Washington Post : "comme une chaîne de TV" (Libé)

Gilles Klein - - 0 commentaires

Pour Marcus Brauchli, le patron de la rédaction du Washington Post (l'un des deux plus célèbres quotidiens américains, avec le New York Times) le travail dans un journal ressemble désormais à celui d'une chaîne de télévision, avec un flux d'information proposé à des moments-clés de la journée sur différents supports. Il détaille sa vision dans Libération.

"La première réunion de la journée est à 8heures du matin, la dernière, douze ou treize heures plus tard. Nos journées ressemblent désormais un peu à celles des chaînes de télévision, explique Marcus Brauchli. Nous programmons notre flot d’informations en fonction du moment où le public vient à nous. Nous savons que nos lecteurs lisent le journal imprimé le matin, et en fin de journée. De même pour les tablettes électroniques, qui sont surtout lues le matin et en fin de journée. Mais nos lecteurs nous consultent aussi sur leurs téléphones portables tout le temps. Et notre site internet a un pic de lecture en milieu de la journée. Ainsi, nous venons d’introduire une vidéo de cinquante-neuf secondes, mise en ligne tous les jours vers midi, pour résumer l’actualité à l’heure du déjeuner. Nous travaillons aussi à une vidéo pour les téléphones portables, pour accompagner les gens qui sortent manger. Nous cherchons en permanence à maximiser le nombre de lecteurs qui accèdent à nos produits"

Pour l'instant l'accès site du Washington Post reste totalement gratuit, contrairement à celui du New York Times, qui limite l'accès gratuit à dix articles par mois, le reste étant payant. Autre choix assumé, le Washington Post ne couvre pas lui-même toute l'actualité, conscient qu'Internet est là. "Faire tout pour tout le monde, c’est une recette pour le désastre. Le quotidien de référence c’est Internet, où on trouve tout", conclut Brauchli.

Dans un deuxième article, Libération note que les ventes papier du Washington Post ont baissé de 6%, descendant à 516000 exemplaires l'an dernier. "Pour la cinquième fois depuis 2003, le WaPo propose donc un plan de départs volontaires à certains de ses journalistes. Selon le médiateur du journal, Patrick Pexton, entre 33 et 48 journalistes sont invités à partir, sur un total de près de 600."

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