l'a percuté, dans la nuit du 20 au 21 octobre à Basse-Terre, en Guadeloupe. Sa famille accuse également les gendarmes de l'avoir frappé après le choc. Le JT de 20 h de France 2 lui a consacré seize secondes sans le nommer, et "Le Monde" a attendu la réponse du ministre de l'Intérieur à l'Assemblée pour publier une dépêche AFP qui écorche son nom.
À la famille de Wendy Olibrice, on a d'abord annoncé qu'il avait été incarcéré. Sa tante, Liza Ravalière, appelle alors un à un les services de police et de gendarmerie de l'archipel, sans retrouver sa trace : "J'ai appelé toutes les brigades, il n'était nulle part"
, raconte-t-elle à Guadeloupe La 1ère, la chaîne locale du service public. Quand elle finit par apprendre qu'il est hospitalisé, la version qu'on lui transmet est des plus légères : "Ils l'ont pris en chasse et ils l'ont effleuré. C'est l'information qu'on a eue."
Effleuré, donc : le jeune homme de 23 ans, originaire du quartier de Petit-Paris, percuté par un véhicule de gendarmerie dans la nuit du 20 au 21 octobre, a dû être opéré puis placé dans un coma artificiel, avec des bles...