TV Iran : un étudiant critique en direct (presse italienne)

Gilles Klein - - 0 commentaires

Un étudiant a osé critiquer en public, lors d'un échange diffusé en direct à la télévision le 28 octobre, l'ayatollah Khamenei, chef suprême de l'Iran dont le poste est au-dessus de celui du président de la République. Le site anglophone Mowjcamp évoque l'interruption de la diffusion qui a suivi son intervention et une rumeur d'arrestation de cet étudiant en mathématiques de l'université de technologie Sharif.



"La diplomatie européenne s'inquiète pour un étudiant anti-Khamenei" titre le Corriere della Sera de ce lundi 2 novembre qui consacre une page à cette affaire. Le deuxième article est une analyse : "Les mathématiciens ? Des adversaires du dogme et des dissidents potentiels".

La Stampa (ci-dessous, à droite) s'est aussi intéressée, dimanche 1er novembre au "jeune qui attaque Khamenei : pourquoi ne peut-on pas critiquer ?"



« Notre télévision d'Etat montre-t-elle une image bien réelle et fidèle au monde et à notre pays ou bien est-ce une image mensongère et caricaturale ? Notre télévision d'Etat est-elle vraiment sincère et juste ? Bien que mes propos aient une consonance interrogative, ce ne sont pas vraiment des questions mais plutôt des affirmations et vous savez très bien de quoi je parle... La télévision travaille sous votre contrôle et c'est vous seul qui nommez son président." dit, entre autres, Mahmoud Vahidnia qui aurait parlé pendant 20 minutes, selon le blog de Delphine Minoui (Le Figaro) : "Ali Khamenei prend la parole, en disant d'abord que, lui aussi, n'est pas toujours d'accord avec la télévision et que même s'il en choisit le directeur, la télévision ne fait pas tout ce qu'il lui demande." Une séquence reprise par la BBC sur son service en iranien (farsi) mais sans traduction.


Service en farsi de la BBC









L'étudiant a démenti avoir été arrêté dans une déclaration à une agence iranienne reprise dans un journal réformiste iranien paru dimanche 1 er novembre cité par un blog du Los Angeles Times, ce même 1 er novembre.

Un élément supplémentaire pour notre dossier Iran: tumultes et opacité

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