TGV : le mea culpa de Michel Onfray

Gilles Klein - - 0 commentaires

Le philosophe Michel Onfray revient dans Libération sur la chronique accusatrice qu'il avait publié le 26 novembre dans Siné Hebdo contre les supposés saboteurs du TGV.

Onfray écrivait : "Anarchistes, les saboteurs de TGV à la petite semaine ? Curieux qualificatif pour des rigolos qui servent surtout le dogme sécuritaire." Le blog Jura Libertaire remarquait alors ironiquement à propos de cette tribune : "Sabotage à Siné hebdo : Philippe Val rédige la tribune de Michel Onfray"

La chronique d'Onfray dans Siné Hebdo picto


Aujourd'hui, alors que la culpabilité des personnes interpellées est moins évidente qu'à l'époque, Onfray corrige le tir et s'excuse dans un article publié dans Libération.

"Lorsque la presse a rapporté l’arrestation des présumés responsables des actes de sabotage des lignes TGV, la présomption d’innocence fonctionnait, certes, mais la présentation des faits par les médias, relayant à chaud, faute de mieux, la version policière, ne semblait faire aucun doute: il s’agissait là des personnes qui posaient les fameux fers à béton sur les caténaires. Informé par cette seule source, dont la une de Libération, qui titrait «L’ultragauche déraille», j’ai rédigé mon billet hebdomadaire dans Siné Hebdo en déplorant les actes de sabotages, qui ne profitaient pas au peuple, mais qui, bien plutôt, le pénalisaient." explique Michel Onfray qui conclut: "devant un dossier vide et une totale absence de preuves, que peut le journalisme pour ne pas se déjuger plus que de raison ? En appeler au débat et aux dossiers – plus tard… J’y contribue d’autant plus volontiers que, dans Siné Hebdo, j’ai moi-même donné le change en emboîtant le pas aux journalistes d’en face !"

pictoLibération du mardi 3 octobre 2008

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