Un surveillant de lycée licencié pour des vidéos grinçantes

Gilles Klein - - 0 commentaires


Un surveillant de lycée licencié à cause du contenu des vidéos qu'il diffuse sur des sites de partage comme Dailymotion, racontent Le Midi Libre et Le Parisien/Aujourd'hui en France.


"Incitation à la haine et à la violence à partir de documents vidéo en ligne sur Internet incompatibles avec l'exercice d'une fonction éducative au sein d'un établissement public local d'enseignement" ce serait le motif du licenciement de ce surveillant du lycée Albert-Camus de Nîmes.

Un scène montrant un personnage avec un fusil-mitrailleur, une kalachnikov, fatigué du bruit pendant la Feria de Nîmes aurait retenu l'attention de l'administration du lycée.

Parisien/Aujourd'hui en France 23 février 2009picto




L'article
du Midi Libre du dimanche 8 février 2009, était encore plus précis :

"Plein écran, il brandit un bâton une « dynamite », puis sa « vieille copine », sa « kalachnikov ». Enfin, il revêt une cagoule noire et lance : « Je vais faire le silence (...) je vais aller vider quelques chargeurs. » Il sort alors du champ pour aller tirer sur la foule en liesse de la feria, depuis la fenêtre de son appartement : on entend des rafales et des cris... Montage sonore, provocation, humour trash, ce film amateur de quelques minutes était encore récemment visible sur Dailymotion, le célèbre site de partage de vidéos. Il est l'oeuvre d'un Nîmois, Julien Combe, 32 ans, qui, filmé par sa webcam, met en scène sa détestation de la feria, en tout cas des nuisances de la grande fête populaire pour les habitants du centre-ville auxquels elle s'impose. (...) Cette vidéo et d'autres de son cru où, le plus souvent, à coup de montages d'images d'actualité, il revendique ses idées anarchistes, pro révolutionnaires ou encore son antisionisme (en prenant cependant la précaution de dire qu'il n'est pas antisémite) n'ont pas été du tout du goût du proviseur de l'établissement. "


La vidéo retrouvée par @si, est en effet plus que grincante et on imagine les réactions qu'elle aurait entraîné aux Etats-Unis, où ce genre de faits divers ne relève pas de la plaisanterie. On y voit le surveillant expliquer sa lassitude du tapage nocturne des "beaufs" et de la "masse qui s'amuse" "Ma vie est un enfer, et aujourd'hui j'ai donc décidé d'agir". Il manipule de la "dynamite" puis charge sa "vieille copine Kalachnikov", avant de mettre une cagoule pour "faire le silence".

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