Viol : la police mise en cause (presse indienne)

Gilles Klein - - 0 commentaires

Un policier est mort après avoir été blessé lors des manifestations provoquées par le viol collectif d'une étudiante, à New Delhi. D'autre part, la police est accusée d'avoir tenté d'influencer le témoignage de la victime et d'avoir, selon la presse indienne, employé une force excessive contre les manifestants.

La tension persiste à New Delhi où les forces anti-émeutes continuent de surveiller le centre-ville après les importantes manifestations qui ont suivi le viol collectif d'une jeune femme de vingt-trois ans. L'opinion et les médias accusent la police de ne pas prendre les viols au sérieux, tandis que la chef du gouvernement de New Delhi, Sheila Dikshit, l'accuse d'avoir tenté d'influencer la victime qui fut agressée par six hommes et frappée à coup de barre de fer. Les suspects ont été arrêtés, l'un d'eux aurait reconnu les faits. Lors de l'interrogatoire, les policiers auraient "intimidé" la jeune fille, grièvement blessée, et lui auraient imposé de répondre à un questionnaire qui contredisait son récit.

"La police a essayé de minimiser l'affaire écrit Dikshit, en colère, à Shindle", titre DNA qui fait allusion à une lettre de Dikshit au ministre de l'Intérieur, Sushilkumar Shinde. Le quotidien souligne que la police a sévèrement réprimé les manifestations et signale, par ailleurs, qu'un policier âgé de quarante-sept ans est mort hier matin d'un arrêt cardiaque sans que l'on sache s'il avait reçu des coups portés par des manifestants lors des incidents de dimanche, une manifestante a été accusée de lui avoir jeté une pierre.

"Maintenant, la police de Delhi polémique avec la chef du gouvernement concernant une minimisation du témoignage de la jeune fille
", écrit le Times of India en ajoutant que Neeraj Kumar, le chef de la police dément formellement ces accusations.

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