Vidéo anti-avortement au lycée : professeur révoqué

Gilles Klein - - 0 commentaires

"Je viens d’apprendre ma révocation par le Ministre de l’Education nationale, Luc Chatel. Cette décision fait suite à mon lynchage par les médias étatiques", écrit dans un communiqué Philippe Isnard, professeur d'histoire-géographie dans un lycée de Manosque. Il avait projeté un film anti-avortement devant des élèves.

En octobre, cet enseignant avait projeté une vidéo et diffusé des tracts anti-avortement à des élèves de deux classes de seconde, dans le cadre de ses cours d'éducation civique, juridique et sociale. Une vidéo que l'on peut visionner sur internet, accolée d'un message d'avertissement: "Des images très crues mettant en scène les différentes techniques d'avortements. Une vidéo quasi insoutenable."


Le quotidien La Provencerappelle les faits:

Le 16 novembre, les parents avaient adressé un courrier au recteur et à l'inspecteur d'académie dans lequel ils leur demandent de prendre toutes les mesures nécessaires "pour mettre fin au plus tôt à cette situation et pour rétablir les conditionsd'un enseignement public de qualité, véritablement laïc, et respectueux des enfants".

"En octobre, cet enseignant avait projeté une vidéo et diffusé des tracts anti-avortement à des élèves de deux classes de seconde, dans le cadre de ses cours d'éducation civique, juridique et sociale. Une vidéo que l'on peut visionner sur internet, accolée d'un message d'avertissement: «Des images très crues mettant en scène les différentes techniques d'avortements. Une vidéo quasi insoutenable.»"

"Le 16 novembre, les parents avaient adressé un courrier au recteur et à l'inspecteur d'académie dans lequel ils leur demandent de prendre toutes les mesures nécessaires «pour mettre fin au plus tôt à cette situation et pour rétablir les conditions d'un enseignement public de qualité, véritablement laïc, et respectueux des enfants»."

Le 24 novembre dernier, La Provenceracontait que la projection avait choqué certains élèves : "«Au début, on est resté tétanisé», lance un jeune homme. «C'était écoeurant», dit une jeune fille, indiquant qu'une amie est sortie de classe parce qu'elle avait envie de vomir. Les autres font allusion au film d'épouvante sanguinolant Saw. "



Le communiqué d'Isnard est diffusé, ce dimanche, sur plusieurs sites acquis à sa cause, comme Chrétienté.info et ProVie France. Il s'y prend sans ménagement à ses adversaires, et ne cache pas ses convictions contre ce qu'il qualifie de "culture de mort" : "Deux professeurs extrémistes, partisans de l’organisation Prochoix, m’ont dénoncé à cette officine de culture de mort. (...) Pour sauver son dogme de l’avortement, l’Etat est prêt à briser la vie d’un homme et de sa famille…. Mais est-ce si étonnant dans un Etat prêt à massacrer 200 000 innocents chaque année? (...) Tous les régimes totalitaires s’effondrent un jour car ils sont fondés sur l’intolérance et le mensonge, comme France 3 interviewant des élèves que je n’ai jamais eu en classe !"

Dans un premier temps, Isnard avait été suspendu pour quatre mois. Voici comment il commentait la situation, en s'adressant aux participants de la Marche pour la vie 2011 à Paris, place de l'Opéra, dimanche 23 janvier.

"Un professeur pédophile avait été condamné à 3 mois de suspension, moins que moi, avait-il déclaré. Pour l'état français, pour l'Education nationale, violer un enfant est moins grave que de parler de l'avortement, que critiquer l'avortement, voilà les gens qui nous gouvernent, le rectorat mène cette procédure de façon stalinienne"



"Pire que le crime ! La contestation de l'avortement", s'indignait hier le quotidien d'extrême-droite Présent sur deux colonnes, à gauche de la Une:

"Philippe Isnard a été révoqué de son poste de professeur titulaire pour avoir organisé, en classe de seconde, un débat sur la loi Veil, et montré des images de «produits» d’avortement. La décision est tombée jeudi. Elle marque un pas terrible dans la progression de la dictature de la culture de mort."

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