Un journal, m'sieurs-dames ?
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Et les journaux redécouvrent la vente à la criée.
Le Syndicat de la presse quotidienne nationale, qui regroupe
les quotidiens payants, vient d'annoncer qu'il allait lancer des vendeurs de
journaux, les bras chargés de 14 titres différents, dans les couloirs de 11
stations de métro parisiennes.
"A chaque fois qu'on les interroge, les gens nous
disent : «J'aimerais bien lire la presse mais je n'arrive pas à la
trouver», a expliqué à l'AFP Denis Bouchez, directeur du SPQN. Il
faut se placer sur le chemin des gens, ne pas les obliger à faire 100 mètres de
détour par rapport à leur trajet quotidien. Les gratuits l'ont parfaitement
compris." Le président de 20 Minutes France, Pierre-Jean Bozo, s'est d'ailleurs
récemment dit prêt à proposer son système de distribution à ses confrères payants.
La vente à la criée est déjà testée depuis le printemps dans
une dizaine de gares SNCF. D'après les premières indications, chaque vendeur a
écoulé au minimum 100 exemplaires chaque jour, soit 5% des ventes réalisées
dans ces gares.
Les quotidiens sont confrontés à la pénurie de marchands de journaux (un
pour 2000 habitants en France, contre un pour 800 en Allemagne), à la hausse
des tarifs postaux, et fragilisés par l'érosion des ventes. Ils tentent donc d'étendre
le "portage" des journaux à domicile, utilisé depuis des lustres par
la presse régionale : "Le journal livré par La Poste à 11 heures est
aujourd'hui un concept mort. Il doit être à 7 heures chez les gens." En
France, seulement 10% des titres de la presse nationale sont portés, alors que
c'est le cas de 94% des quotidiens au Japon et de 74% aux Etats-Unis.